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Furioso. Suivi de Aux mains liées
Bortnikov Dmitri ; Civico Alexandre
EDITIONS MF
12,00 €
Épuisé
EAN :9782915794267
Qui a fait ça? Qui? Il faut pas donner un enfant mort-né à sa mère. Il fallait pas. Non. Tout le monde le sait. Mettre un enfant mort-né dans les bras de sa mère... Il fallait pas. Tout le monde le sait. Il faut pas que la mère prenne son fils mort-né dans ses bras. Mettre son fils mort-né sur son ventre. Non. Tout le monde le sait. Tous. Qui avait eu cette idée?! Qui? Un truc pareil. C'est pire que tout. Il y a pas pire que ça. Poser le reposer sur le ventre vivant de sa mère. Comme s'il était vivant. Comme si tout était vivant. On a fait un mauvais rêve. Oui. La mort a plaisanté. Un poisson d'avril sur le ventre de la mère. La mort... Elle a imité la jeune mère et. Le ventre devient une tombe. Biographie de l'auteur Dmitri BORTNIKOV. Né en Russie en 1968. Il a commencé des études de médecine qu'il a dû arrêter pour faire son service militaire. Il a été tour à tour cuisinier, aide-soignant, professeur de danse. Il vit en France depuis 1999. Ses premières nouvelles ont paru dans l'édition russe de Playboy. Son premier roman Le syndrome de Fritz a été censuré par son éditeur. Certains passages ont été considérés comme "trop noirs pour être imprimés sur du papier blanc". Il est l'auteur de trois livres. Furioso est son premier texte écrit en français.
Paris, rue des Thermopyles. Dans un squat d'émigrés, sur le lit défait d'une pièce glacée, un homme écrit à même son drap. Il convoque fébrilement sa mémoire pour recréer sa terre d'origine: la Russie. Cette invocation passe d'abord par le regard du jeune garçon sur une campagne dure, crue, intemporelle, faite de fantasmes et de déchirures. L'enfant obèse, protégé par son arrière-grand-mère aveugle, choisit la posture du bouffon pour affronter sa famille déjantée: un grand-père éternellement soûl, conteur hilare de fables morbides; un père qui le hait et qu'il cherchera à étouffer de toute sa graisse lors d'une bagarre... C'est ensuite l'épreuve de l'armée, au fin fond de l'Arctique, un nouveau corps né des frustrations et de l'angoisse, et la découverte brutale d'un monde exclusivement masculin. C'est aussi une langue, âpre, dense, charnelle, où la dérision et l'humour s'unissent au désespoir, et dont les images saisissantes emmènent le lecteur sur les bords d'un gouffre. Un voyage intérieur, dont le sulfureux louri Mamleev écrit, dans la préface à l'édition russe, qu'il fait pénétrer dans le secret de l'âme humaine - et, tout à la fois, dans la cruauté et la beauté du monde.
Résumé : Au nord de la Russie, au bord de la mer Blanche, Maria, une jeune infirme, née au lendemain de la Révolution, apprend à survivre. Au fil des années, ballotée de région en région, elle s'illustre par son courage. Après la perte de ses êtres chers, elle se retrouve à Léningrad dont elle affronte le blocus par les forces nazies avec abnégation. En charge de douze orphelins, elle mettra tout en oeuvre pour les protéger jusqu'à se sacrifier pour les sauver de la famine et de la mort. Dimitri Bortnikov nous livre ici un roman magistral, où la trace de l'intime rejoint celle de la grande Histoire.
Au nord de la Russie, au bord de la mer Blanche, Maria, une jeune infirme, née au lendemain de la Révolution, apprend à survivre. Au fil des années, ballotée de région en région, elle s'illustre par son courage. Après la perte de ses êtres chers, elle se retrouve à Léningrad dont elle affronte le blocus par les forces nazies avec abnégation. En charge de douze orphelins, elle mettra tout en oeuvre pour les protéger jusqu'à se sacrifier pour les sauver de la famine et de la mort.Dimitri Bortnikov nous livre ici un roman magistral, où la trace de l'intime rejoint celle de la grande Histoire.4e de couverture : Au nord de la Russie, au bord de la mer Blanche, Maria, une jeune infirme, née au lendemain de la Révolution, apprend à survivre. Au fil des années, ballotée de région en région, elle s'illustre par son courage. Après la perte de ses êtres chers, elle se retrouve à Léningrad dont elle affronte le blocus par les forces nazies avec abnégation. En charge de douze orphelins, elle mettra tout en oeuvre pour les protéger jusqu'à se sacrifier pour les sauver de la famine et de la mort.Dimitri Bortnikov nous livre ici un roman magistral, où la trace de l'intime rejoint celle de la grande Histoire.
Résumé : Troisième et dernier roman écrit en russe de Dmitri Bortnikov, Purgatoire narre une enfance âpre et solitaire au sud-est de la Russie européenne, dans la campagne de Samara des années 1980. Le jeune narrateur grandit entre deux ensorceleuses complices : une grande soeur abusive et une mère distante, elle-même ensorcelée par la Volga. Trois parties composent ce récit, qui sont trois moments de l'existence du narrateur : son enfance à la campagne, puis son adolescence à la ville, le temps d'études au lycée technique, enfin son retour au village, marqué par le basculement brutal d'une époque dans une autre. Ces trois parties ont la mort pour ligne directrice : morts humaines ou animales, qui culminent dans la disparition de la mère du héros, devenue folle après la noyade de sa fille. Entre ces épisodes, coule la vie quotidienne, faite de moments qui sont autant de visions hallucinées : les extravagances de l'oncle, le fantôme d'un père absent, une expédition chez les Tsiganes de l'autre côté du fleuve... Si la tonalité est noire, on rit cependant beaucoup ; on rêve aussi, intensément, emportés par la puissance d'évocation de Dmitri Bortnikov, qui fait de chaque situation une "expérience limite" .
La Manadologie est un roman d'aventure. Sur le mode d'une science-fiction spéculative qui remet en jeu des textes de philosophie classique, deux personnages (un humain dancartésien et un Streck) parcourent le monde physique et métaphysique à bord d'une navette spatiale de troisième génération. Chassés par les autorités du métaroyaume du coin de galaxie où ils étudiaient leur première manade, ils prennent le large en spatio-clandestins et découvrent des univers problématiques empruntés à Borges, Spinoza et Leibniz. La mesure, le langage, le performatif et la fiction sont au coeur de leurs aventures manadologiques effrénées. Au cours desquelles ils découvriront les gestes essentiels de la vie dans l'espace : comment replier une manade, comment boire ses hrön à la paille, comment parler dans un langage fluide sans y perdre son latin, comment mesurer le monde sans le découper. Si d'aventure, le lecteur passé par tous les périls de cette réactivation narrative elle-même performative, était amené à (r)ouvrir la vraie Monadologie et à la (re)lire en se disant, comme Gilles Deleuze, qu'il n'y a pas de meilleur auteur de science-fiction que Leibniz, le Streck en bleuirait d'aise.
L'ouvrage se propose de montrer le sens qu'il y a à s'orienter, en politique, par affinités, tout en distinguant la logique affinitaire d'une logique identitaire et clanique discriminante, et en questionnant son rapport à la prise en compte de la coexistence non choisie des êtres humains, avec la pluralité de leurs préférences et de leurs genres de vie. Il propose la thèse suivante : c'est paradoxalement l'orientation affinitaire, sensible, consciemment partiale, plus qu'une prétention à s'orienter d'après des raisons, qui est la plus à même de faire une place à la coexistence de la multiplicité, parce qu'elle reconnaît l'absence de principe et donc l'illégitimité de toute prétention à l'uniformisation du monde. Cette problématique conduit à poser la question de la place de la raison dans le domaine politique, à penser le rapport entre pensée logique et sensibilité politique. Par là, c'est aussi une éthique des choix politiques qui est esquissée.
L'histoire ? C'est celle d'un garçon qui est amoureux de sa mère. Il l'aime et la désire comme un amant. A vingt ans, il est renversé par une voiture et ne peut plus faire usage de ses bras ni de ses jambes. En fauteuil dans sa chambre, il enregistre alors des "gandes", des fichiers audio sur lesquels il confie à sa mère, sa "Moune", sa "Mouny" ou sa "Moon", comme il l'appelle alternativement, cet amour pour elle, cet "Omène" qu'il lui porte.
Louis revoit, vingt ans après, un visage de femme croisé dans l'enfance, et comprend trop tard qu'il a manqué son destin. Il écrit l'histoire de cette rencontre, et nomme la femme Cendre. Il le fait avec détachement, comme déjà mort, dans un style froid. Car si les faits sont extraordinaires, il ne les comprend qu'au fil de la narration, et le dessin complet, celui de sa vie, ne se forme qu'au fil des pages, toujours trop tard.