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Purgatoire
Bortnikov Dmitri ; Bouvard Julie
NOIR BLANC
22,50 €
Épuisé
EAN :9782882507143
Troisième et dernier roman écrit en russe de Dmitri Bortnikov, Purgatoire narre une enfance âpre et solitaire au sud-est de la Russie européenne, dans la campagne de Samara des années 1980. Le jeune narrateur grandit entre deux ensorceleuses complices : une grande soeur abusive et une mère distante, elle-même ensorcelée par la Volga. Trois parties composent ce récit, qui sont trois moments de l'existence du narrateur : son enfance à la campagne, puis son adolescence à la ville, le temps d'études au lycée technique, enfin son retour au village, marqué par le basculement brutal d'une époque dans une autre. Ces trois parties ont la mort pour ligne directrice : morts humaines ou animales, qui culminent dans la disparition de la mère du héros, devenue folle après la noyade de sa fille. Entre ces épisodes, coule la vie quotidienne, faite de moments qui sont autant de visions hallucinées : les extravagances de l'oncle, le fantôme d'un père absent, une expédition chez les Tsiganes de l'autre côté du fleuve... Si la tonalité est noire, on rit cependant beaucoup ; on rêve aussi, intensément, emportés par la puissance d'évocation de Dmitri Bortnikov, qui fait de chaque situation une "expérience limite" .
Paris, rue des Thermopyles. Dans un squat d'émigrés, sur le lit défait d'une pièce glacée, un homme écrit à même son drap. Il convoque fébrilement sa mémoire pour recréer sa terre d'origine: la Russie. Cette invocation passe d'abord par le regard du jeune garçon sur une campagne dure, crue, intemporelle, faite de fantasmes et de déchirures. L'enfant obèse, protégé par son arrière-grand-mère aveugle, choisit la posture du bouffon pour affronter sa famille déjantée: un grand-père éternellement soûl, conteur hilare de fables morbides; un père qui le hait et qu'il cherchera à étouffer de toute sa graisse lors d'une bagarre... C'est ensuite l'épreuve de l'armée, au fin fond de l'Arctique, un nouveau corps né des frustrations et de l'angoisse, et la découverte brutale d'un monde exclusivement masculin. C'est aussi une langue, âpre, dense, charnelle, où la dérision et l'humour s'unissent au désespoir, et dont les images saisissantes emmènent le lecteur sur les bords d'un gouffre. Un voyage intérieur, dont le sulfureux louri Mamleev écrit, dans la préface à l'édition russe, qu'il fait pénétrer dans le secret de l'âme humaine - et, tout à la fois, dans la cruauté et la beauté du monde.
Dans une petite ville perdue comme une porcherie au milieu de la steppe d'une Russie à la fois imaginaire et terriblement ancrée dans la fange du réel, un garçon cherche à exister, immergé dans sa graisse, face au monde malsain des adultes incapables de le comprendre. Ce souvenir d'une enfance douloureuse et solitaire, extravagante aussi, est celui d'un ancien légionnaire enfermé entre les quatre murs d'une prison, peut-être d'un hôpital psychiatrique. Fresque étonnante dans laquelle se mêlent voyous et médecins admirables, dont la mère du narrateur, anciens détenus décérébrés ou chanteurs de psaumes, et d'où émergent des figures fantasques, comme le grand-père, ou pathétiques, comme le père. Face à cette impossibilité d'être, dans la boue et les ordures du quotidien, le garçon est fasciné par la beauté de la mort, par ces vieilles acariâtres qui se succèdent dans la tombe, par le jeu à la mort qui va jusqu'au bord du suicide. Comment manifester son humanité dans cet univers morbide? Peu à peu, grâce à la richesse de son monde intérieur, le narrateur trouve son chemin vers la vie. Avec ce premier roman traduit en français, écrit dans un style incisif, l'auteur apparaît comme l'un des écrivains les plus originaux de la jeune génération russe.
Qui a fait ça? Qui? Il faut pas donner un enfant mort-né à sa mère. Il fallait pas. Non. Tout le monde le sait. Mettre un enfant mort-né dans les bras de sa mère... Il fallait pas. Tout le monde le sait. Il faut pas que la mère prenne son fils mort-né dans ses bras. Mettre son fils mort-né sur son ventre. Non. Tout le monde le sait. Tous. Qui avait eu cette idée?! Qui? Un truc pareil. C'est pire que tout. Il y a pas pire que ça. Poser le reposer sur le ventre vivant de sa mère. Comme s'il était vivant. Comme si tout était vivant. On a fait un mauvais rêve. Oui. La mort a plaisanté. Un poisson d'avril sur le ventre de la mère. La mort... Elle a imité la jeune mère et. Le ventre devient une tombe. Biographie de l'auteur Dmitri BORTNIKOV. Né en Russie en 1968. Il a commencé des études de médecine qu'il a dû arrêter pour faire son service militaire. Il a été tour à tour cuisinier, aide-soignant, professeur de danse. Il vit en France depuis 1999. Ses premières nouvelles ont paru dans l'édition russe de Playboy. Son premier roman Le syndrome de Fritz a été censuré par son éditeur. Certains passages ont été considérés comme "trop noirs pour être imprimés sur du papier blanc". Il est l'auteur de trois livres. Furioso est son premier texte écrit en français.
Résumé : Peu de livres ont aussi vivement ému la société russe à leur parution que ces Notes d'un médecin (1900) de Vikenti Veressaïev, auteur d'une vingtaine de récits et de nouvelles. La raison en est le caractère du texte, littéraire en même temps que naturaliste, mais aussi la charge critique de l'auteur envers sa profession et la société en général. Comparables aux Mémoires d'un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov, ami et admirateur de leur auteur, ces Notes d'un médecin nous plongent dans la société russe de la fin du XIXe siècle, avec toute sa misère, ses préjugés sociaux et ses drames individuels et collectifs, décrits avec un tel art littéraire qu'elles seront saluées par les plus grands écrivains de l'époque, à l'exemple de Tchekhov.
Résumé : De 1952 à sa disparition en 1977, Charlie Chaplin vit avec sa famille au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse). Dès son installation sur les bords du lac Léman, le génie du 7e art choisit comme photographe personnel un jeune homme arrivé de Paris quatre ans plus tôt : Yves Debraine. Leur collaboration perdurera jusque dans les années 1970. Le photographe est chargé de réaliser les cartes de voeux des Chaplin, mises en scène dans des situations à chaque fois différentes par le grand cinéaste. Mais aussi de documenter les fêtes de famille, les réceptions, la vie de famille, les remises de prix, les visites en Suisse, le maître au travail sur ses derniers films et l'écriture de ses mémoires. Pour la première fois réunies dans un livre, ces photographies montrent un Chaplin apaisé, toujours créatif, à l'abri du tumulte du monde derrière les hautes frondaisons du manoir de Ban. Discret observateur de l'intimité de Charlie Chaplin, de sa femme Oona et de leurs enfants, Yves Debraine donne la pleine mesure de son talent, alors reconnu par les plus grands magazines internationaux, dont Life aux Etats-Unis. Chaplin personal propose une sélection des archives Chaplin d'Yves Debraine, dont un bon nombre d'images inédites. Il accueille également un texte inédit du photographe, où il témoigne de son expérience à la fois professionnelle et humaine au manoir de Ban. Le livre comporte une introduction et une biographie du reporter-photographe par son fils Luc Debraine, directeur du Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey (Suisse). Un témoignage de l'un des enfants de Charlie Chaplin est aussi attendu.
Résumé : Fanny a 17 ans quand ses parents meurent dans un accident de voiture. Elle décide de rester dans la maison familiale, à la campagne, isolée de tous, sans voisins, sans famille, sans amis proches. Fanny a les élans et la fougue de la jeunesse, mais cette ébullition est sous un couvercle de chagrin. En lutte entre deux forces contradictoires, la rage de vivre et le deuil, avec une imagination d'une richesse inouïe, Fanny reprend vie en nourrissant son esprit de lectures, son coeur d'amour, son corps de plaisirs charnels. Pour la première fois traduit en français, Rune Christiansen a la poésie et le sens de l'observation des grands sensibles. Fanny et le mystère de la forêt en deuil est un conte nordique résolument moderne qui joue avec la fable et le mystérieux. " Je lis Rune Christiansen depuis plusieurs années, sa poésie visuelle, presque cinématographique, me parle beaucoup, et les atmosphères qu'elle convoque, ou qui s'éveillent en moi, sont une forme de constante dans ma vie, elles font partie des choses que je vois toujours, qui me font ressentir, mais auxquelles je ne réfléchis jamais. " Karl Ove Knausgård
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Résumé : En 2012, La Terre est l'oreille de l'ours s'offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L'île où les hommes implorent s'attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d'une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D'où son sous-titre : " Chronique d'un désastre amorcé ". Mû par une inquiétude que chaque mois s'emploie à confirmer, l'auteur n'en ressent que plus fort l'urgence d'explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s'étiole ? ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, l'île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l'ancien Parisien a choisi de s'établir. De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d'un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver, les prouesses d'une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l'exploration du Pacifique. Il s'initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d'un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au coeur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l'écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay. D'une telle démarche " tous azimuts " résulte l'irrésistible goût d'observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l'être encore.