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Chansonniers de Lima. Le Vals et la chanson Criolla (1900-1936), avec 1 CD audio
Borras Gérard
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753508668
Le vals criollo péruvien est aujourd'hui identifié à de grands artistes qui lui ont donné au milieu du XXe siècle une renommée internationale. Les mélodies et les paroles de Fina estampa, La flor de la canela de Chabuca Gronda par exemple ont fait le tour du monde et ont été reprises par de nombreux artistes. Dans un contexte de migration massive des habitants des Andes vers la côte et la capitale en particulier, ce boom des années 50 installe le vals comme l'expression incontournable de l'identité criolla liménienne. Mais il a un autre effet, il rend beaucoup plus opaque la connaissance et la compréhension de ce que fut dans les premières décennies du XXe siècle le vals dons le quotidien de la " Cité des Rois ". La recherche présentée dans cet ouvrage propose une nouvelle lecture de cette époque dite de la Guardia Vieja en mettant en évidence les relations étroites entre le vals et les habitants de la ville. En utilisant toute une série d'objets musicaux, l'auteur reconstruit ici une mémoire distante. Les disques 78 tours, les partitions, les bandes de pianola redonnent vie à des mélodies et des chansons aujourd'hui oubliées. Mais ce sont sans aucun doute les chansonniers, ces recueils circulant dans les milieux populaires, qui permettent de mieux comprendre l'importance du vals dans la société liménienne. Toutes les semaines, pendant près de quarante ans, des quantités de chansons la plupart du temps anonymes chantent comme ailleurs l'amour, ses bonheurs et ses tourments. Mais elles mettent aussi en récit les crises sociales et politique les mutations urbaines et technologiques, l'importance de la corrida, les attaques des bandits de grand chemin, les duels entre malfrats. Autant de sujets qui font du vals un outil exceptionnel permettant de proposer une histoire " au ras du sol " des secteurs populaires de la capitale péruvienne.
Quel est le rôle des collections dans la conservation des archives (imprimées et sonores) et la préservation des objets musicaux dans le moment actuel où la numérisation et le partage de l'information jouent un rôle primordial ? Quelles sont les principales difficultés suscitées par la nature des objets numérisés et leurs fonctions dans un contexte social où les attentes de patrimonialisation sont si sensibles ? Les espaces impliqués (Europe-Amérique latine) permettent de répondre par l'observation des pratiques de collecte, d'enregistrement, de conservation mises en oeuvre par différentes institutions en France, en Allemagne, en Espagne, en Amérique latine et ainsi de mieux voir comment ces pratiques interagissent entre elles à l'ère de la numérisation. Avec le soutien de l'UR CELLAM de l'université Rennes 2 et de l'Institutibéro-américain de Berlin
Résumé : Cet ouvrage aborde différentes modalités d'accompagner les familles confrontées à une situation de crise. Les articles qui le composent explorent la figure de parents biologiques ou sociaux, de familles monoparentales, isolées, en contexte migratoire, de familles élargies, recomposées, soudées ou en proie au conflit, hautement vulnérables, ayant recours à une intervention de leur plein gré ou malgré eux. Les épreuves dont il est question sont souvent fracassantes et se manifestent toujours par effraction ; elles sont imprévisibles, certaines sont irréversibles, exigent une réorganisation familiale pour permettre un nouveau départ. La métaphore des "grains de sable" est en filigrane de plusieurs contributions, petits pour la société mais capables d'en gripper les rouages, démesurés pour la famille. Les acteurs de l'accompagnement sont les parents eux-mêmes, leurs proches, des professionnels ou des bénévoles des secteurs socioculturels, de la santé et de l'éducation, mais aussi, indirectement, les décideurs qui leur accordent ou non des moyens et pour lesquels sont formulées des recommandations. Au-delà des manques, les ressources de chacun sont à repérer et à valoriser pour qu'adviennent la reconstruction et l'élaboration d'un nouveau cheminement.
J'ai tenu à parler de la paroisse et de la famille au pluriel pour mettre en avant qu'aussi bien l'institution paroissiale que l'institution familiale traversent le temps selon une diversité de figures et de modèles. C'est vrai pour la réalité paroissiale. C'est tout aussi vrai pour la famille qui ne se laisse pas enfermer dans un moment historique ni figer dans un modèle sociologique. Je songe en particulier au modèle de la bonne famille chrétienne, digne et nombreuse née au 19e siècle pour laquelle l'instauration par Pie XI de la fête de la Sainte Famille devait, dans le paradoxe de sa singularité, encourager les familles catholiques à tenir bon dans la foi à travers les bouleversements sociaux et culturels. J'ai donc choisi de parler au pluriel en offrant une pastorale des couples et des familles sensible à la diversité de la parentalité vécue aujourd'hui : familles biparentales, monoparentales, voire homoparentales, dans leur version composée, décomposée et recomposée selon les itinéraires de vie, les choix des individus, les destinées des couples et les vicissitudes de leur existence. La pluralité des configurations familiales est un fait dont il faut prendre acte, en vertu du principe de réalité. Elle ne peut se laisser résorber par la valorisation d'une configuration, fut-ce celle de la bonne famille chrétienne, digne et nombreuse. L'Eglise et, concrètement sur le terrain, les paroisses doivent se tenir ouvertes et accueillantes à toutes les familles, pour accompagner ce qui s'y vit. Cette exigence est d'autant plus marquée que les figures familiales, passées et présentes, n'échappent pas à la provocation de la mémoire évangélique. Qui est ma mère ? dit Jésus, qui sont mes frères ? (Mc 3,33). "
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.