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La vaisselle des évêques
Borgeaud Georges
GALLIMARD
14,25 €
Épuisé
EAN :9782070208395
Sur la rive suisse du Léman, au temps de la Réforme, un évêque a dû fuir son château pour échapper à la population protestante qui voulait lui faire un mauvais parti. Il lui a fallu délester ses bateaux, trop chargés, et il a fait envoyer par le fond, au pied de la tour, sa vaisselle d'or. Depuis, dit la légende, le Diable, le Vendredi-Saint, invite les prélats à partager avec lui au fond du lac un repas de viande dans la "vaisselle des évêques". Quant au château, les Faverges, il était, lors de la dernière guerre, en la possession d'une famille ruinée qui le louait en appartements. C'est ainsi que deux jeunes Genevois, Pierre Lorétan, fils de très petits bourgeois, et Denis Germanier, plus fortuné, s'y installent un refuge, le premier pour échapper à ses parents et à sa triste vie de gratte-papier, le second par goût de l'aventure. Denis, appelé au service militaire, laisse Pierre seul occupant de l'appartement des Faverges. Pierre a dix-sept ans. Il n'est pas beau, bien que son corps soit harmonieux et solide, malgré sa minceur. Il est timide, rêveur, empêtré de lui-même, bref moralement boutonneux. Une jeune femme de vingt-neuf ans, Hélène Savournin, vient rejoindre sa famille, également locataire au château. Elle séduit Pierre. Elle l'aime aussi , à sa manière, surtout son "corps de petit garçon". Il vit grâce à elle sa première aventure, une liaison passionnée. Mais Hélène le quittera pour épouser Denis, le laissant désespéré, révolté, réduit par le manque d'argent à retourner chez ses parents. Cette éducation sentimentale a tous les reflets du Léman.
Borgeaud Georges ; Cudré-Mauroux Stéphanie ; Gence
Résumé : L'auteur du Préau et de Voyage à l'étranger voit le jour le 27 juillet 1914 né de père inconnu. Le mariage de sa mère en 1924 l'éloignera définitivement de la maison maternelle. Dès ce moment, son enfance se passe entre familles d'accueil et pensionnats. Sa relation avec sa mère restera marquée par ces séparations répétées et il gardera pendant toute son existence cette habitude acquise dans l'enfance, de lui écrire. Georges Borgeaud a écrit à sa mère pendant plus de cinquante ans. Au fil de ce long cheminement épistolaire se dessine une biographie : celle d'un Borgeaud blessé, fragile drôle, souvent jaloux et parfois injuste ; celle d'un jeune homme talentueux, séduisant, celle aussi d'un écrivain admiré (Prix des Critiques, Prix Renaudot). Ces lettres peuvent être abordées comme une autobiographie (que Georges Borgeaud n'a pas écrite) ou comme un témoignage littéraire et historique ; comme le portrait d'un Suisse se faisant un nom dans le Paris littéraire d'après-guerre, ou encore comme le dialogue impossible d'un fils avec sa mère.
C'était l'époque où je cherchais âprement à donner à ma vie une sorte d'aplomb, le bénéfice de la continuité, du silence et du retrait sur une aire cachée et restreinte, où je pourrais m'adonner à des réflexions illusoires, du genre qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous, qui ont l'avantage d'être sans réponses."
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.