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ITALIQUES
BORGEAUD G
GALLIMARD
17,04 €
Épuisé
EAN :9782843350276
Georges Borgeaud n'a jamais laissé tarir en lui la soif du beau, du rare, du faste, de l'insolite. Rétif aux dogmes, il était amateur de rituels et de savoir-vivre, vouant son art à l'expression des nuances, des moments fugitifs, pour restituer la variété d'un monde en passe de disparaître et dont il aura été le témoin émerveillé. L'Italie était la rive solaire de son âme. Dans les textes réunis ici, - dont certains furent écrits peu avant sa mort -, il rend un hommage émouvant et non dépourvu d'humour aux aspects souvent contradictoires de la péninsule. Ses séjours, dans les années cinquante, lui procurèrent un vrai bonheur, fait de rencontres, de paysages, de complicités, d'évocations antiques ou de plaisirs modernes sur sa vespa. Ce bonheur, Georges Borgeaud nous le transmet dans Italiques : une flânerie de Venise à Rome, de Bocca di Magra à Cortone, de Sorrente à Pompeï.
Résumé : Sur la rive suisse du Léman, au temps de la Réforme, un évêque a dû fuir son château pour échapper à la population protestante qui voulait lui faire un mauvais parti. Il lui a fallu délester ses bateaux, trop chargés, et il a fait envoyer par le fond, au pied de la tour, sa vaisselle d'or. Depuis, dit la légende, le Diable, le Vendredi-Saint, invite les prélats à partager avec lui au fond du lac un repas de viande dans la "vaisselle des évêques". Quant au château, les Faverges, il était, lors de la dernière guerre, en la possession d'une famille ruinée qui le louait en appartements. C'est ainsi que deux jeunes Genevois, Pierre Lorétan, fils de très petits bourgeois, et Denis Germanier, plus fortuné, s'y installent un refuge, le premier pour échapper à ses parents et à sa triste vie de gratte-papier, le second par goût de l'aventure. Denis, appelé au service militaire, laisse Pierre seul occupant de l'appartement des Faverges. Pierre a dix-sept ans. Il n'est pas beau, bien que son corps soit harmonieux et solide, malgré sa minceur. Il est timide, rêveur, empêtré de lui-même, bref moralement boutonneux. Une jeune femme de vingt-neuf ans, Hélène Savournin, vient rejoindre sa famille, également locataire au château. Elle séduit Pierre. Elle l'aime aussi , à sa manière, surtout son "corps de petit garçon". Il vit grâce à elle sa première aventure, une liaison passionnée. Mais Hélène le quittera pour épouser Denis, le laissant désespéré, révolté, réduit par le manque d'argent à retourner chez ses parents. Cette éducation sentimentale a tous les reflets du Léman.
Résumé : Quels liens, quelles énigmes se tissent entre le travail, la domination multiforme qu'il exerce et les subjectivités qui y sont confrontées ? Lorsque les contraintes du travail et de la domination sont à ce point extrêmes qu'elles envahissent chaque recoin de l'existence, et que leur pouvoir est tel qu'il semble à même d'annuler toute subjectivité propre, quels sont les décalages, les glissements, ces dissidences que les sujets opposent à cette belle mécanique ? Travail, domination, subjectivité, " servitude volontaire " et politique, ce sont là quelques mots sur lesquels se construit cette réflexion, née d'une recherche réalisée au Nicaragua auprès d'ouvrières et d'ouvriers des usines textiles de sous-traitance internationale. En son sein, on retrouvera la problématique, aussi énigmatique qu'ancienne, des relations variées, surprenantes et imprévisibles entre domination et sujets.
Le Voyage à l'étranger (Grasset, 1974) est un roman de formation dont le héros est pris dans l'engrenage de l'échec. En 1937, le jeune Jean Noverraz quitte la Suisse pour la Belgique. Après une expérience malheureuse au monastère, il devient le précepteur de l'indiscipliné comte Christian de Moressée, au château de Soye. C'est alors qu'il fait son éducation sentimentale auprès d'une femme mariée plus âgée que lui, Madeleine Cédrat. Surpris dans sa liaison, il est chassé du château : "A partir de là, les épisodes de mon voyage à l'étranger passèrent irrévocablement du côté de ces choses que la vie - ou moi-même - laissa inachevées."
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.