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La république en chaire protestante. XVIIIe-XIXe siècles
Borello Céline ; Cabanel Patrick
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753559059
Loin d'être un discours seulement religieux, le sermon permet aux orateurs protestants de délivrer un message sur la res publica, c'est-à-dire l'intérêt général, les fondements et principes de l'organisation de l'Etat, la souveraineté et enfin le bien public. C'est sous l'angle sociopolitique que les discours de chaire luthériens et réformés francophones (France et Eglises du Refuge) sont ici appréhendés pour étudier en quoi et comment ils servent de support de diffusion d'une culture politique républicaine, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'à la décennie 1840-1850. Dès lors, cet essai examine la place de la prédication dans les protestantismes et cerne les moyens dont disposent les pasteurs pour acquérir l'éloquence nécessaire à cette prise de parole, dans la clandestinité du Désert comme dans la légitimité acquise avec la Révolution française. Il interroge également les principes républicains présents en chaire en s'intéressant à leurs fondements scripturaires, philosophiques et historiques. Enfin, il déploie une analyse des pratiques républicaines portées par les discours ou les actes des prédicateurs protestants. Fondée sur des sources jusqu'alors peu mobilisées par les historiens du protestantisme ou du politique, cette enquête développe une double dimension, religieuse et civique, et une réflexion située dans une séquence chronologique entre siècle des Lumières et premier XIXe siècle, caractérisée par l'apparition de processus de politisation de masse auxquels participent luthériens et réformés.
Biographie de l'auteur Céline Borello est maître de conférences à l'université de Haute-Alsace et membre du Centre de Recherche sur les Économies, les Sociétés, les Arts et les Techniques (EA 3436). Après une thèse consacrée à la communauté réformée provençale (Les protestants de Provence au XVIIe siècle, H. Champion, 2004), ses travaux s'orientent vers l'étude des rapports entre chrétiens au XVIIIe siècle et vers l'analyse des discours réformés de la fin de l'Ancien Régime à l'Empire (Du Désert au Royaume. Paroles publiques et écritures protestantes (1765-1788), H. Champion, 2013).
Cet ouvrage propose des articles sur la question d'histoire moderne au programme l'agrégation externe d'histoire 2023 : Communautés et mobilités en Méditerranée de la fin du XVe siècle au milieu du XVIIIe siècle. Les lecteurs, étudiants, enseignants et grand public pourront découvrir les contributions des spécialistes du sujet. L'ouvrage indispensable pour la préparation de l'agrégation mais aussi un ouvrage de référence. Textes réunis par Joëlle Alazard, Céline Borello, Camille Desenclos, Fabien Salesse.
Identité nationale, citoyenneté, appartenance, exclusion, exil... tant de mots largement utilisés aujourd'hui dans les discours, médiatique et politique, et qui demeurent parfois peu contextualisés. Pourtant leurs rapports au temps et à l'espace restent déterminants pour les comprendre pleinement. L'ouvrage croise ainsi les questions des identités, fréquemment plurielles, et des appartenances, parfois multiples. L'enquête se fonde sur une approche diachronique et pluridisciplinaire, afin de dégager les éléments saillants d'une histoire, sensible et souvent délicate à appréhender, de ces notions du quotidien. Ce livre se veut être une réflexion problématisée, et non seulement descriptive, de différentes formes d'appartenance - religieuse, étatique, sociale... -, et de divers statuts identitaires - individuels ou collectifs.
Résumé : En matière d'autisme, l'errance diagnostique reste un phénomène très fréquent mais aussi très éprouvant pour les personnes concernées et leurs familles. Cette question du diagnostic est devenue depuis le début des années 1990 un enjeu central à la fois pour l'activisme des parents, pour la recherche scientifique et pour l'action publique. Mais ce cadrage socio-politique ne permet pas de comprendre comment ce diagnostic est concrètement posé. Dans une approche pionnière, cet ouvrage porte précisément sur ce maillon peu étudié par les travaux existants en sociologie de la santé et montre comment ce diagnostic est produit pratiquement. La question est d'autant plus cruciale que l'autisme constitue une réalité à la fois complexe et disputée. L'analyse s'appuie sur une enquête dans un centre d'évaluation spécialisé, au cur du monde médical. Elle met notamment en évidence les différentes conceptions de l'autisme, le recours à des outils standardisés, les désaccords entre professionnels et le rôle déterminant des parents.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.