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Fario N° 10, Eté-automne 2011
Bordes François ; Brunner Richard ; Damade Jacques
FARIO
28,40 €
Épuisé
EAN :9782953625837
Nous parvenons d'une manière ou d'une autre à ne pas nous figer d'effroi devant les montagnes mortes qui du jour au lendemain ont pris la place des panoramas les plus beaux, c'est tout juste si nous réagissons à la transformation d'un paysage vert hier encore en une contrée désolée où il ne subsiste plus d'une végétation qui s'est reproduite depuis d'innombrables générations qu'une poignée de chicots tordus et calcinés. Les yeux apprennent à se détourner de ce qui leur est douloureux, peut-être même apprennent-ils à aimer un monde de plus en plus noir et graphiteux, comme autrefois les familles de mineurs leurs vallées du Pays de Galles où il n'y avait rien d'autre que charbon, pierre et poussier, et où les enfants étaient heureux de faire de la luge sur les terrils" - W G Sebald, Vue cavalière de la Corse.
De la Première Guerre mondiale aux Trente Glorieuses, l'histoire de la photographie toulousaine s'enrichit de nouvelles pages. Dans l'entre-deux-guerres, et alors que les deux anciennes associations d'amateurs (la Société photographique de Toulouse et le Photo-Club toulousain) continuent leurs activités de formation et d'information, un nouveau groupement à vocation artistique voir le jour et connaît ses premiers succès : le Cercle photographique des XII. Le métier de photographe évolue également et les premiers photoreporters commencent à se faire un nom. Parmi eux, se détache la personnalité de Germaine Chaumel, dont les images, influencées par les courants modernes de la "nouvelle vision" et la "nouvelle objectivité", témoignent aussi d'un réalisme poétique annonciateur de la photographie humaniste. A sa suite, l'immédiate après-guerre voit naître le photographe auquel Toulouse va durablement s'identifier : Jean Dieuzaide, dit "Yan". Reprenant les rênes du Cercle des XII, il s'y entoure de très bons amateurs et d'excellents professionnels qui présentent leurs oeuvres sur les cimaises de nombreux salons nationaux ou internationaux. Soucieux de ne pas quitter sa ville et d'y représenter dignement l'art qu'il pratique, il y suscite la création, en 1974, de la première galerie municipale en France dédiée à la photographie. C'est une autre histoire qui commencera alors. Cet ouvrage fait suite à l'Encyclopédie historique de la photographie à Toulouse, 1839-1914.
Bordes François ; Bernard Catherine ; Gastou Pierr
Pour la composition de cet ouvrage, les conservateurs des Archives municipales de Toulouse ont sélectionné les documents les plus remarquables de leur fonds, sur leur importance historique, leur qualité esthétique, leur caractère exceptionnel ou insolite. Le coeur du livre est constitué par les documents eux-mêmes, reproduits au plus proche de l'original, que le lecteur peut scruter et interroger à loisir. Chaque document fait l'objet d'une notice développée situant son contexte et son importance documentaire, nourrissant et éclairant la curiosité du lecteur. C'est une nouvelle manière d'aborder l'histoire de la ville qui nous est proposée ici.
Il ne suffit pas de changer le monde. Nous le changeons de toute façon. Il change même considérablement sans notre intervention. Nous devons aussi interpréter ce changement pour pouvoir le changer à son tour. Afin que le monde ne continue pas ainsi à changer sans nous. Et que nous ne nous retrouvions pas à la fin dans un monde sans hommes." C.A.
Ausländer Rose ; Blum Klara ; Celan Paul ; Mathieu
Aux confins de l’empire austro-hongrois, Czernowitz fut au début du vingtième siècle un foyer exceptionnel d’activités et échanges culturels, mêlant des communautés linguistiques et religieuses très diverses et cultivées, comme d’une autre façon a pu le faire Sarajevo ; c’est dans cette ville de Bucovine que naquirent Paul Celan, Röse Auslander ou Aharon Appelfeld. Occupée par la Roumanie après la première guerre mondiale, la ville fut ensuite envahie par les troupes russes puis, à partir de 1941, à nouveau reprise par les Roumains alliés à l’Allemagne. Aux déportations vers l’Est et la Sibérie succèdent alors la violence d’un ghetto, les exécutions massives et la déportation vers les camps sous contrôle nazi. Ce livre est une création originale, constitué de proses, de lettres, de fragments de journaux intimes, de poèmes, écrits entre 1941 et 1944 par des écrivains et artistes juifs de langue allemande originaires de Czernowitz. La chronique de ces années relate à la fois la déportation et la vie dans le ghetto. Les textes, hantés par la tentative de survie par et dans l’écriture, se succèdent pour tisser une série de témoignages croisés dont émergent des fragments poétiques d’une grande intensité, d’une certaine façon rendus à la matrice des jours dont ils sont tout ensemble le fruit et la transfiguration. Cet ensemble constitue un témoignage inédit sur ce que les historiens ont appelé la « Shoah par balles ». François Mathieu avait déjà entrepris un premier travail de traduction de poètes de Czernowitz (Poèmes de Czernowitz. Douze poètes juifs de langue allemande, éditions Laurence Teper, 2008). Les sources en sont ici multipliées, débordant le cadre de la seule écriture poétique et faisant appel à des textes témoignages de prosateurs et d’artistes. Des cartes et une introduction en précisent le cadre historique et géographique.Les textes assemblés puisent dans un très grand nombre d’ouvrages publiés en allemand et pour la plupart jamais traduits. Parmi les auteurs assemblés ici, citons Rose Ausländer, Paul Celan, Alfred Gong, Alfred Kittner, Jacob Meltzer, Ilana Shmueli, Immanuel et Isaac Weissglas, ou le peintre Arnold Daghani.