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Le Coeur et la raison. L'hypnose en question de Lavoisier à Lacan
Borch-Jacobsen Mikkel
PAYOT
28,50 €
Épuisé
EAN :9782228881739
On n'a pas trouvé jusqu'à présent de substitut à l'hypnose" , écrit Freud en 1937 dans un article qui signe la condamnation des ambitions et des idéaux qui l'avaient d'abord conduit à rejeter l'hypnose et à inventer la psychanalyse. Depuis, ce rejet a été élevé au rang de "coupure épistémologique", et la critique technique de Freud à l'encontre de l'hypnose s'est doublée d'une condamnation éthique qui la renvoie à sa préhistoire : comme la possession diabolique s'opposait à la grâce divine, l'hypnose s'opposerait aux effets libérateurs de la psychanalyse. Et si l'histoire était lue autrement ? Et si l'énigme de l'hypnose qui a résisté à des décennies d'expérimentation était enfin prise au sérieux ? Et si, avec Ferenczi, on osait reconnaître la présence de l'hypnose et de la suggestion au coeur de la scène analytique ? Et si l'échec de la psychanalyse, au sens de Freud, ne signait pas le divorce entre psychothérapie et raison scientifique ? La question se poserait alors : après Copernic et Darwin, de quelle nouvelle transformation des normes et des pratiques que nous jugeons rationnelles la "troisième blessure narcissique", la découverte de l'inconscient, est-elle porteuse ? Ce livre est le fruit d'une rencontre inattendue entre un psychanalyste et une épistémologue, et de la convergence entre deux combats : pour la réhabilitation de l'hypnose, et pour une mise en cause de l'identification aujourd'hui encore dominante entre raison scientifique et pouvoir de juger. La mise en résonance des questions que suscitent les arts de la thérapie et de la recherche confère un sens nouveau au problème que Freud pensait avoir résolu lorsqu'il affirma la coïncidence, en psychanalyse, des intérêts du patient et du chercheur.
Résumé : Lacan, le maître absolu Ni paraphrase d'école, ni critique hâtivement polémique, cet essai se propose d'introduire à la lecture de Lacan. Rien de plus, mais rien de moins : rendre enfin lisible une oeuvre réputée hermétique. Délaissant l'habituelle "explication" du texte de Lacan (qui, la plupart du temps, n'explique rien du tout), Mikkel Borch-Jacobsen s'attache plutôt à dégager les présupposés fondamentaux qui ont présidé à son élaboration. Introduire à la pensée bariolée de ce prodigieux assimilateur de toute une époque, autodidacte génial, psychiatre et psychanalyste épris de philosophie et de mathématiques, ami personnel de Bataille et de Heidegger, de Dali et de Lévi-Strauss, de Kojève, de Queneau et de tant d'autres encore, ce pourrait bien être introduire à la pensée française depuis la guerre - et aussi se donner les moyens de la remettre à sa vraie place historique.
Jeune homme, je n'ai aspiré qu'à la connaissance philosophique et je suis à présent sur le point de réaliser ce voeu en passant de la médecine à la psychologie. " Sigmund Freud à Wilhelm Fliess, 2 avril 1896.
Ni paraphrase d'école, ni critique hâtivement polémique, cet essai se propose d'introduire à la lecture de Lacan. Rien de plus, mais rien de moins : rendre enfin lisible une oeuvre réputée hermétique. Délaissant l'habituelle " explication " du texte de Lacan (qui, la plupart du temps, n'explique rien du tout), Mikkel Borch-Jacobsen s'attache plutôt à dégager les présupposés fondamentaux qui ont présidé à son élaboration. Introduire à la pensée bariolée de ce prodigieux assimilateur de toute une époque, autodidacte génial, psychiatre et psychanalyste épris de philosophie et de mathématiques, ami personnel de Bataille et de Heidegger, de Dali et de Lévi-Strauss, de Kojève, de Queneau et de tant d'autres encore, ce pourrait bien être introduire à la pensée française depuis la guerre - et aussi se donner les moyens de la remettre à sa vraie place historique.
L'identification est la forme la plus originale du lien affectif à un objet." Huit études, rédigées sur une période de dix ans, tentent de tirer les implications, pour la psychanalyse, de cette phrase énigmatique du dernier Freud. Ces implications sont multiples : "éthiques " et "politiques" (la psychanalyse est-elle à même de nous libérer d'une conception autoritaire du "lien social" ?), thérapeutiques (la cure analytique peut-elle, doit-elle se distinguer de l'hypnose ?), théoriques (le concept d'"inconscient" échappe-t-il vraiment à la problématique de la conscience, à la philosophie du sujet ?) Qu'ils traitent de Freud, de Lacan, de Michel Henry ou de Lévi-Strauss, de la rhétorique ou de l'anthropologie de la transe, les essais ici rassemblés réenvisagent toutes ces questions, les essais ici rassemblés réenvisagent toutes ces questions, au risque de déranger quelques certitudes bien ancrées. A l'écart du freudisme orthodoxe comme de sa version lacanienne, ils se frayent une nouvelle voie à travers la psychanalyse. A la fin, on se demande s'ils n'aboutissent pas tout simplement ailleurs.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...