Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La paix au village - Clergé paroissial et règlement des conf. CLERGÉ PAROISSIAL ET RÈGLEMENT DES CON
Bonzon Anne
CHAMP VALLON
24,99 €
Épuisé
EAN :9791026710707
Dans un contexte où les politiques publiques cherchent à désengorger les tribunaux, et où de multiples réticences s'expriment face à des instances judiciaires à la fois très critiquées et très sollicitées, les formes alternatives de règlement des conflits suscitent aujourd'hui un intérêt renouvelé. Ce livre examine sous un angle inédit les origines de ces transactions situées en amont ou en marge de la justice institutionnelle : arbitrage, conciliation, médiation, arrangements à l'amiable. Au croisement de l'histoire judiciaire et de l'histoire religieuse, l'auteure éclaire un aspect de l'action des curés qui n'a jamais été étudié pour lui-même l'apaisement des différends. Les conflits et leur résolution nous plongent au coeur de la vie quotidienne des villageois sous l'Ancien Régime à une époque où la Réforme catholique modifie profondément les rapports entre les curés et leurs paroissiens. Une enquête menée à partir de sources multiples a permis d'observer à différentes échelles le déroulement de ces arrangements dans la France du XVIIe siècle, et d'analyser le contexte qui les a favorisés, qu'il s'agisse des missions intérieures auxquelles les curés sont associés, des grandes ordonnances de réforme de la justice, de la lutte contre les duels ou de l'action des réseaux dévots. Ainsi, l'étude de ces modestes "artisans de paix" éclaire d'un jour nouveau l'histoire de la médiation et de ces formes alternatives de règlement que l'on redécouvre aujourd'hui.
L'appel comme d'abus a souvent été considéré par l'historiographie comme une arme employée par le roi ou sa justice pour dépouiller le juge d'église de sa juridiction. Pourtant, son usage ne se résume pas à un conflit entre juge ecclésiastique et juge royal, mais témoigne plutôt de chevauchements. étudier l'appel comme d'abus oblige donc à distinguer sa mise en oeuvre effective, sa construction théorique, son instrumentalisation politique, dans une contextualisation fine qui en explique les enjeux. Autant de dimensions qu'explore cet ouvrage, issu d'une enquête collective qui a fait dialoguer historiens et juristes.
Une aventure importante de la mythologie nordique, à la fois drôle et épique, inspiré de l'Edda poétique de Snori. Il y a fort longtemps dans les neuf royaumes du grand Nord scandinave, les dieux Odin, Loki et Hoenir partirent chasser loin des murailles d'Asgard, leur forteresse céleste. Égarés sans le savoir aux confins des vallées glacées de Jotunheim, le royaume des Géants, les trois dieux se retrouvèrent en proie au maléfique Tjazi, métamorphosé en aigle. Le Géant métamorphe força Loki à une sombre promesse en échange de la vie. Loki consentit alors à livrer Iduun, déesse de la jeunesse éternelle, aux griffes du Géant ... À partir de 7 ans
Bonzon Anne ; Poutrin Isabelle ; Tallon Alain ; Vi
Par sa personnalité et son oeuvre, Marc Venard (1929-2014) s'est imposé dans sa génération comme un historien de tout premier plan, qui a contribué au renouvellement des études sur le christianisme au temps des Réformes. Sa méthode, sa réflexion, les voies qu'il a ouvertes par ses travaux sur les confessions, la controverse entre Catholiques et Protestants, les cadres et les pratiques religieuses au XVIe siècle ont marqué et marquent encore profondément la recherche. Les contributions d'amis et d'anciens élèves réunies dans ce volume présentent et prolongent les diverses facettes d'un historien engagé au coeur de son temps et l'activité foisonnante d'un chercheur averti, à la plume incisive, fédérateur d'entreprises collectives qui continuent de se montrer fécondes.
La Revue Française d'Etudes Américaines ainsi que la revue Transatlantica contribuent à élaborer le chantier exploratoire que sont les études américaines, à témoigner de ses figures et reconfigurations et à proposer les questionnements qui nous animent en tant qu'enseignant.e.s chercheur.se.s dans ce domaine. Ce volume s'inscrit dans cet effort et cherche à s'interroger sur la redéfinition en cours des études américanistes, sur l'évolution des champs déjà constitués et l'émergence de nouveaux domaines, ainsi que sur les outils de la recherche et de la pédagogie universitaire. Les études américaines se situent au carrefour de multiples disciplines (dont l'histoire, la littérature, la philosophie, les sciences sociales, l'histoire de l'art), elles se nourrissent des recherches venues des Etats-Unis tout en prenant appui sur l'apport spécifique des penseur.se.s français.e.s, y compris parfois pour résister à ce qui peut apparaître comme des emballements théoriques états-uniens. Ces "Chantiers d'Amérique" regroupent des articles sur le métier et le rôle des enseignant.e.s chercheur.se.s et les pratiques de la recherche collective, sur plusieurs champs émergents ou qui ont émergé récemment (fiction visuelle, roman graphique, séries télévisées, jeux de rôles). Il est structuré par trois entretiens avec Michael Denning sur les working groups, Johanna Drucker sur les humanités numériques, la poésie visuelle et les pratiques d'écriture à l'ère des technologies numériques, et Rachel Greenwald Smith sur l'Affect theory. C'est la multiplicité d'approches constitutive des études américaines que ce volume espère exposer, de façon parfois expérimentale.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.