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Bachelard et l'avenir de la culture. Du surrationalisme à la raison créative
Bontems Vincent
ECOLE DES MINES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782356714992
Le passé de la culture a pour véritable fonction de préparer un avenir de la culture ". Gaston Bachelard. L'Activité rationaliste de la physique contemporaine " Le surrationalisme " est un article de Gaston Bachelard qui occupe une place singulière dans sa production épistémologique. Publié en juin 1936, dans l'unique numéro de la revue Inquisitions, ce manifeste rédigé dans un style flamboyant défend la liberté de la raison face au conservatisme des habitudes de pensée. Le progrès de l'esprit en science, en art ou en politique, exige, selon Bachelard, une phase de " turbulence " et d'" agressivité " pour faire advenir la nouveauté. 80 ans plus tard, quelques uns des meilleurs spécialistes mondiaux de Bachelard se penchent sur les enjeux actuels du surrationalisme. Ils précisent l'originalité de la notion dans l'oeuvre du philosophe, en questionnent la portée dans les sciences, et en dégagent les implications pour repenser la place de la science dans la société. Cette réflexion aboutit à une épistémologie de la " raison créative " inspirant les recherches actuelles sur la conception innovante et les régimes de création. Quand le préfixe " sur " promeut une expansion et une transgression des limites, le " rationalisme " rappelle à la rigueur et à la vigilance. Leur alliance forme une pointe, finement ciselée et précisément calculée, qui exprime les exigences quasi-paradoxales de toute invention. Comme Bachelard visait à éclairer le présent de la science en fonction d'un futur encore incertain, il s'agit aujourd'hui de créer des concepts neufs dont on ne peut encore garantir la validité mais qui peuvent orienter notre action en brisant les certitudes sur ce qui est possible ou impossible. En revisitant les ambitions surrationalistes de l'épistémologie bachelardienne, ce livre tâche donc aussi de livrer des clefs pour penser l'avenir de la culture.
Le nom est une promesse. A la lumière des analyses du progrès scientifique par Gaston Bachelard, Vincent Bontems examine les origines politiques, sociologiques, économiques et managériales de l'innovation. Eclipsant l'idée de progrès, l'innovation est devenue le nom d'une promesse : accélérer l'évolution technique, en contrôler les fins et en augmenter la profitabilité. S'appuyant sur l'analyse du progrès technique par Gilbert Simondon, il évalue la pertinence de la gestion de la recherche au regard de ces objectifs. Peut-on accélérer arbitrairement la concrétisation des lignées techniques ? Peut on finaliser tous les processus de conception ? Comment sont valorisés les produits de la recherche ? Au-delà de ces modalités, l'enquête aboutit à questionner la valeur éthique des finalités assignées à la recherche au nom de l'innovation. Comment évolue l'ethos des chercheurs soumis à ce régime de gestion ? Quelles valeurs sont ainsi promues au sein de la société ? Quels en sont les mythes qui se déploient dans notre culture ? Cette analyse philosophique, qui progresse à travers des études de cas, vise à dissiper la confusion, entretenue par le nom d'innovation, entre les recherches du progrès, du profit et de la puissance. Elle aboutit à redéfinir comme "technologies d'avenir" les innovations offrant des futurs moins éphémères. Suit une réflexion sur ce que serait un monde où un nom tiendrait toutes ses promesses, à travers une analyse du cycle de Terremer d'Ursula K. Le Guin, où l'auteur rend hommage à l'intention réparatrice qui guidait cette écrivaine.
Stiegler Bernard ; Petit Philippe ; Bontens Vincen
Aujourd'hui nous vivons un nouveau stade de la longue histoire de l'évolution technique de l'humanité: le stade du capitalisme hyperindustriel. Depuis le XXe siècle, l'homme n'a cessé de vivre les bouleversements des conditions de la temporalité, c'est-à-dire aussi bien de son individuation. Ce nouveau stade induit déjà une profonde transformation de nos existences. Loin de disparaître, l'industrialisation se poursuit et se renforce, elle investit de nouveaux champs, invisibles, qui vont des nanostructures jusqu'aux fondements neurologiques de l'insconscient, en passant par les biotechnologies: les champs de l'hypermatériel, où la matière est toujours déjà une forme (comme au niveau quantique), où la forme est toujours déjà une information (c'est-à-dire un état transitoire de matière produit par un matériel) et où l'"immatériel" apparaît pour ce qu'il est: une fable qui enfume les esprits. Bernard Stiegler formule à nouveaux frais les enjeux des technologies culturelles et cognitives, mais aussi des biotechnologies et des nanotechnologies. Elles ne vont pas sans péril pour l'humanité, pour le "devenir non inhumain" de l'espèce humaine, comme il l'écrit. Demain, l'homme sera-t-il désemparé de lui-même, de sa conscience et de sa libido, ou saura-t-il exister avec les technologies de l'hypermatériel? S'il se laisse subsumer, s'il laisse son désir être capté par les puissantes machines et réseaux qui cherchent déjà à instaurer un psychopouvoir, l'une des conséquences pourrait bien être l'auto-destruction du capitalisme, déjà bien engagé sur cette pente. Bernard Stiegler n'est pas un technophobe. Il n'en est que plus autorisé à nous alerter.
Résumé : " Saisir la pensée scientifique contemporaine dans sa dialectique et en montrer ainsi la nouveauté essentielle, tel est le but philosophique de ce petit livre. " Cette phrase de Gaston Bachelard donne l'ambition du projet. En prenant pour modèle la révolution axiomatique des géométries non-euclidiennes, Bachelard démontre dans cet ouvrage publié pour la première fois en 1934 la nouveauté des théories physiques contemporaines ? théorie de la relativité restreinte et générale et mécanique quantique. Celles-ci ont modifié les bases du savoir et rompu avec les représentations classiques. Bachelard en induit la nécessité de réviser en profondeur nos conceptions métaphysiques et les images qui s'y rattachent. Il analyse ainsi comment la relativité einsteinienne transforme les notions de temps et d'espace et la microphysique périme la notion de " chose ". A la lumière de ses analyses, la méthode scientifique apparaît comme " non-cartésienne ", c'est-à-dire qu'elle ne s'appuie plus sur un fondement absolu et des idées simples mais consiste, au contraire, à réviser constamment ses hypothèses pour mieux épouser la complexité des phénomènes.
Cet ouvrage de Minéralogie appliquée à la Pétrographie comprend un livre et un disque compact. Après quelques rappels sur la définition des espèces minérales, les facteurs de leur apparition et les méthodes d'observation au microscope, le livre présente une série de monographies sur les différents minéraux ou groupes de minéraux en insistant sur les paramètres qui montrent comment les minéraux rendent compte des évolutions géologiques: des éléments sur la structure du minéral; la composition chimique et ses variations; les conditions de stabilité; les gisements. Le disque compact illustre l'aspect microscopique de 137 minéraux constituants des roches en 384 fiches: nom et composition chimique, ses formes cristallines (illustrées par des schémas) et ses différents caractères optiques illustrés par des photos de lames minces. Un même minéral est le plus souvent présenté par plusieurs fiches afin de montrer ses différents faciès et différents gisements. Biographie de l'auteur Ingénieur civil des Mines, Docteur-Ingénieur, Docteur-ès-Sciences, Michel Demange est Maître de Recherche associé à l'Ecole des Mines de Paris. Il a travaillé sur la géologie des terrains cristallins, métamorphiques et magmatiques (géologie structurale, métamorphisme et géochimie) et sur les gisements métallifères.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
Entre 2012 et 2019, Baptiste Coulmont et Pierre Mercklé ont tenu une chronique régulière dans le journal Le Monde. Au coeur de leur démarche : rendre compte de la sociologie telle quelle se fait aujourd'hui. Dans le foisonnement des enquêtes, ils ont choisi les plus instructives. Celles qui nous expliquent pourquoi les top-modèles ne sourient pas, quelles sont les bonnes raisons de croire au Père Noël, comment contourner l'impôt sur la fortune, ou si la participation des hommes aux tâches ménagères est un facteur de divorce. Celles qui nous montrent comment les sociologues travaillent, avec des enquêtés qui meurent, qui mentent ou qui s'insultent. Celles qui nous rappellent que nous n'avons tous ni les mêmes ressources, ni les mêmes désirs. Rassemblées pour la première fois dans cet ouvrage, ces chroniques sociologiques traversent une décennie d'enquêtes, de grandes questions sociales et de petites énigmes sociologiques. Elles nous rappellent qu'il faut de tout pour faire le monde social tel qu'il est. Et elles montrent comment les sciences sociales peuvent aider, avec les armes et les outils de l'enquête, à mieux comprendre la société, dans toute sa diversité et toute sa complexité.