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La vie intense
Bontempelli Massimo
GALLIMARD
16,25 €
Épuisé
EAN :9782070780266
Roman des romans, tel est le sous-titre donné par Bontempelli à La vie intense. Dix anti-romans synthétiques en effet, et l'on pourrait candidement croire l'auteur quand il prétend dès le début vouloir "renouveler le roman européen" . La vie intense date de l'année 1920. Epoque oblige, il y a du futurisme dans cette structure éclatée, rapide et économe. Mais alors que Marinetti voulait être pape de la nouvelle école, Bontempelli ne retient du futurisme que son préalable hygiénique et destructeur. Sa clownerie dadaïste veut s'en tenir à briser l'illusion naturaliste, s'installer sans autre issue dans l'iconoclaste. Elle rejoint plutôt la cruauté légère et burlesque de Charlot, son autre contemporain. Le temps d'un éclair, presque inaperçu, le ton et les sujets deviennent soudain plus graves. Ces textes funambules, au bord du mystère du réel, n'oublient pas que la Grande Guerre vient de rendre opaques les objets, les sentiments, les rapports les plus élémentaires, la vie même. Derrière les masques et l'alibi de la culture, n'y aurait-il donc que des modes ?
Julie, adolescente de quinze ans, s'échappe de la maison des Organdes, sorte de clinique pour aliénés. Hagarde, dans une nuit noire comme l'encre, elle trouve refuge chez sa grand-mère, en pleine forêt. Mais il n'y a personne. Elle s'abrite et attend, sent des présences étranges. Qui la persécute ? Serait-ce l'homme qui semble l'épier et qu'elle tuera d'un coup de fourche ? Ou serait-ce l'esprit fragile de Julie qui crée des ennemis imaginaires ? De quel dieu malin veut-elle si ardemment se venger ? De l'auteur de ses jours, c'est-à-dire l'écrivain ? Ce roman de la fuite et de l'attente se lit de deux manières, inséparables : comme un roman d'aventures, d'abord ; c'est le récit d'une escapade à travers une forêt magique, mouvante, qui déploie ses charmes et semble vivre. Mais derrière l'aventure de Julie, il y a un autre roman, auquel l'auteur prête toute son ironie. Bontempelli s'amuse à piéger le réel et ses personnages. On ne sait plus qui chasse qui. Réalité ou fiction ? Qui est paranoïaque ? Le lecteur ou Julie ? L'écrivain ou sa créature ?
Résumé : Dans la maison d'une riche famille retirée à la campagne, meurt un jour la Grande Vieille : septuagénaire acariâtre et coléreuse, elle a longtemps fait trembler les siens sous sa tyrannie, et maintenant, à l'heure de rendre son dernier souffle, elle prophétise pour eux une fin prochaine. A partir de cet oracle funeste, Massimo Bontempelli déploie toutes les ressources de sa fantaisie et nous donne un livre très étrange. Qu'adviendra-t-il de la famille Medici ? Tous ses membres sont-ils désormais condamnés à voir la mort les emporter avec une hâte furieuse ? Dans la fournaise du temps distille une angoisse exquise. En 1937, lorsque parut ce roman, le célèbre critique Emilio Cecchi en fit l'éloge en ces termes : "Dans cette humanité et cette matière qui, sous divers déguisements plus ou moins réussis, font les choux gras de notre art romanesque, Bontempelli fait passer, comme un courant de haut voltage, son mystérieux sentiment de la fuite et de la chute du temps, sa glaciale et solennelle inquiétude de la mort. Jamais il n'avait atteint une telle plénitude, une force aussi juste. Il en est sorti un de ses romans les plus typiques, à la pure et populaire évidence".
Résumé : " J'ai commencé de l'attoucher. Ce corps dépourvu de tout apprêt, ce corps vierge, animal, était un festin. On n'aurait pas eu plus faim devant les mets les plus exquis. C'étaient l'émail du raisin, le velours de la prune, le lissé du miel, la souplesse et le grain de la pâte d'amande, c'étaient la fermeté de l'olive et la chair du pain de seigle, le suc des rôts et le c?ur des figues, l'or des tourtes et l'ambre du vieux vin, c'était la manne mise par l'Eternel à portée des hommes en guise d'avant-goût de l'Eden. La peau cuite au soleil avait épanoui ses couleurs et ses arômes. Je humais la cannelle, le poivre et le gingembre ; je goûtais des yeux l'onguent brun dont elle semblait couverte, ses ocres de sumac, ses violets de pavot et ses dunes de sable noir où scintillait une fine mosaïque de cristaux minuscules. Cette peau sentait le chaud ; pourtant elle était fraîche, et mes doigts glissaient sans peine à fleur de son vernis. " B.B.
Bontempelli Luca ; Borlenghi Carlo ; Czarska Marta
La compétition à la voile, les régates. Un monde fantastique et peu connu qui utilise l'eau comme scène de spectacles extraordinaires. Pour la première fois sont réunies dans un seul volume les histoires et les extraordinaires images de bateaux et de marins au centre même de l'action, de l'océan de Sydney et d'Auckland à celui de San Francisco, en passant par celui de Newport pour arriver sur les côtes de l'Europe et s'insinuer dans son c?ur salé, la Méditerranée. Toujours en régate.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.