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Dans la fournaise du temps
Bontempelli Massimo ; Darmon Maurice
GALLIMARD
17,04 €
Épuisé
EAN :9782070780372
Dans la maison d'une riche famille retirée à la campagne, meurt un jour la Grande Vieille : septuagénaire acariâtre et coléreuse, elle a longtemps fait trembler les siens sous sa tyrannie, et maintenant, à l'heure de rendre son dernier souffle, elle prophétise pour eux une fin prochaine. A partir de cet oracle funeste, Massimo Bontempelli déploie toutes les ressources de sa fantaisie et nous donne un livre très étrange. Qu'adviendra-t-il de la famille Medici ? Tous ses membres sont-ils désormais condamnés à voir la mort les emporter avec une hâte furieuse ? Dans la fournaise du temps distille une angoisse exquise. En 1937, lorsque parut ce roman, le célèbre critique Emilio Cecchi en fit l'éloge en ces termes : "Dans cette humanité et cette matière qui, sous divers déguisements plus ou moins réussis, font les choux gras de notre art romanesque, Bontempelli fait passer, comme un courant de haut voltage, son mystérieux sentiment de la fuite et de la chute du temps, sa glaciale et solennelle inquiétude de la mort. Jamais il n'avait atteint une telle plénitude, une force aussi juste. Il en est sorti un de ses romans les plus typiques, à la pure et populaire évidence".
Julie, adolescente de quinze ans, s'échappe de la maison des Organdes, sorte de clinique pour aliénés. Hagarde, dans une nuit noire comme l'encre, elle trouve refuge chez sa grand-mère, en pleine forêt. Mais il n'y a personne. Elle s'abrite et attend, sent des présences étranges. Qui la persécute ? Serait-ce l'homme qui semble l'épier et qu'elle tuera d'un coup de fourche ? Ou serait-ce l'esprit fragile de Julie qui crée des ennemis imaginaires ? De quel dieu malin veut-elle si ardemment se venger ? De l'auteur de ses jours, c'est-à-dire l'écrivain ? Ce roman de la fuite et de l'attente se lit de deux manières, inséparables : comme un roman d'aventures, d'abord ; c'est le récit d'une escapade à travers une forêt magique, mouvante, qui déploie ses charmes et semble vivre. Mais derrière l'aventure de Julie, il y a un autre roman, auquel l'auteur prête toute son ironie. Bontempelli s'amuse à piéger le réel et ses personnages. On ne sait plus qui chasse qui. Réalité ou fiction ? Qui est paranoïaque ? Le lecteur ou Julie ? L'écrivain ou sa créature ?
Une île, proche mais inaccessible, ceinte d'une barrière de corail, c'est le sujet tout en désir, tout en tensions, de l'Arbre du Voyageur. Nous sommes au XVIIIe siècle, quelque part dans l'océan Indien. A bord de l'Entremetteuse, une flûte encalminée de sept cents tonneaux, l'équipage fatigué s'installe mollement dans l'attente. Ne devrait-on pas tenter une percée, narguer le récif de corail, agir enfin ? Le chirurgien du bord soigne gangrènes et plaies, le capitaine Bloche roule des yeux de fou, l'écrivain Malestro rêve à ce voyage en cul-de-sac, le chevalier Du Mouchet s'invente un destin de découvreur, entre Bougainville et La Pérouse. Rien n'y fait : l'île se refuse...
Résumé : " J'étais grincheux. Des gargouillis avaient ruiné ma sieste à cause de ce poisson-vinaigre dont j'avais abusé. Donc, d'humeur caillou, je sortis de la maison, mon chien-lapin sous le bras, et me rendis chez les Gallagher en passant par le trou de la haie. De ce côté-là, c'était un monde assez dépaysant, ne fût-ce qu'à cause des araignées de ferraille qui rouillaient dans du liseron et des deux grosses potiches où poussaient des choux géants noyés dans les lianes ; mais j'en avais déjà deux mille fois fait le tour. " Qui parle ? Un gamin de trois ans qui s'enfuit de chez lui, en compagnie d'un aïeul, ancien baroudeur sur le déclin. Les voici tous deux égarés sur les chemins du vaste monde. Tout est si étrange pour un enfant sans boussole et sans cartes, sous le ciel étoilé.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.