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Les cahiers de la recherche architecturale et urbaine N° 20/21, mars 2007 : L'espace anthropologique
Bonnin Philippe ; De Biase Alessia ; Viaro Alain ;
PATRIMOINE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782858229352
Avec l'ouverture récente et controversée du musée du Quai Branly à Paris, est apparue pour beaucoup l'urgente nécessité de considérer l'espace anthropologique comme espace critique. C'est pourquoi les Cahiers consacrent le " Dossier " central de cette nouvelle livraison aux valeurs sensibles qui relèvent, non pas seulement de l'objet muséifié produit par les civilisations antérieures, mais aussi de l'espace habité forgé par les sociétés contemporaines. Le Comité d'orientation de la revue a donc confié à Philippe Bonnin et Alessia de Biase le soin d'élaborer un abécédaire consacré aux langages communs et aux concepts partagés qui façonnent aujourd'hui l'espace anthropologique de l'architecture et de la ville. Ont été réunis pour ce faire trente-six spécialistes reconnus (anthropologues, ethnologues, sociologues, géographes, historiens, architectes, urbanistes, philosophes et écrivains) dont les contributions scientifiques forment ici une cohérence interdisciplinaire d'une exceptionnelle richesse. Dans la rubrique " Varia ", Yvan Delemontey signe l'article " L'architecture de Perret à l'épreuve de l'industrialisation ". Un écrit de Raoul Blanchard, " Une méthode de géographie urbaine ", vient nourrir la rubrique " Héritage ". Le texte de Juhani Pallasmaa intitulé " Toucher le monde " s'inscrit dans la rubrique " Sans frontières ". L'actualité de la recherche et les notes de lecture se succèdent enfin pour enrichir ce numéro.
Bonnin Philippe ; Berque Augustin ; Ghorra-Gobin C
La relation millénaire entre ville et campagne, qui associait deux termes nettement distincts par leur forme autant que par leur fonction, a tendu à se défaire au XXe siècle, dans les pays riches, pour laisser place à un mixte de ces deux termes: la "ville-campagne". Cet habitat d'un genre nouveau pose de gros problèmes, tant au plan social qu'à celui des paysages et de l'environnement. Ceux-ci culminent aujourd'hui en un paradoxe insoutenable: la quête de "nature" (dans les représentations) entraîne la destruction de la nature (en termes de biosphère). Ce livre collectif s'attache à retracer l'histoire des motivations qui ont conduit à ce paradoxe, du mythe arcadien au libéralisme post-fordiste, dans trois "bassins sémantiques": l'Europe occidentale, l'Asie orientale et l'Amérique du Nord, en éclairantleurs originalités mais aussi leurs multiples confluences.
L'auteur, architecte et anthropologue, spécialiste du Japon, nous présente la villa impériale Katsura, édifiée au début du XVIIe siècle par le prince Toshihito puis par son fils Toshitada. Décrivant la structure principale, les jardins qui l'entourent ainsi que les quatre pavillons de thé bordant l'étang central, il revient également sur l'histoire de l'édifice, émaillée d'imprécisions et de contre-vérités, afin d'en livrer un regard neuf.Il y a, de par le monde, des lieux qui incitent au rêve, qui répondent à notre intuition du beau, et qui nous échappent comme autant d'énigmes. Le Taj Mahal en Inde, par exemple, ou Casa Malaparte en Italie, ou la Grande muraille de Chine.Au Japon, c'est la villa Katsura ? lieu idéal, dit-on, d'où l'on peut contempler la lune.Au milieu de son jardin et des quatre pavillons de thé qui bordent l'étang central, édifiée au début du XVIIe siècle par le prince Toshihito, puis son fils Toshitada, sur le bord de la rivière éponyme qui baigne Kyoto, la villa demeure l'image idéale du raffinement, toute de retenue et de sobre distinction aristocratique face à l'architecture surchargée des shoguns Tokugawa qui prenaient alors le pouvoir pour trois siècles de féodalité totalitaire.Mais la réinterprétation de cette architecture si particulière par les architectes du mouvementmoderne, au début du XXe siècle, a engendré nombre de quiproquos.Il fallait aujourd'hui tout le talent et la sensibilité de Philippe Bonnin pour nous faire partager cetteesthétique originale et éclairer l'énigme.
Résumé : Les premiers pas d'un ethnologue écrivain. Les campagnes françaises et la ruralité à un tournant de leur histoire. La vie quotidienne dans le Massif central dans les années 1970. La neige, le Gévaudan, ses forêts où rôde le souvenir de la bête, une France encore rurale, où subsistent quelques paysans, leurs familles, leurs cueillettes et leurs vaches : le Cahier vert nous plonge au coeur de la Lozère, entre 1973 et 1978, sur le terrain d'un jeune ethnologue. Des années d'initiation pour Martin de la Soudière où se repèrent les germes d'une recherche et d'une oeuvre sensible, foisonnante et polytonale. Document riche d'enseignements et de témoignages, ce journal échappe au genre " ethnologique ". Il n'est pas de ces récits réécrits et enjolivés au retour du terrain, au calme, mais un carnet intranquille et sous-terrain, un lieu de tâtonnement et de réflexions scientifique et littéraire. Dans la veine du Journal de Bronislaw Malinowski, s'y expriment non seulement les meilleurs côtés de la découverte de l'Autre, mais aussi les souffrances et les vexations d'une enquête quotidienne.
Monument commémoratif dédié au souvenir de Louis XVI et Marte-Antoinette, la Chapelle expiatoire a été édifiée entre 1815 et 1826, sur l'emplacement de l'ancien charnier révolutionnaire de la Madeleine, à l'endroit même où furent inhumés les souverains après leur exécution. Son créateur, Pierre François Léonard Fontaine, lauréat du grand prix de Rome en 1785 puis architecte de Napoléon réalisa ici une ?uvre complexe, qui, tout en reflétant les goûts décoratifs de son époque, est riche des emprunts au monde antique, à la tradition classique française, mais aussi à l'Italie du Moyen Age et de la Renaissance. Cette ?uvre subtile, longtemps déprisée pour des raisons politiques, est à redécouvrir comme une des réalisations les plus élégantes et sophistiquées du Paris du début du XIXe siècle.
Résumé : Angers a toujours été pour moi un point d'arrivée. Venant de Paris, c'était la porte ouverte sur les vacances, chez ma grand-mère, sur les bords de la Loire, à quelques kilomètres de là. Dès la sortie de la gare, une douce lumière caresse les pierres de tuffeau et fait briller les toits d'ardoise. La pierre est belle en Anjou et l'ardoise qui servit à la construction du château du roi René donne à sa silhouette un caractère singulier et trapu au-dessus de l'eau, de la Maine, de la Loire, toutes proches, offrant à Angers son titre de ville de confluence. Quelle richesse ! Quelle histoire ! [...] Angers, ville du cinéma [...], ville de spectacles [...]. Mais aussi Angers, ville des livres : tant d'auteurs et de lecteurs s'y retrouvent pour évoquer Ronsard ou Du Bellay, Balzac, Julien Gracq ou Hervé Bazin [...], attirés par le charme des lieux et le plaisir de la bonne chère et des vins d'Anjou, célébrant la région et la beauté de la douce France. J'y descends toujours avec plaisir, celui de retrouver l'autre partie de moi-même, qui me manque tant à Paris, en me récitant, chaque fois, ces vers d'Aragon : " J'ai traversé les ponts de Cé C'est là que tout a commencé... "
Résumé : Fondée en 910, l'abbaye de Cluny (Saône-et-Loire) devient au XIIe siècle une capitale monastique et spirituelle au rayonnement sans équivalent dans l'Occident médiéval. Aujourd'hui encore, les vestiges de l'abbaye révèlent la splendeur passée de ce chef d'oeuvre de l'art roman. En 1910, l'Académie de Mâcon publiait les actes du congrès d'Histoire et d'Archéologie intitulés Millénaire de Cluny. Un siècle plus tard, les Editions du patrimoine célèbrent le onzième centenaire de l'illustre abbaye en réunissant, sous la direction de Neil Stratford, les contributions de quarante spécialistes sur son histoire et son rôle culturel à l'échelle de la France et de l'Europe. Fruit du travail et des recherches menées depuis plusieurs décennies, cet ouvrage a pour vocation de transmettre une connaissance approfondie de Cluny et de son rayonnement spirituel et artistique dans tout l'Occident médiéval.
L'histoire de l'édification aux XVIIIe et XIXe siècles du Palais-Bourbon , siège de l'Assemblée nationale, à travers les archives inédites de l'administrateur Georges Gatulle et la riche documentation iconographique de ce monument capital de la République. Haut lieu du pouvoir républicain en France depuis deux siècles, le Palais-Bourbon fut édifié à partir de 1722 pour la duchesse de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV ; Il fut ensuite transformé de nombreuses fois jusqu'en 1870 lors de la proclamation de la Troisième République. Cet ouvrage retranscrit pour la première fois les notes manuscrites inédites de l'administrateur Georges Gatulle : il montre comment les archives parlent des aménagements du Palais, construit au coeur de l'aristocratique faubourg Saint-Germain, jusqu'aux salles de séance successives depuis la Révolution française. Voisin du Palais Bourbon, l'hôtel de Lassay est également abordé dans cet ouvrage. L'exceptionnelle documentation iconographique est complétée par un reportage contemporain. Ainsi, à travers les transformations architecturales des bâtiments, désormais au service de la représentation nationale, c'est toute l'histoire de France qui se raconte.