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Les aléas de la parole publique (1789-1815)
Bonnet Jean-Claude
PU SAINT ETIENN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782862727394
Les études réunies dans ce volume traitent principalement du débat sur la "parole publique" qui resta à l'ordre du jour de 1789 à 1815. Sans oublier la littérature qui continua de jouer son rôle, ainsi qu'en témoignent Mercier et Bernardin de Saint-Pierre. Après le moment prodigieux où le peuple "naissait" à la parole des orateurs, comme le dira Edgar Quinet, tout s'envenima dans de fatales dérives. Soucieux de faire taire les muses belliqueuses, Napoléon leur opposa son laconisme personnel et l'énergie électrisante de ses harangues militaires. Les règles d'exercice de la parole publique que les assemblées révolutionnaires avaient tenté de définir, allaient connaître jusqu'à nos jours toutes sortes d'aléas. Elles ont été à nouveau remises en cause récemment par le retour d'un mauvais son haineux. Pour mieux affronter les difficultés qui sont les nôtres, il n'est pas inutile de revisiter les origines troubles de notre République.
Bonnet Jean-Claude ; Noudelmann François ; Wievior
Tout part d'une première question adressée à Bergson : comment se fait-il que dans sa conception de la durée, il soit si peu question des affects qui pourtant nous donnent accès au temps : l'attente, le regret, le deuil, la mélancolie ? Comment expliquer que le temps ne soit jamais évoqué dans ses aspects les plus destructeurs ? Et pourquoi nous invite-t-il toujours à épouser l'écoulement de la durée ? Est-ce justement pour ignorer ces aspects ? Mais il y a une deuxième question, inverse de la première, qui peut aussi lui être adressée : si, comme l'affirme Bergson, la durée est synonyme de mémoire, comment peut-on penser un authentique sens de l'avenir ? La liberté peut-elle être autre chose que la reprise de tout notre passé ? Un Bergson mélancolique ? Ce livre est une réponse du bergsonisme à ces questions.
Résumé : C'est dans les livres de cuisine, dans l'Encyclopédie et dans les périodiques, que l'on voit la gastronomie se constituer, au cours du XVIIIe siècle, comme un fleuron de notre culture nationale. Sur le thème de l'aliment, de grandes oeuvres littéraires - Rousseau, Diderot, Mercier, Chateaubriand - ouvrent des perspectives inédites. Mais la gourmandise, à travers laquelle s'exprime un bonheur propre au siècle des Lumières, ne saurait faire oublier la question chronique de la disette et de la faim qui devient lancinante durant la Révolution, avant le retour tonitruant des plaisirs de la table. S'ouvre alors le règne des "gastrolâtres", qui voit la consécration de Grimod de La Reynière comme premier gastronome, et du "dieu Carême" comme cuisinier artiste.
La Néologie, parue en 1801 et jamais rééditée depuis, est le dernier ouvrage marquant de Louis Sébastien Mercier (1740-1814). C'est avec ce livre très original que l'auteur du Tableau de Paris et du Nouveau Paris quitta la scène littéraire sur une ultime pirouette, peu comprise par ses contemporains. Nous sommes mieux à même, aujourd'hui, de mesurer en quoi cette ?uvre, aux accents si modernes, ouvre la voie au nouveau siècle. Ce "Vocabulaire" apparaît comme le couronnement de toute l'entreprise néologique des Lumières et témoigne, à sa façon, de la néologie révolutionnaire. Il s'agit là d'une ?uvre majeure pour la lexicographie et pour l'histoire de la langue française. Mais il faut également entendre Mercier à la lettre lorsqu'il revendique paradoxalement son dictionnaire comme un de ses livres à part entière et sans doute comme le plus personnel. La Néologie se révèle, en effet, comme l'atelier de l'écrivain et comme un autoportrait en creux. Jean-Claude Bonnet, auquel nous devons la redécouverte des ?uvres de Mercier, dévoile ici toutes les faces d'un ouvrage étonnant et plein d'intuitions fécondes. L'auteur du Tableau de Paris a été, comme il le reconnaît lui-même, "constamment néologue" dans ses écrits et sa néologie créatrice se confond avec sa vocation d'écrivain.
L'histoire du Panthéon commence avant le Panthéon. Elie trouve son origine dans le culte des grands hommes que les écrivains des Lumières ont consacré: avant le Panthéon de pierre, il y eut un Panthéon de papier composé des multiples cours fondateurs de notre légende nationale. Le livre de Jean-Claude Bonnet retrace cette longue genèse. Il en situe le moment capital, au milieu du siècle, lorsque l'Académie française propose pour son concours d'éloquence l'éloge des grands hommes de la nation. Il décrit comment ces éloges destines à rehausser l'éclat de la monarchie ont édifié peu à peu un Panthéon où le roi n'avait plus véritablement sa place. Il désigne les grandes idoles de ce culte laïc-Voltaire, Rousseau, Diderot mais aussi ses officiants plus obscurs. Il raconte la fortune croissante de cette nouvelle imagerie, depuis le salon privé jusqu'à la scène des théâtres, de l'enceinte de l'Académie aux célébrations du Paris révolutionnaire. Cet ouvrage invite à relire les grands textes des Lumières, apporte un éclairage inédit sur l'histoire de la Révolution et déchiffre la mémoire vivante de notre nation littéraire et républicaine. Jean-Claude Bonnet, directeur de recherche au C.N.R.S.et auteur de nombreux travaux sur le XVIIIe siècle, est le maître d'oeuvre de la première édition critique des écrits de Louis-Sébastien Mercier.
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.