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La photophonie au musée
Bonnet Gilles
EUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782364414730
Pourquoi, comment s'approprier l'art avec un téléphone mobile ? Et que faire de ces oeuvres "détournées"? Cet essai se propose d'analyser une pratique majeure et massive de notre contemporain connecté, celle de la photographie opérée par un téléphone mobile, ou photophonie, des oeuvres d'art exposées dans les musées. Un effort théorique, au croisement de plusieurs champs disciplinaires, vient éclairer une expérience d'observation participante, afin de déplier les raisons et les conditions d'usages qui construisent une nouvelle expérience esthétique et existentielle. Le fragment s'est imposé comme la forme adaptée, pour venir, en regard des 50 clichés reproduits, arpenter la carte, complexe et dynamique, de la photophonie. C'est aussi de notre rapport à notre présent commun, hyperconnecté, que traite cet ouvrage en revisitant la place des outils numériques comme celle de nos usages des réseaux sociaux.
Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire Là-bas de Doris-Karl Huysmans. Essai et Dossier réalisés par Gilles Bonnet. Le texte intégral de Là-bas de Doris-Karl Huysmans est disponible dans la collection "Folio", n° 1681
Poétique numérique, ou e-poétique : ce dernier terme, qui surprendra peut-être, rappelle pourtant les avancées actuelles de l'e-science, et plus largement des diverses herméneutiques de notre monde connecté. Cet essai aborde au continent neuf et immense déjà d'une littérature pensée et écrite par et pour le Web. Blogs et sites d'écrivains sont les foyers actifs de ces textes nativement numériques, qui font appel aux spécificités de la navigation sur Internet, mais également aux ressources proposées par l'image et le son, pour proposer de nouvelles expériences de production comme de réception de l'oeuvre. Il s'agit ici d'accueillir la diversité des pratiques contemporaines et de leurs supports, tout en expérimentant des outils d'analyse transversaux susceptibles d'en éclairer le sens et les enjeux. Loin d'une table rase, dangereusement séduisante dès qu'apparaît la fameuse "révolution numérique", ces pages prennent le parti de retravailler les acquis de la théorie littéraire afin d'inscrire dans le champ des humanités numériques l'étude de cette littérature vive.
Pierrot, fantasque serial killer: tel est le portrait, inquiétant et inédit, du bouffon né dans la Commedia dell'arte que la Décadence proposa à un public incrédule. Si le grand mime Deburau avait déjà donné, dans les années 1820-1830, ses lettres de noblesse littéraire au coup de pied au cul, en séduisant les Nodier, Nerval ou Gautier, la pantomime fin-de-siècle se transforme en l'écho instable des questionnements et errances qui passionnent l'époque et ses esthètes. La joyeuse cabriole n'est déjà plus, remplacée par une électrique trépidation clownesque qu'il est tentant de ranger aux côtés des pathologies alors en vogue, névrose ou hystérie... Pierrot le lunatique traverse désormais la ville vêtu de noir, comme en un impersonnel deuil, stigmate de sa mélancolie. Il est cet être de fuite, souvent tenté de retourner contre lui-même les pulsions meurtrières suscitées par Colombine, la cruelle femme fatale. Dix-sept pantomimes retracent ici ce portrait de la fin du XIXe siècle écartelé entre Naturalisme et Symbolisme: textes méconnus de Verlaine, Laforgue ou Huysmans, textes retrouvés de Jean Richepin ou Paul Margueritte interrogent la notion même de représentation et les pseudo valeurs d'un monde en quête de repères neufs. La complexité troublée du personnage de Pierrot y apparaît comme une réponse, parmi les plus captivantes, apportée à cette crise du sujet qui fit basculer le XIXe siècle dans la Modernité. C'est un rire anxieux de s'apercevoir tragique qui résonne ainsi tout au long de cette anthologie, et qui annonce la densité silencieuse d'un Buster Keaton au cinéma.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.