Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Atout risques. Des territoires exposés se réinventent
Bonnet Frédéric ; Morel Jean-François ; Reuillard
PARENTHESES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782863642443
Inondations, incendies, effondrements, explosions industrielles... bien des territoires sont marqués par des aléas naturels ou technologiques qui conditionnent leur développement. Mais ces contraintes sont aussi des ressources, témoins de l'identité fluviale, minière, littorale des lieux. Lorsque le projet de territoire intègre l'aléa comme élément fondateur on s'aperçoit que la difficulté est souvent une chance, un levier de transformation. Les ateliers nationaux ont esquissé ce nouveau regard sur sept sites sensibles avec une équipe d'architectes, urbanistes, paysagistes sous la direction de Frédéric Bonnet (Grand Prix de l'urbanisme 2014) : Val de l'Oise, Vallées de Lorraine, Vallées de l'Orne, Vallées de la Fensch, Val de Tours, Val de Marne et Val d'Argens. L'échelle de réflexion change - la nature ne s'arrête pas aux périmètres administratifs -, on identifie mieux les solidarités entre les territoires et leurs vocations, intégrant à la vision urbaine agriculture et milieux naturels. Les solutions pour un habitat ou des activités résilientes moins vulnérables à l'aléa sont architecturales, mais aussi et surtout urbaines et paysagères, à la mesure du quartier et des infrastructures de transport. Penser la ville avec l'aléa nous conduit à être plus inventifs, à proposer des espaces urbains moins génériques, mieux ancrés sur leur sol. Ceci facilite le décloisonnement des certitudes et des métiers ? ; la règle et le projet collaborent très en amont, les services de l'Etat apportent leur expertise aux élus, et non plus la seule vision régalienne. In fine, cela profite à tous. A l'exemple des fleuves, qui ont été d'abord de féconds bienfaiteurs, offrant eau, connexions et paysages aux villes qu'ils traversent, l'aléa devient un atout. L'ouvrage réunit à la fois des textes et des illustrations de Frédéric Bonnet sur sa démarche de concepteur, des éclairages d'experts et des témoignages d'acteurs locaux.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.