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L'enseignement des arts au XIXe siècle. La réforme de l'Ecole des Beaux-Arts de 1863 à la fin du mod
Melchior-Bonnet Alain
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753502284
L'histoire de l'enseignement artistique reste encore, pour une large part, à écrire. Longtemps dédaigné car tenu pour une part accessoire du processus créatif (qui relèverait pour l'essentiel d'une originalité native fruit d'une disposition psychologique spécifique), elle retient toutefois depuis quelques années l'attention des chercheurs. Cet ouvrage a pour ambition de tracer quelques voies d'étude pour ce domaine particulier de l'histoire de l'art en prenant comme point de départ la réforme de l'École des beaux-arts de 1863. En réformant le mode d'organisation administrative et les structures d'enseignement de la vénérable institution, le gouvernement impérial espérait mettre la formation artistique en accord avec les aspirations modernes de la vie sociale. Cette rénovation des études permit à la valeur d'originalité de s'imposer comme le critère essentiel de la production et de l'appréciation des ?uvres d'art. Elle contribua, par la promotion d'une qualité individuelle dont la définition précise reste encore à établir, à ruiner l'ancienne organisation didactique académique et permit aux valeurs et aux pratiques de la modernité artistique de s'imposer. L'ouvrage revient dans une première partie sur le système d'enseignement de la peinture et de la sculpture établis à l'École des beaux-arts et sur les fonctions assignées à la formation. Il détaille ensuite l'histoire singulière de la réforme. Dans une dernière partie, la valeur d'originalité, qui servit de mot d'ordre aux réformateurs, est analysée dans ses multiples implications.
On aurait tout dit de l'amour, et depuis fort longtemps. Pourtant, la rupture amoureuse n'avait pas retenu jusqu'ici l'attention des historiens. Sabine Melchior-Bonnet l'aborde en s'interrogeant sur ce qui fonde l'amour et le désamour, et sur la part que prennent, dans le tragique personnel, les codes de la culture et de la religion, le poids de la morale et l'arsenal des lois. La rupture amoureuse engage une vision de la société et de la famille ; elle est aussi le conflit douloureux de la liberté et de la promesse. Durant des siècles, les hommes en ont eu le monopole, tandis qu'était imposé à la femme mariée un devoir d'obéissance. Aujourd'hui, alors qu'aucune norme juridique ou sociale n'empêche plus de se quitter, la fin de l'amour est-elle pour autant moins tragique ? D'Héloïse et Abélard à Onassis et la Callas, en passant par George Sand et Alfred de Musset, les trahisons de Louis XIV ou le divorce de Lady Di et Charles, Sabine Melchior-Bonnet écrit le chapitre manquant de l'histoire du sentiment amoureux. Une histoire qui, nécessairement, finit mal.
Résumé : Diane de Poitiers, qui n'a pas eu une vie exemplaire, a paradoxalement réussi à en faire un modèle pour le XVIe siècle. Modèle de passion amoureuse, puisque le jeune roi Henri II, de vingt ans son cadet, l'idolâtre. Modèle d'élégance et de beauté : grâce aux exercices, à l'eau pure et au grand air, elle demeure belle et séduit jusqu'à soixante ans passés. Modèle de goût : la reconstruction de son château d'Anet " lance " en France l'architecture classique. Modèle de bienséance enfin : son statut de maîtresse royale ne l'empêche pas de donner des leçons de décence et de chasteté ! Diane reçoit avec faste les grands de la Cour. Elle possède une magnifique bibliothèque de manuscrits et de reliures à ses armes. Elle s'intéresse à la médecine, à la poésie et elle passe des commandes aux artistes les plus renommés, qui lui rendent ses bienfaits en travaillant à parfaire son mythe. Mais toute médaille a son revers. On reprochera à la belle duchesse des abus de pouvoir et un enrichissement un peu trop rapide, par des procédés qui ne lui font pas honneur. Diane est une femme qui a marqué son temps, grâce à ses qualités et malgré ses défauts.
Résumé : On a longtemps opposé rire et féminité. Faire rire était une prérogative des hommes. Car le rire possède un pouvoir de subversion, et la société se méfie des rieuses. Revanche des femmes à qui ont longtemps été refusées l'instruction, la parole et l'écriture, la conquête du rire leur offre un terrain de liberté. Mais le chemin a été long. Jusqu'à une époque récente, au théâtre, au cirque, dans la littérature, on ne trouvait pas de professionnelle du rire. Le rire des femmes était tenu sous contrôle : la bienséance, les règles de la conversation et de la séduction, la morale leur interdisaient de se laisser aller à rire ou à faire rire. C'est que l'esprit des femmes ne doit pas moins être couvert que leur corps : un coeur pur et un corps silencieux, telle est la vocation du féminin. Si la femme peut sourire, par attendrissement ou amusement, elle ne peut rire. C'est à cette conquête du rire, à cette lente et délicate prise de pouvoir que s'attache ce livre, de l'Antiquité, avec Aristote et Aristophane, jusqu'aux one woman show de nos jours, qui s'autorisent à être indifféremment drôles, jolies, bêtes ou méchantes ? au risque, peut-être, de banaliser ce qui avait longtemps été défendu.
La frivolité est l?art de ne rien prendre au sérieux. Chaque époque a sa façon de jouer avec la frivolité pour dissiper l?ennui ou escamoter les ravages de la mort, la Grande Faucheuse. Traditionnellement, l?Église la condamne parce qu?elle fait oublier à l?homme, séduit par les Vanités, de travailler à son Salut. Tandis que le philosophe la considère avec indulgence: « pour nous consoler de nos innombrables misères, Dieu nous a faits frivoles », se réjouissait Voltaire!La frivolité est d?abord une figure féminine. Parce qu?elles ont été écartées pendant des siècles des choses dites « importantes » et rivées à leur miroir, les femmes en deviennent l?incarnation dans une société dominée par les hommes; mais c?est oublier la coquetterie des mignons et des dandys!Privilège d?une aristocratie oisive, la frivolité se complaît dans les fêtes galantes du XVIIIe siècle, le badinage et les jeux d?esprit, et envahit les arts. Elle survit joyeusement aux révolutions et aux guerres. Dans une société démocratique et individualiste qui consomme et gaspille, elle se niche dans les caprices de la mode, et dans la multiplication des objets au service du bien vivre. Comment se passer de ces petites bulles de bonheur qui soulagent le quotidien?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.