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Le petit Kant
Bonnell René
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070717125
Le petit Kant aime les mots, mais, disert, il ne s'adresse à personne et ne maintient sa présence aux autres que pour leur manquer. Il rêve de les surprendre par ses absences répétées et de les bouleverser en mourant à l'improviste. Le petit Kant vit par procuration, planqué derrière les mots. Il emprunte une silhouette de preux pour ne pas conquérir sa belle ("L'héroïque de la kermesse") ; en littérature, il se programme une renommée de jeune vieillard ("La séance du dictionnaire") ; dans l'affrontement physique, il cherche une violence qui le confirme ("Corps à corps"). Même ses actes courageux révèlent un malentendu ("Appelez-moi chef !"). Dans ses rapports avec le beau sexe, il trimbale son désespoir comme une amulette et aimerait plaire par inadvertance. Malheureusement, il ne réserve aux femmes que des gestes d'une maladresse épique ("Rio Labo"), une présence par intérim ("Mariage posthume") ou son refus frileux du romantisme ("Tasia"). Le petit Kant cherche dans la création un permis d'exister, et écrire lui permet de faire semblant de vivre.
Résumé : Connaissez-vous vraiment celui ou celle qui partage votre vie ? Vous êtes-vous livrés l'un à l'autre ? Avez-vous seulement conscience de tout ce que vous ne vous êtes pas dit ? Antoine et Françoise ont vécu côte à côte pendant cinquante ans. Mari et femme. Solidaires, complices, intimes... et souvent étrangers l'un à l'autre. De cette histoire commune, chacun propose ici son récit. Les événements, les dates, les noms sont les mêmes, mais les émotions et les rêves sont parfois si éloignés qu'ils semblent concerner deux destins totalement séparés. À chacun ses zones d'ombre, péchés inavouables ou pitoyables mensonges : un couple se nourrit aussi de non-dits et de compromis. Ce roman à deux voix nous replonge au c?ur des mutations successives de la société française depuis l'après-guerre jusqu'au tournant du siècle, trépidant et tourmenté. Au-delà des mots, Antoine et Françoise se sont aimés... pour le pire, peut-être aussi pour le meilleur ?
Résumé : À chaque seconde de projection, la télévision ajoute une vingt-cinquième image, comme pour satisfaire plus rapidement sa boulimie de cinéma. Ce léger gain de temps a bouleversé l'économie du cinéma et de l'audiovisuel dans le monde. L'effondrement de la fréquentation a mis le grand écran sous la dépendance du petit, sa forte reprise au tournant du millénaire indique que les deux médias sont passés d'une coexistence plus ou moins pacifique à un développement séparé mais solidaire. La télévision utilise des images du septième Art pour assurer en partie son expansion, le cinéma se sert de ce marché pour assurer son financement. L'avènement du numérique révolutionne le secteur. L'utilisation d'un langage informatique unique, alliée à la compression pour traiter et transporter image et son, banalise les supports, réduit leurs différences. Cette nouvelle technologie, qui démultiplie les services rendus aux consommateurs en proposant toujours plus de programmes, a besoin d'un marché de masse pour s'épanouir. Elle est à l'origine d'un processus de concentration horizontale et verticale sans précédent dans le domaine de la communication. La compétition mondiale s'en trouve intensifiée et la domination américaine renforcée. En même temps, frontières politiques et espaces économiques nationaux deviennent, grâce au satellite, de plus en plus virtuels. L'efficacité des interventions traditionnelles de l'État se voit remise en cause. L'Europe peine à définir et à appliquer une politique commune dans ce domaine, car il s'agit de faire admettre, au sein d'un libéralisme dominant le Vieux Continent, que télévision et cinéma ne sont pas des industries ordinaires et appellent un minimum de protection. Dure entreprise puisque la télévision, devenue hégémonique, s'intègre de plus en plus au fonctionnement ordinaire de l'économie de marché. Cependant, le septième Art, qui garde encore intact son pouvoir d'émotion et sa mémoire, exige que son économie, donc sa survie, soit protégée. Son seul atout est encore de conserver vingt-quatre images sur vingt-cinq.
Victor est parti dans l'existence comme un météore pour se perdre dans le feu d'artifice des promesses que la vie ne tient pas. On avait agité devant lui un avenir alors que son destin était déjà scellé. Comme d'autres, il a laissé ses rêves en jachère pour ne demeurer qu'un électron de la molécule sociale. Attiré par le pouvoir, il s'est contenté d'y faire accéder ses amis en leur faisant la courte échelle. Il les a vus, alors, s'agiter dans leurs nouveaux personnages, s'abîmer dans des conflits infantiles, se compromettre pour mieux paraître. Il les regarde toujours, pitoyables marionnettes, s'accrocher à leurs estrades plutôt qu'à leurs principes. Le pouvoir asservit d'abord ceux qui l'exercent. Droite ou gauche, il se prend par des mots et se perd dans les actes. Victor est-il amer ? Nouveau Candide, militant du quotidien, son luxe sera peut-être de cultiver une morale de jardinier. Son jardin s'appellera la terre : là, les gisements de souffrance à apaiser ensevelissent les querelles d'ego.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.