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Animaleries. Histoires
Bonnefoi Stéphane
ESCAMPETTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782356080585
Animaleries, ou comment raconter une enfance. C'est une véritable ménagerie qui vivait au bord du Rhône, à L'Ardoise, près de l'usine Rhône-Acier, dans les années 1980. Les souvenirs de l'auteur sont peuplés de cette "Arche de Noé" étrange et disparate. Les chiens d'abord, la Bichette, Youki, Bibi, Pégase, Arthur, chacun son caractère, son histoire et sa place, dans une hiérarchie établie par la loi du plus fort. Le chat siamois Anémone au caractère affirmé et incontrôlable. La pie Aglaë soignée par la grand-mère sur la table de la cuisine. Les insectes qui deviennent un obstacle au rendement à l'aciérie. Et puis les loups, celui de "Pierre et le loup", et les cadres de l'usine, enviés et intouchables, qui nourrissent l'imaginaire de l'auteur et son envie d'ailleurs. A travers ces histoires, Stéphane Bonnefoi nous fait entrer dans le monde qui fut le sien et celui de tant d'autres : la rudesse du travail, les odeurs, le Mistral, le fleuve, les plans sociaux, le lotissement ouvrier, le parti, sont évoqués avec humour et détachement. Il affirme n'avoir "jamais su tenir de propos tranchés sur les bêtes". Ce n'est pas grave, car il a su en faire de la littérature.
Bonnefoi Christian ; Laks Déborah ; Lamarche-Vadel
A la fin des années 1960, lorsque émerge une nouvelle génération d'artistes, se pose en France la question de la peinture. De jeunes plasticiens tentent alors d'ouvrir une autre voie. En renonçant à la cérémonie du tableau pour revenir aux gestes et aux outils du peintre, la nébuleuse Supports/Surfaces apportait assurément une vraie réponse française au débat sur la peinture. Dans ce groupe, rapidement éclaté, Jean-Pierre Pincemin fit toujours figure de peintre absolu. D'emblée, il fut placé sous la double invocation de la tradition et du bouleversement de la peinture. En 1986, l'artiste présente, dans l'exposition intitulée "L'Année de l'Inde", des grandes toiles qui semblent faire le choix de la figuration et qui destabilisent le regard de la critique et des institutions. Peu comprennent alors que Jean-Pierre Pincemin s'est en fait engagé dans un renouveau purement plastique de la composition du tableau. Et cette quête marque toutes les autres relectures de l'histoire de l'art que propose ensuite l'artiste dans les magnifiques séries des "Chasses", des "Arbres de la connaissance" et des "Marie-Madeleine". En plaçant ces travaux au coeur d'une trajectoire encore une fois très cohérente - c'est-à-dire dans la préparation des grandes toiles abstraites aux réseaux d'arabesques de 2004-2005 -, on s'aperçoit que Jean-Pierre Pincemin reste fondamentalement engagé dans l'obsession de la construction de la peinture. Enrichi de textes de Christian Bonnefoi, Déborah Laks et Bernard Lamarche-Vadel, cet ouvrage est le miroir des trois expositions consacrées à Jean-Pierre Pincemin, disparu en 2005, par les musées d'Angers, de Céret et de Roubaix.
Contrairement à ce que soutiennent certains de nos détracteurs, L'Ire noire n'est pas la septième aventure parodique du jeune reporter Saint-Tin assisté du capitaine Aiglefin et du professeur Margarine. En effet, chacun sait que cette série romanesque a été condamnée pour parasitisme, mettant son éditeur au bord de la faillite. Nous fustigeons nous-mêmes avec la dernière énergie ce type d'édition qui dans un Etat pleine de liberté n'a pas lieu d'être et nous nous associons à la douleur des victimes parodiées. L'Ire noire, un livre-hommage à la censure!
Le professeur Margarine est révolté par les fanatiques de l'huile: la réserve américaine de Yleatrow Stone, abritant l'un des derniers Bigfoot, est menacée par les compagnies pétrolières. Lorsque Saint-Tin, Lou et le capitaine Aiglefin débarquent à leur tout à Chicago, le rêve américain tourne au cauchemar. Venus soutenir le professeur Margarine, ils se retrouvent pourchassés par le FBI, pourchasseurs de Bigfoot, piégés par des Indiens devenus forrains, coincés dans une ruée vers l'or noir qui tourne au vinaigre! Sauront-ils sauver à la fois la réserve et leur peau?
Asimov Isaac ; Ronchewski Stéphane ; Bonnefoy Jean
Prévoyant l'effondrement prochain de l'Empire galactique, le psychohistorien Hari Seldon a jadis créé deux Fondations, l'une officielle, l'autre occulte, afin de préserver la civilisation d'une interminable période de chaos. Pourtant, cinq siècles après leur établissement, alors même que la Première Fondation n'a jamais été aussi puissante, un nouveau protagoniste semble entrer en jeu, oeuvrant dans l'ombre à l'insu de tous. Peut-être tient-il entre ses mains le devenir de l'humanité tout entière... Le 4e tome de la série culte, qui nous mène jusqu'à la Terre, magistralement interprété par Stéphane Ronchewski !
Il y a aussi dans la palourde et étrangement pour moi plus que dans tout autre bivalve, du petit coffre naturel, extrait de l'ombre, un coffre abritant un secret sur lequel la main, dans une sorte de protection redoublée, se referme entièrement. C'est la raison pour laquelle elle demeure liée si fortement aux anciennes cérémonies du don enfantin quand l'autre, les yeux fermés, devait deviner. L'autre souvent, c'était la petite fille qu'on aimait. Une scène rêveuse et lente, un peu somnambulique, à la Delvaux... Comme si c'était cette part en soi, incommunicable, obscure, mais infiniment précieuse aussi qu'on voulait offrir: un gage secret, le signe d'une reconnaissance ou, à l'instar de la coquille du saint de Compostelle, d'une élection. Brillant exercice de style et savante leçon de choses, cette réhabilitation de la palourde est une introduction digressive et détournée à la meilleure des littératures.
Qu'est-ce pour vous que la poésie ? " demandait-on un jour à Antonella Anedda. Et telle fut sa réponse : " C'est ma réalité, enfoncée dans ma vie : c'est une racine, et parfois une lame. " Une racine qui la relie à la totalité de la terre et du cosmos, aux vivants et aux morts, à la parole même de ce qui semble ne pas avoir de voix. Et une lame qui ouvre au monde, annonce une blessure, mais devient aussi l'emblème du tranchant de la poésie. La force d'un livre comme Nuits de paix occidentale (1999) semble tenir à une tension toujours renouvelée entre un souci de réserve pudique, de loyale retenue où le chant révèle sa part d'ombre et de silence, et un élan profond, une ardeur immédiate dans le don de soi, dans l'incandescente offrande de parole.
La recherche du nom et de l'identité, la crédibilité de l'homme dans le monde, sont les préoccupations majeures de ce livre grave aux images parfois oniriques, et non dépourvu d'un certain humour. Biographie: Abraham Elishama est né à Nancy. La découverte, puis l'approfondissement de son identité juive l'amènent très vite à s'installer à Jérusalem, où il adopte la nationalité israélienne. Actuellement, il réside à Toulouse avec sa famille.