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La maladie et la Foi au Moyen Age. D'après les "Miracles de Nostre Dame" de Gautier de Coinci (1128-
Bonnaventure Lydia
LA LOUVE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782916488455
Au Moyen Âge, la foi est omniprésente. On aime Dieu mais on le craint, on vénère la Vierge, les saints, on croit au pouvoir des reliques... De ce point de vue, la maladie est punition du pécheur, la guérison est récompense ou miséricorde. Tout dépend de Dieu. Nul mieux que Gautier de Coinci n'a su le montrer: dans ses Miracles, il a évoqué cela avec un tel talent qu'il a marqué les esprits. Son style frappe, dérange. Son message passe par les images, par les mots crus, par ses propres interventions. De la sorte, ses Miracles de Nostre Dame ne sont pas seulement une oeuvre littéraire majeure du Moyen Age. Ils constituent aussi une source étonnante sur la maladie aux XIIe et XIIIe siècles et sur le sens que la religion donnait alors à ces étranges dérèglements du corps: on verra ici que la maladie faisait l'objet d'une véritable appropriation par l'Eglise, laquelle, sciemment ou non, profitait de la peur engendrée pour transmettre ses messages moralisateurs.
La doctrine de saint Bonaventure se donne expressément et avant tout comme un "itinéraire de l'âme vers Dieu", et c'est pourquoi toute sa philosophie revient à nous montrer un univers dont chaque objet nous parle de Dieu, nous le représente à sa manière et nous invite à nous tourner vers lui. Si la vie n'est qu'un pélerinage à Dieu, le monde sensible est la route qui nous y conduit ; les êtres qui la bordent sont autant de signes qui peuvent nous sembler d'abord énigmatiques ; mais si nous les examinons attentivement, la foi aidée de la raison déchiffrera sous des caractères toujours différents un seul mot, un appel toujours le même : Dieu. " E. Gilson, La philosophie du moye âge, coll. Payot, p. 145.
Résumé : Février 1135. Alzey, petit bourg du palatinat du Rhin, se réveille tranquillement. Frénégonde, la dame apothicaire, ouvre son échoppe comme tous les matins. Mais celui-ci n'est pas comme les autres. Tout commence par une visite impromptue, puis un vol, une agression... pour finir par un assassinat. Impliquée dans toute cette affaire contre son gré, Frénégonde va devoir mener l'enquête auprès de Thibald, l'officier. Mais le caractère bien trempé de cette dernière n'est pas toujours compatible avec celui-ci... Qu'importe, elle va avancer tête baissée dans cette histoire qui va l'amener à découvrir de mystérieux secrets de famille, à commencer par son lien avec Hildegarde...
Ce second volume condamne scientifiquement les trois principaux responsables du chaos rwandais à savoir : le colonisateur belge, la noblesse tutsie moderne faction Abâkagara et l'Akazu. La violence rwandaise contemporaine est constituée principalement de la violence colonisaliste belge, du totalitarisme moderne a minima et de la violence traditionnelle. C'est le néo-colonialisme belge qui a généré le totalitarisme moderne rwandais. Mais la Belgique contemporaine semble revenir à la raison...
Ce livre raconte par le menu la dernière croisade populaire de l'histoire de l'Occident médiéval. En 1320, les Pastoureaux, sorte de vagabonds et de miséreux, traversèrent la France en semant la terreur sur leur passage. Cette croisade, menée par des fanatiques et des illuminés, choisit pour cible les juifs d'Aquitaine, de la vallée de la Garonne et des Pyrénées aragonaises, détruisant entièrement au passage la communauté de Toulouse. Derrière ces événements dramatiques, l'auteur s'interroge sur le sentiment réel des populations du Midi à l'égard des Juifs. Quelle est l'origine de l'antijudaïsme en terre d'Occitanie, pourtant réputée pour sa tolérance, en particulier envers les vaudois et les cathares ? C'est au moment où se déroulent les grands procès d'Inquisition, où meurent sur le bûcher les Templiers, les derniers cathares et les Spirituels, que les juifs de Toulouse, de Verdun-sur-Garonne et d'ailleurs, sont massacrés en masse par une croisade populaire. En parcourant cette histoire méconnue, cet ouvrage tente en outre de répondre à bien des questionnements récurrents et douloureux, dont certains nous renvoient à une mémoire plus récente... et tout aussi sombre.
Après " Femmes en Languedoc ", ou elle dépeint la vie quotidienne des femmes nobles entre catharisme et catholicisme, Gwendoline Hancke nous invite ici à poursuivre ce parcours, cette fois en nous intéressant au destin de grandes familles de la noblesse peuplant les villages fortifiés languedociens du XIIe au début du XIVe siècle. De par sa situation sociale et pour des raisons profondément religieuses, cette noblesse joue en effet un rôle prépondérant dans l'implantation de l'hérésie : jusqu'au milieu du XIIIe siècle, les seigneurs, châtelains et chevaliers, restent les principaux protecteurs des hérétiques, et de nombreux membres de leurs familles, notamment des femmes, font partie du clergé cathare. Retracer et superposer des destins de familles nobles durant cette période permet de voir l'histoire sous un nouvel angle, pour ainsi dire de l'intérieur. Laurac, Châteauverdun, Rabat, d'autres encore, autant de noms qui sonnent haut et fort, ceux des châteaux et des familles qui les possédaient : familles qui se transmirent l'hérésie comme on le fait d'un héritage précieux, jusqu'à affronter le pape, le roi et l'Inquisition, jusqu'à, pour certaines d'entre elles, tout perdre.
Réédité une vingtaine de fois depuis sa première parution, cet ouvrage est la référence absolue pour l'histoire du catharisme : bien que très documenté et ne laissant rien dans l'ombre, il est aisément abordable par tous publics. Cette "conjugaison" rare explique évidemment que son succès perdure avec le temps.
Le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. " Cette "pensée" de Pascal, bien connue, sert à étayer la thèse selon laquelle les faits historiques dériveraient de causes fortuites et aléatoires : si Cléopâtre n'avait pas été aussi belle, Antoine aurait gardé sa clairvoyance, aurait vaincu à Actium (31 avant J.-C.), et " la face de la terre aurait changé ". Semblable conception de l'histoire, pourtant, n'est pas unanimement partagée : certains pensent, en effet, que l'issue de la bataille d'Actium, ou de n'importe quel affrontement majeur, n'a pas dépendu du comportement privé d'un homme, mais bien de lois supérieures qui règlent le déroulement des choses et où les humains n'entrent pour rien. Ces deux conceptions de l'histoire s'affrontent depuis la Renaissance, dans un débat retracé ici, qui tourne autour des mêmes questions essentielles : l'histoire est-elle le domaine du contingent et de l'irrationnel, ou le lieu du sens ? Les événements du passé devaient-ils arriver ou sont-ils advenus par hasard ? Faut-il en chercher les causes dans des principes indépendants de l'action des hommes et de leur libre-arbitre ? Le futur, voire la fin de l'histoire, sont-ils écrits ? L'humanité a-t-elle un Destin ? Historien lui-même (Port-Royal), Sainte-Beuve est maintes fois revenu sur ces questions : on ne pouvait donc trouver, dans ce parcours, meilleur guide que lui. Enfin, Michel Brix nous invite également à un surprenant voyage dans la littérature - non seulement française, mais aussi européenne.