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Autisme et psychose. Machine autistique et délire machinique, clinique différentielle des psychoses
Bonnat Jean-Louis ; Sauvagnat François ; Brice Ala
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753506510
Résultant de journées d'études, intitulées "Actualité de l'autisme", ce volume propose en particulier de préciser la place spécifique de l'autisme au regard de la psychose, afin d'en construire une clinique différentielle. L'autisme constitue-t-il une quatrième structure clinique? Qu'est-ce qui la distingue en ce cas de la psychose? Telles sont les questions posées au travers des articles qui composent l'ouvrage, questions renouvelées par les travaux récents au sein du "champ freudien" et dont la pertinence clinique mérite d'être soutenue au regard du développement des théories rééducatives et adaptatives. Celles-ci s'avèrent en effet trop souvent privilégiées en dépit de leur faible solidité théorique et du désarroi des praticiens en quête d'une orientation plus précise. La diffusion récente de récits à caractère autobiographique de sujets autistes dits "de haut niveau" a permis d'affirmer une approche non déficitaire de l'autisme et d'explorer la singularité des modalités de défense empruntées par le sujet autiste, face à l'insupportable qu'il rencontre dans son lien à l'Autre. C'est à la compréhension de cet insupportable et des réponses que le sujet autiste lui apporte que se consacre le volume. Il y défend une éthique du sujet contre la logique du handicap par trop dominante.
La Néologie, parue en 1801 et jamais rééditée depuis, est le dernier ouvrage marquant de Louis Sébastien Mercier (1740-1814). C'est avec ce livre très original que l'auteur du Tableau de Paris et du Nouveau Paris quitta la scène littéraire sur une ultime pirouette, peu comprise par ses contemporains. Nous sommes mieux à même, aujourd'hui, de mesurer en quoi cette ?uvre, aux accents si modernes, ouvre la voie au nouveau siècle. Ce "Vocabulaire" apparaît comme le couronnement de toute l'entreprise néologique des Lumières et témoigne, à sa façon, de la néologie révolutionnaire. Il s'agit là d'une ?uvre majeure pour la lexicographie et pour l'histoire de la langue française. Mais il faut également entendre Mercier à la lettre lorsqu'il revendique paradoxalement son dictionnaire comme un de ses livres à part entière et sans doute comme le plus personnel. La Néologie se révèle, en effet, comme l'atelier de l'écrivain et comme un autoportrait en creux. Jean-Claude Bonnet, auquel nous devons la redécouverte des ?uvres de Mercier, dévoile ici toutes les faces d'un ouvrage étonnant et plein d'intuitions fécondes. L'auteur du Tableau de Paris a été, comme il le reconnaît lui-même, "constamment néologue" dans ses écrits et sa néologie créatrice se confond avec sa vocation d'écrivain.
L'histoire du Panthéon commence avant le Panthéon. Elie trouve son origine dans le culte des grands hommes que les écrivains des Lumières ont consacré: avant le Panthéon de pierre, il y eut un Panthéon de papier composé des multiples cours fondateurs de notre légende nationale. Le livre de Jean-Claude Bonnet retrace cette longue genèse. Il en situe le moment capital, au milieu du siècle, lorsque l'Académie française propose pour son concours d'éloquence l'éloge des grands hommes de la nation. Il décrit comment ces éloges destines à rehausser l'éclat de la monarchie ont édifié peu à peu un Panthéon où le roi n'avait plus véritablement sa place. Il désigne les grandes idoles de ce culte laïc-Voltaire, Rousseau, Diderot mais aussi ses officiants plus obscurs. Il raconte la fortune croissante de cette nouvelle imagerie, depuis le salon privé jusqu'à la scène des théâtres, de l'enceinte de l'Académie aux célébrations du Paris révolutionnaire. Cet ouvrage invite à relire les grands textes des Lumières, apporte un éclairage inédit sur l'histoire de la Révolution et déchiffre la mémoire vivante de notre nation littéraire et républicaine. Jean-Claude Bonnet, directeur de recherche au C.N.R.S.et auteur de nombreux travaux sur le XVIIIe siècle, est le maître d'oeuvre de la première édition critique des écrits de Louis-Sébastien Mercier.
Résumé : Cet ouvrage s'intéresse aux constructeurs de machines particulières, machines " folles ", inventions irrationnelles pourtant construites avec une certaine rationalité : sujets psychotiques d'aujourd'hui comme Raymond et sa langue fondamentale, Frantz et ses météores, Pierre et son pont, Arnauld et ses automobiles, mais aussi psychiatres fous d'hier comme F. Klein et son traité des " maladies mentales expérimentales " ou encore Wilhelm Reich et sa machine à attraper l'orgone. Qu'elles soient maintenant exposées dans des musées grâce à la reconnaissance de l'art des fous par des hommes de culture comme Marcel Réja, Hans Prinzhorn, Jean Dubuffet, André Breton ou André Malraux, ou qu'elles envahissent le cadre des psychothérapies ou même l'espace de vie de leur auteur, ces machines chargées d'une modernité technicienne ne cessent d'interroger. Constituent-elles pour le sujet autiste une suppléance au défaut de métaphore ? Sont-elles des figures du double ? Participent-elles à la structuration de leur auteur ? Peut-on les assimiler au délire dans la psychose avérée ? Peut-on les rapprocher d'?uvres d'artistes comme Marcel Duchamp, Magritte ou Raymond Roussel, Jules Verne ou encore H. G. Wells et sa " machine à remonter le temps " ? Très tôt la psychiatrie a repéré l'importance du thème délirant de l'a machine et il n'est pas inutile pour en comprendre les mécanismes de rappeler la notion de systématisation paranoïaque de E. Kraepelin, le rationalisme morbide de E. Minkowski ou le syndrome d'automatisme mental de G. De Clérambault. Proposant un parcours à travers l'histoire, l'épistémologie et la clinique, cet ouvrage offre l'appui de nouvelles recherches, l'exploration de certaines orientations, aux cliniciens soucieux d'agir dans un respect plus grand de l'originalité des sujets qu'ils ont accepté de soutenir dans leur propre construction.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.