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La valse seconde. On me dit que ma poule est un coq
Bonnand Alain ; Miette Maurice
BIBLIOTHEQUE
16,00 €
Épuisé
EAN :9791093098562
Mais alors Valse seconde, de quoi s'agit-il ... Au fil de sa correspondance, deux années de la vie d'un écrivain français offertes en une valse d'idées et de mots. (Les livres, les femmes, les amis : tout au grand jour. Que vivre et écrire vaillent ensemble.) La présente valse court de janvier 2012 à novembre 2013. Nous retrouvons l'ami suisse nihiliste, Roland Jaccard, auquel se sont adjoints d'autres philosophes : Fatima, Trinidad, Claudine, Diane, Nathalie, Chantal, Mireille, Sylviane, Adeline, Elise, Colette, Stella, Catherine, Olivia, Stéphanie, Varda, Claire, Anne, Monique, Tilly, France, Brigitte, David et Claude. Exercice périlleux, joueur, le lecteur est vite pris dans cette ronde de mots, Alain Bonnand est unique, et la chasse au bonheur est un mode de lecture. Mais écoutons-le : " Je fais de la littérature avec la vie et de la vie avec la littérature. J'essaie de les rendre heureuses l'une à l'autre. " Réussir un joli ouvrage de soi. Ce petit inconvénient, exister, le réduire à une phrase ou deux. Tenter de donner à rire à Cioran là où il est. Une façon de littérature. Nous avions les demi-vérités (Régnier), le fait divers (Paulhan), le fragment (Cioran), les scolies (Gómez Dávila), le paragraphe (Caraco), les papiers collés (Perros), les immédiates (de Roux), voici la phrase à danser (Bonnand). Le Bandeau qui accompagnera le livre : Je rêve un ouvrage littéraire qui soit comme le lit pendant l'amour
Résumé : " Hier, je me suis fait une profonde entaille à la base du petit doigt en ouvrant les huîtres (j'adore les huîtres comme j'adore les moules). D'habitude, je fais ça tranquillement, en prenant garde de ne pas me blesser. Mais là je pensais à toi ; j'étais très distrait - et pour arranger le tout j'avais bu trois bons petits verres de vin blanc. Je m'étais d'abord fait une légère éraflure, mais faut croire que ça ne suffisait pas. Heureusement, ce n'est pas la main qui te caresse profond, c'est l'autre, celle qui te met deux doigts doux au bord des yeux, sur la tempe, à la racine des cheveux quand tu es belle, le visage tout illuminé de plaisir, et que tu dis : " Je crois que tu vas me faire jouir ! " "
La peinture, c'est la grande affaire de la vie de Picasso. Dans l'urgence de ses dernières années, il invente une nouvelle manière de peindre, brutale, elliptique, spontanée, qui choque les contemporains lorsqu'ils la découvrent dans les fameuses expositions de 1970 et 1973 au palais des Papes d'Avignon. L'image y est réduite à la portion congrue : on trouve essentiellement des figures, quelques nus, quelques bouquets de fleurs, deux ou trois paysages... L'enjeu réside ailleurs : dans la matière même de la peinture, dans l'ivresse rageuse de l'appliquer, dans la danse solaire que l'artiste accomplit avec ses pinceaux face à la mort. L'opportunité exceptionnelle de proposer au public un ensemble d'?uvres s'échelonnant de 1961 à 1972, jamais exposées ou demeurées inaccessibles depuis près de trente ans, nous permet de montrer, plus directement encore que cela n'a été fait précédemment, la modernité stupéfiante et la force d'expression remarquable de cette peinture. Une peinture créée avec l'impétuosité de la jeunesse et la liberté souveraine du grand âge, pour le plaisir de relever un ultime défi, l'art contre la mort, et de s'assigner une fin dernière : la victoire de la peinture, la peinture seule.
Vous m'accordez donc des instants à vos côtés dont je ne profite pas ; vous vous vengez en me posant des questions insidieuses et déstabilisantes sur mes motivations, mon genre de femme, mes aventures et mes maîtresses. Eh oui, que voulez-vous, il existe de mauvaises saisons où je déroge à mes habitudes pour m'attacher à une jeune femme que j'imagine par le fait même différente des autres. C'est l'espoir naïf d'une amie magnifique, qui me garderait des contingences sentimentales et sexuelles et avec qui je pourrais tenter de conjurer la solitude fondamentale. Quelquefois elle me prendrait près d'elle, dix-sept minutes au creux de l'après-midi, et ce serait paisible...
Entre les parasols que l'on avait oublié de ranger, la lune éparpillait sa lumière. Cécile était là, longue silhouette étalée sur son transatlantique. Elle profitait en cachette des caresses de l'air tiède. Je m'étais approché pour m'asseoir à ses côtés. Je ne pouvais voir d'elle, en clair, que les yeux, qu'il brillait là des horizons polaires... J'avais essayé des compliments, qu'elle faisait bien avec la nuit: mais elle n'avait rien voulu savoir. Ça ne l'avait même pas gênée quand je lui avais mis du sable dans les cheveux. Ce n'était qu'in extremis, avant qu'elle ne partît tout à fait, lorsque je lui avais parlé du lendemain, qu'elle avait laissé échapper:"peut-être", avec indifférence."
Résumé : Antoine Galland a rapporté d'un voyage à Constantinople de précieuses médailles, Les Mille et Une Nuits et un opuscule sur le Café. L'orientaliste retrace l'origine de ce breuvage de l'Arabie heureuse à La Mecque et convie le lecteur à écouter " une apologie du Café contre certains docteurs mahométans qui avaient prétendu que l'usage devait en être défendu aux musulmans ".