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LE REEL ET LES REALITES MULLA SADRA SHIRAZI ET LA STRUCTURE DE LA REALITE
BONMARIAGE
VRIN
49,00 €
Épuisé
EAN :9782711619047
La philosophie de Sadr al-Pin Shirazi (Mullâ Sadrâ, m. 1640) est une brillante tentative de penser le réel comme participation de tout ce qui est à une seule réalité, l'être comme acte. Cet ouvrage clarifie la façon dont est conçue cette participation. Il situe l'explication du réel défendue par Sadrà face aux courants sur fond desquels elle se construit, les courants akbari et ishrâqi bien sûr, mais aussi la philosophie d'Avicenne telle qu'elle est interprétée par Nasir al-Pin 'Psi. Il dégage les principes fondamentaux de la métaphysique sadrienne : la fondamentalité de l'être et l'affirmation de son caractère modulé, et analyse comment ceux-ci sont mis en œuvre dans l'explication des rapports entre le Principe premier - le Réel par excellence - et les multiples existences particulières, interrogeant par là la spécificité et la cohérence interne d'un discours parcouru par des exigences parfois difficilement conciliables. Au terme de ce parcours apparaît plus clairement le cœur même de la pensée de Mullà Sadrâ : un intérêt marqué pour les existences particulières et un souci de leur conserver une consistance ontologique, une volonté de penser le Réel certes, mais aussi les réalités. Un choix de textes extraits des al-Shawnhid al-Rububivya et des Asfar al-arba'a, traduits pour la première fois en langue française, constitue la deuxième partie de cet ouvrage.
Betty est la troisième et dernière fille d'une sororerie où la venue d'un fils était attendue comme celle du Messie. Dans ce récit, Betty raconte le chemin parcouru pour chercher sa place et exister comme fille. Elle retrouve son regard d'enfant et partage son ressenti sur ce qu'elle a subi, au nom de l'alcool, au nom des choix et des non-choix de son père, elle raconte son quotidien, détricote croyances et tabous, pour enfin se libérer, retrouver sa vraie personnalité et suivre sa propre voie. "Betty - Chronique d'une enfance écorchée", c'est une tranche de vie et c'est aussi une belle histoire d'amour filial, plus fort que tout.
Depuis la révélation des drames des enfants disparus, enlevés, violés et assassinés, qui ont mis la Belgique en émoi ces dernières années, la question du bien de l'enfant est prioritairement appréhendée à partir de celle de l'abus dont ils sont l'objet. Cette perspective pointe à juste titre le rôle déterminant pour le développement de l'enfant des facteurs tels que la sécurité affective ou le respect de l'intégrité physique. Ceci n'empêche pas que d'autres facteurs renvoyant davantage aux conditions collectives d'existence aient un rôle tout aussi déterminant sur leur bien-être quotidien. Aujourd'hui, un travail de ré-articulation de différentes dimensions influant sur la sécurité économique, affective et identitaire, et, au-delà, sur le bien-être de l'enfant, apparaît indispensable. Cet ouvrage vise à contribuer à cette réflexion. La démarche multidisciplinaire mobilise des analyses de chercheurs issus de diverses orientations des sciences humaines, de la psychanalyse au droit en passant notamment par l'histoire, la philosophie et la psychologie. Elle s'inscrit par ailleurs dans une confrontation avec des expériences d'acteurs de terrain provenant d'horizons différents comme l'accueil de l'enfant, l'aide à l'enfance en difficulté ou les tribunaux.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.