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Villes post-coloniales en Inde
Boni Livio ; Carrin Marie
PU PROVENCE
13,00 €
Épuisé
EAN :9791032001189
La représentation qu'on se fait le plus souvent de la ville indienne oscille entre une vision orientaliste et une vision pathologique. Pour la première, le génie urbain de l'Inde se résumerait au charme des villes historiques du Rajasthan, d'Agra ou de Varanasi, perçues comme lieux intemporels ; pour la seconde son mauvais génie se manifesterait dans le caractère informe de l'urbanisation contemporaine, incarné par le bidonville, sorte d'anti-ville phagocytant les mégapoles du sous-contient. Le parti pris de ce recueil - réunissant des contributions provenant de champs différents (philosophie, sociologie, anthropologie sociale, histoire, pensée politique, psychanalyse) est celui de sortir de cette fausse alternative, en envisageant la ville indienne comme point stratégique depuis lequel observer les contradictions qui marquent la société indienne, et en particulier la recherche d'une reconnaissance politique de la part de groupes sociaux demeurés jusqu'à présent aux marges de l'histoire, désormais impliqués dans une lutte pour trouver leur place en son sein. Lutte dont la ville "post-coloniale" devient le véritable champ de bataille. conception graphique
Bollywood Bombay est une nouvelle aventure du détective Feluda et de son jeune acolyte Tapesh. Jayatu vient de recevoir une proposition bien excitante : l'adaptation de son dernier roman policier - Les Bandits de Bombay - par un réalisateur très populaire. Ses amis Feluda et Tapesh proposent de l'accompagner sur le tournage de "la scène clé" à Bombay. Mais tout cela sent le mystère et l'aventure car dès leur arrivée dans la capitale du cinéma, un meurtre est commis et cette sombre affaire ressemble à s'y méprendre à celle imaginée par l'écrivain, fort peu rassuré d'ailleurs... Un roman court et savoureux dans lequel Satyajit Ray décrit avec amusement et ironie subtile les grosses ficelles du film bollywoodien. Le regard d'un grand maître sur un genre de cinéma qui sort aujourd'hui des frontières indiennes.
Résumé : S'il n'est plus cautionné par la biologie ou l'anthropologie, comme il l'était à l'apogée de la période coloniale, le racisme est loin d'avoir disparu. Son énigmatique persistance puise ses ruses et ses raisons dans l'inconscient et dans les effets de croyance qui l'accompagnent. Ce livre part à la recherche des traces d'une vie psychique collective héritière d'une histoire largement tributaire des grands partages coloniaux, rendue illisible dans notre actualité postcoloniale. Pour s'orienter dans ces voies parfois tortueuses, il a fallu miser sur l'apport sous-estimé d'Octave Mannoni. Philosophe venu tardivement à la psychanalyse, il a évolué pendant un quart de siècle dans les colonies avant d'entamer un processus de " décolonisation de soi " coïncidant avec une tentative de décrire l'envers inconscient de la scène coloniale : sa cruauté mais aussi ses fragilités intimes, donnant à penser leurs effets de longue durée tant chez les anciens colonisés que chez les anciens colonisateurs. En redonnant une visibilité à ce trajet, ses échos, ses critiques et ses reprises, les auteurs explorent à partir de la mécanique du démenti les ressorts inconscients du racisme. Se dessine ainsi une histoire mineure de la psychanalyse française, qui avait affaire à la question raciale avant même que Fanon s'en saisisse ouvertement, et que Lacan annonce, une fois le cycle des décolonisations achevé, que " le racisme a bien de l'avenir ".
La ville serait structurée comme un langage et comporterait donc, tel le psychisme, une dimension inconsciente. C'est l'hypothèse et le parti pris de ce livre, qui rendent possible une nouvelle description d'une série d'appareillages génériques de la Chose urbaine - telles la toponymie, la perspective ou la monumentalité - et de leurs dysfonctionnements, lorsque ces mêmes dispositifs sont pris dans un délire à ciel ouvert. Apparaît alors un certain envers de la machine urbaine, et le sujet reprend ses droits sur un processus qui semblait l'homologuer. Le symptôme délirant, saisi à travers des figures esthétiques et littéraires, permet de prendre la mesure des points de butée des savoirs censés rendre compte du phénomène urbain. En convoquant la psychanalyse, ce texte entend proposer une anthropologie élargie de l'urbain, non en fournissant un discours de plus sur la ville, mais en introduisant un moment de trouble dans les discours qui l'investissent.
Fruit de trois années d'études collectives, ce livre confronte les idées de Judith Butler avec ses références françaises (Derrida, Foucault, Lacan...). S'agit-il d'une rencontre ou d'une méconnaissance mutuelle entre les "gender studies" et la psychanalyse? La "performativité du genre" s'inscrit-elle dans les traditions ouvertes par Derrida et Foucault? Et quelles sont, à l'inverse, les questions, venues de la pensée "queer", qui interrogent les limites ou les points aveugles de la psychanalyse, tels que l'homosexualité, la portée politique des "transgenres", l'homoparentalité? Cet ouvrage donne de l'oeuvre de Judith Butler, prise entre éloges dithyrambiques et rejets violents, sa place: celle d'une pensée philosophique qui s'inscrit dans ce que nous appelons la modernité.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.