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Bouddhisme et philosophie. En quête d'une sagesse commune
Bonardel Françoise
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296057975
Est-ce au prix d'un malentendu que le bouddhisme est supposé avoir "rencontré" l'Occident? A l'incompréhension qui fut d'abord celle des philosophes occidentaux a succédé un enthousiasme contagieux pour cette "philosophie", pour cet art de vivre fondé sur des valeurs pacifistes et humanistes. Faisant fond sur la déchristianisation de l'Europe et sur le scepticisme religieux ambiant, ce néo-bouddhisme conciliant a-t-il encore quelque chose à voir avec la rigueur du renoncement prêché par le Bouddha Sâkyamuni au VIe siècle avant Jésus-Christ? Nombre d'Occidentaux prêtent en effet aujourd'hui à cette "philosophie" toutes les vertus dont auraient démérité les grandes religions, et pensent même trouver dans l'enseignement du Bouddha une rationalité quasi scientifique et un athéisme purificateur capables de réconcilier les plus critiques d'entre eux envers le religieux avec une spiritualité sans Dieu. Or une confrontation plus serrée entre les enseignements bouddhiques et la tradition philosophique occidentale fait apparaître un paysage plus nuancé et des clivages plus accentués qu'il n'y paraît au premier abord. C'est à clarifier certains de ces malentendus que sont consacrés ces essais portant sur quelques questions à cet égard significatives: identité, karma, thérapeutique spirituelle, non-dualité, vacuité... Biographie: Professeur de Philosophie des religions à l'Université de Paris 1-Sorbonne depuis 1990, agrégée de philosophie et docteur d'État; Françoise Bonardel est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages (Philosophie de l'alchimie, L'Irrationnel, La Voie hermétique) et de nombreux articles pour des revues et ouvrages collectifs français et étrangers. Elle dispense également à l'Université Bouddhique Européenne (UBE) un enseignement portant sur l'acculturation du bouddhisme en Occident et ses possibles relations avec la philosophie.
Officiellement disparue de la scène culturelle occidentale depuis l'âge des Lumières, l'alchimie est abordée ici en tant que "gestualité opérative" commune à tous les "hommes d'oeuvre" modernes désireux de maintenir un espace intermédiaire entre ciel et terre, religion et philosophie.
Un être "abyssal et lumineux", disait d'Antonin Artaud (1896-1948) un de ses contemporains. Des abîmes explorés par le "suicidé de la société" n'a-t-on pas déjà tout dit ? Nul destin ne fut il est vrai plus cruel que le sien, mais peu de vies aussi intenses en dépit de la maladie, d'une exaltation avoisinant souvent la folie, et d'un internement qui dura neuf ans. De la lumière irradiant ses écrits par contre il reste d'autant plus à dire qu'on ne la sépare pas de l'ombre d'où elle tient son éclat à nul autre pareil. Ni les blasphèmes ni les reniements dont est ponctuée cette oeuvre hors du commun n'en altèrent l'unité et le chant profond. Aujourd'hui intégralement publiés, les écrits d'Artaud montrent l'insistance d'une unique préoccupation: comment guérir la vie, malade de ses doubles vampiriques ? En remettant les formes contrefaites au creuset pour en extraire les forces encore vives, n'a cessé de répondre Artaud. Mais c'est dans les Cahiers de Rodez qu'est engagé le terrible corps à corps d'un homme seul avec Dieu et sa Création, qui allait donner au "corps" artaudien sa puissance de frappe et sa jubilation. Nul besoin d'évoquer la folie pour en entendre le message, adressé aux hommes d'un temps qui est plus que jamais le nôtre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.