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Les tortues viennent toutes seules
Bonal Denise
THEATRALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842602406
LA NOCE(tout le monde)Une grande tente en toile blanche d'où l'on aperçoit la campagne. Parallèlement à la rampe, deux bancs dont le plus éloigné est un peu plus haut que l'autre. À cour et à jardin une table couverte d'une nappe blanche. Des fleurs. Champagne et toute la joyeuse boustifaille qui accompagne les fêtes. Du fond arrive la noce joyeuse et frémissante ayant à sa tête Élisa, la jeune mariée. Son pas décidé et l'énergie qu'elle va dépenser la font ressembler à un jeune chef de troupe. Elle mène toute la noce vers les tables.ELISA.- (levant sa coupe de Champagne comme un signe de victoire, elle prend la main de Gustin et:) Gustin... (elle s'arrête émue) Gustin et moi nous sommes heureux de partager ce premier jour de notre nouvelle vie avec ceux que nous aimons depuis toujours et ceux que nous allons aimer pour toujours.Bruissements de plaisir. On entrechoque les coupes. On s'embrasse. Soudain la grand-mère a une forte quinte de toux. Elle s'étrangle. On l'entoure. On lui tape dans le dos.FERNAND.- (avec un regard noir sur la grand-mère) Voilà ça commence!GRAND-MERE.- (entre deux hoquets) Ne vous inquiétez pas! À chaque... mariage... je m'étrangle...MARINETTE.- (lui parlant comme à une enfant) C'est... un biscuit?GRAND-MERE.- (l'innocence même et après réflexion) C'est possible.YVONNE.- (à Fabienne et regardant Simon) Ce n'est pas la petite Malebranche qui devait être le témoin d'Élisa?FABIENNE.- Elle a déclaré forfait hier soir! Elle se sentait décidément trop amoureuse de Gustin.YVONNE.- La pauvre!FABIENNE.- La pauvre! On a passé une partie de la nuit à chercher dans nos carnets d'adresses le témoin providentiel.
Dix auteurs contemporains s emparent du thème des monstres en dix pièces courtes pour deux à quatre personnages. Ainsi les monstres sont-ils multiples et uniques: c est l assassin, c est la société, c est la télévision, c est nous... Textes accompagnés d un dossier pédagogique comprenant les biographies des auteurs ainsi que des entretiens autour de trois questions centrales. Distribution évolutive / 3:00.
En plus, Monsieur Bonan, vous écrivez ? - En plus de quoi, Monsieur ? - Ben, en plus de votre cinéma, de vos dessins... - J'ai écrit bien avant. A l'âge de 6 ans, ma première phrase, c'était "En vrai, la souris sourit" . Depuis, je n'ai jamais cessé d'écrire. - Et cette fois-ci ? - Là, ce sont des sortes de nouvelles en poésie, des textes rythmés de dessins et de peintures ; j'ai retenu tout ça durant plus de cinquante années. C'est sorti comme une rêverie qui aurait rompu ses chaînes. S'il fallait interviewer Jean-Denis Bonan sur cette première publication littéraire, voilà le dialogue qui pourrait jaillir. Avec Meutes, le réalisateur, producteur, acteur, plasticien Jean-Denis Bonan, distille une poésie abstraite, imagée, vivante. Une poésie libre, teintée de surréalisme, d'érotisme, de mystère et de jeu.
Je pèse plus que mon poids", dit Louise, la mère, d'entrée de jeu. Poids de la vie, du travail, des soucis grands et petits occasionnés par la "tribu" qu'elle porte à bout de bras: l'un se suicide à tout bout de champ, l'autre joue les loubards, la fille trime pour entretenir un chômeur professionnel fort en gueule, le chien fait des siennes... Mais, loin du néo-réalisme, cette saga familiale en forme de comédie, brosse des tranches de vie foisonnantes et hautes en couleur, des situations riches en rebondissements, des personnages affreux sales et méchants et pourtant si émouvants sous la plume tendre et acerbe de Denise Bonal.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.