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Morsures
Bonafous-Murat Hélène
LE PASSAGE
9,50 €
Épuisé
EAN :9782847423525
Entre l'hôtel Drouot et la boutique de gravures où elle officie comme expert, Hortense vit entourée d'images, dans un monde sans âge. Sa vie bascule lorsqu'un brocanteur lui apporte une estampe inconnue du graveur lorrain Bellange. La scène qu'elle représente les adieux d'un homme et d'une femme de la Renaissance devient pour elle un objet de fascination érotique et d'interrogation. Le meurtre du commissaire-priseur, puis la disparition, en pleine vente aux enchères, de cette oeuvre unique, achèvent de déstabiliser la jeune femme. La véritable enquête sera toutefois celle qu'elle mènera pour parvenir à identifier cette gravure, avec l'aide d'une pléiade de personnages du milieu de l'art hauts en couleur. Le dévoilement progressif des secrets de la gravure nous conduit à la cour de Lorraine à la fin du XVIe siècle où nous côtoyons le graveur Bellange, mais aussi le peintre Georges de La Tour, Henri IV, la famille de Guise... Hortense, au fur et à mesure qu'elle s'approprie l'histoire des personnages, perd de vue sa propre réalité, s'abandonne à une sensualité nouvelle, et croit à l'incarnation de ses fantasmes jusqu'à la mort.
Entre l'Hôtel Drouot et la boutique de gravures où elle officie comme expert, Hortense vit entourée d'images, dans un monde sans âge. Sa vie bascule lorsqu'un brocanteur lui apporte une estampe inconnue du graveur lorrain Bellange. La scène qu'elle représente - les adieux d'un homme et d'une femme de la Renaissance - devient pour elle un objet de fascination érotique et d'interrogation. Le meurtre du commissaire-priseur, puis la disparition, en pleine vente aux enchères, de cette oeuvre unique, achèvent de déstabiliser la jeune femme. La véritable enquête sera toutefois celle qu'elle mènera pour parvenir à identifier cette gravure, avec l'aide d'une pléiade de personnages du milieu de l'art hauts en couleur. Le dévoilement progressif des secrets de la gravure nous conduit à la cour de Lorraine à la fin du XVIe siècle où nous côtoyons le graveur Bellange, mais aussi le peintre Georges de la Tour, Henri IV, la famille de Guise... Hortense, au fur et à mesure qu'elle s'approprie l'histoire des personnages, perd de vue sa propre réalité, s'abandonne à une sensualité nouvelle, et croit à l'incarnation de ses fantasmes - jusqu'à la mort.
Résumé : Dans le but de dépasser les lectures purement "mimétiques" de Dubliners (l'oeuvre comme reflet de la société ou de l'histoire), cet ouvrage entend démontrer que le recueil de nouvelles joycien, publié en 1914, est régi par un système de catégories logiques qui préexiste aux personnages et les enferme d'emblée dans une structure d'échec dont ils ne sauraient s'échapper. L'impossible, clef de voûte de l'ensemble du système, produit de la sorte différents schémas - réseau des rues et des toponymes urbains, réseau de la parole ou de l'impression - qui sont autant de manifestations de cette paralysie dont Joyce lui-même a fait le coeur de l'oeuvre. Par là même, Dubliners prend place au sein d'une tradition qui, de Sterne à O'Brien ou Beckett, fait de la logique verbale le moteur de l'écriture littéraire.
Résumé : Paris, 1834. Le petit Charles Hû perd son bras lors de l'attaque menée par les forces de l'ordre contre un immeuble de la rue Transnonain, soupçonné d'abriter des opposants au régime de Louis-Philippe. Orphelin, sans ressources, il n'a que peu d'espoir de mener une vie normale. C'est compter toutefois sans sa volonté et l'aide d'un habile horloger qui l'équipe d'une étonnante prothèse. Devenu jeune homme, fermement décidé à trouver sa place dans cette société malgré sa condition, Charles se fait embaucher par un entrepreneur visionnaire mais peu scrupuleux. Alors que la réclame et la publicité triomphent, il devient rédacteur des innombrables petites annonces que son patron place dans les journaux. Porté par l'amour de Lisette, une jeune marchande des quatre-saisons, il prend une part croissante aux affaires de l'entreprise. Mais il en découvre aussi les sombres arcanes et s'interroge : dans ce monde où les marchands de rêve prétendent tout guérir, comment rester intègre et conserver son idéal ?
William Butler Yeats n'a cessé d'affirmer, dans toute son oeuvre théâtrale, la centralité de la question de la parole et de la voix. Inspiré par la matière légendaire de l'Irlande, il souscrit au mythe d'une oralité populaire dont le théâtre se doit d'être le porte-parole, avant de s'en écarter au profit de sa propre "parole écrite" de poète dramatique. Dans le contexte des mutations du drame au tournant des XIXe et XXe siècles, il défend une nouvelle dramaturgie tragique mêlant à un orchestre de voix réelles ou imaginaires la voix perturbatrice d'une figure héroïque. Plus tard, dans les Pièces pour danseurs, un choeur de musiciens est l'ordonnateur d'un teatrum mentis, du jeu de fantômes et de masques d'une psyché en quête de métamorphose. Sur cette scène de mots et de visions, lorsque du rythme des mots et de la danse surgit un instant d'épiphanie et de grâce, la question centrale que pose l'oeuvre n'est alors pas : qu'est-ce qui se passe ? Mais : qui (ou quoi) passe ? Pierre Longuenesse, chercheur passionné, traducteur subtil, mais aussi lui-même metteur en scène, maintient de bout en bout la force de cette interrogation en entrecroisant quelques éléments très simples, qui témoignent d'une connaissance intime de l'écriture et de la pratique théâtrale : l'espace scénique, la position des corps, les jeux d'ombre et de lumière, la netteté des mots ou des silences, et plus encore les incarnations de la voix. Toute la force de conviction de l'ouvrage qui nous est ici donné à lire tient à cette capacité de questionnement sur les métamorphoses du corps au regard de la présence de la voix, dans des pièces scandées, avec toujours plus d'insistance au fur et à mesure que se déploie l'oeuvre, par ce qu'il nomme lui-même des "événements-paroles".
Avec Skiatook Lake, Jubert & Séverac signent un polar imprégné de réalisme et d'authenticité, un véritable western noir qui dépeint les rapports entre Blancs et Indiens aujourd'hui, dans une Amérique où règne la loi du plus fort. Hominy, Oklahoma, l'Indienne osage Christine Longwalk est retrouvée morte dans une voiture sans conducteur après le passage d'une tornade. Accident ? Enlèvement lié à ses relations avec le Conseil minier ? Jack Marmont, chef-enquêteur de la police tribale, hérite de l'affaire dans un contexte explosif : le gisement de pétrole qui dort sous les pieds des Indiens attise les convoitises, et le projet de parc éolien échauffe les esprits des jeunes activistes de la tribu qui voient là l'occasion de se révolter contre l'hégémonie blanche. A la recherche de la vérité, Marmont va évoluer en terrain miné et enquêter seul contre tous. Un roman écrit après un séjour des deux auteurs dans la réserve osage, en Oklahoma. Reçus comme amis de la Nation, ils ont eu l'opportunité de rencontrer les acteurs sociaux, économiques, politiques, culturels et spirituels de la tribu, et ainsi de rapporter le matériau d'un polar imprégné de réalisme et d'authenticité. Un véritable western noir qui dépeint les rapports entre Blancs et Indiens aujourd'hui, dans une Amérique où règne la loi du plus fort.
Résumé : Le destin d'une femme, amie des arts, pionnière d'un féminisme qui bouscule les conventions de son époque. Au lendemain de la guerre de 1914, Yvonne Vierne, jeune femme intrépide, crée à Paris La Porte étroite, une petite librairie située au 10 rue Bonaparte, spécialisée dans la bibliophilie, l'art et la poésie. Elle y fait la rencontre de Henri-Pierre Roché, le futur auteur de Jules et Jim, grand ami des peintres et grand collectionneur, qui l'introduit dans un monde pour elle fascinant, celui de la modernité littéraire et artistique parisienne. Très vite, sa librairie devient le centre autour duquel gravite toute l'avant-garde - Gide et Roché, bien sûr, mais aussi Picasso, Derain, Dufy... Jusqu'au jour où un beau jeune homme pousse la porte de sa boutique : c'est le coup de foudre, et bientôt un mariage d'amour qui la fait entrer dans la grande bourgeoisie parisienne mais l'oblige, la mort dans l'âme, à abandonner sa librairie. Pour sa belle-famille, très conservatrice, il est en effet inconcevable de la laisser continuer son activité. Mais si elle accepte ce changement radical d'existence, Yvonne ne peut renoncer à son goût pour l'art : elle se met à collectionner des artistes de son temps, et en particulier un certain Sanyu, peintre chinois alors totalement inconnu, dont les Chrysanthèmes roses dans un vase blanc, beaucoup plus tard, à l'heure de sa gloire, aideront sa famille à surmonter les multiples épreuves que lui réserve la vie.
Marie Marvingt est une femme exceptionnelle qui collectionna un nombre considérable d'exploits sportifs et fit preuve tout au long de sa vie d'une générosité et d'une bravoure hors du commun. Pionnière du féminisme, la " fiancée du danger " est tombée dans l'oubli. Avec ce roman, Michèle Kahn lui redonne sa place prééminente parmi les figures majeures du XXe siècle.Femme exceptionnelle, surnommée " la fiancée du danger ", Marie Marvingt (1875 ? 1963) collectionna tout au long de son existence un nombre considérable d'exploits sportifs. Au moment de s'éteindre, à 88 ans, cette pionnière de l'aviation avait remporté 17 championnats mondiaux dans diverses disciplines, était détentrice de 34 médailles, avait accompli à vélo un Tour de France que les organisateurs avaient refusé d'homologuer et venait de passer son brevet pour piloter un hélicoptère à réaction.Mais la vie de Marie Marvingt fut loin de se limiter à ces succès. Très tôt consciente de la liberté à conquérir pour les femmes, elle batailla pour cela sans relâche. Courageuse, volontaire et emplie d'amour pour les autres, elle fut notamment l'inventrice de l'aviation sanitaire qui sauva, et continue à sauver, nombre de vies humaines. Pourtant, un mystère plane sur cette destinée : on ne lui connaît aucun lien amoureux. Désir d'indépendance totale ? Influence de la religion ? Peut-être la fiancée du danger n'a-t-elle simplement pas trouvé une compagnie à la hauteur de son esprit révolutionnaire.Si la presse, dans toute l'Europe et jusqu'en Amérique, a rendu compte de ses exploits mirobolants, Marie Marvingt est morte à Nancy dans une misère scandaleuse, et a sombré dans l'oubli. Ce roman entend lui redonner la place prééminente qui est la sienne parmi les figures majeures du XXe siècle.
La destinée extraordinaire d'Helen Keller, enfant aveugle, sourde et muette, tenue pour folle et puis surdouée, beaucoup la connaissent. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Alabama, 1880. Dans une plantation du sud des Etats-Unis, la naissance d'Helen console sa mère d'un mariage bancal. Un monde s'ouvre entre Kate et sa fille, et puis tout bascule : les fièvres féroces ravagent l'enfant adorée. Cette fillette à la destinée extraordinaire, beaucoup la connaissent. La renommée d'Helen Keller, aveugle, sourde et muette, enfant farouche, tenue pour folle et puis surdouée, a franchi frontières et années. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Comme glissée au coeur de son héroïne, tant vibre dans ces pages le corps déchiré de Kate, Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Dans ce Sud encore marqué par la guerre de Sécession et les tensions raciales, le lecteur traverse avec elle une décennie de sauvagerie, de culpabilité et de nuit. Mais découvre aussi, et c'est là la force du livre, un temps de clarté et de grâce.