Malgré l'engouement actuel, la médiation serait-elle une simple mode sans avenir ? La médiation est-elle un nouveau processus de gestion des conflits qui pourrait remplacer le modèle de l'adversaire par le modèle du partenaire ? La médiation permettrait-elle l'apprentissage d'un nouveau mode de relation où chacun écoute l'autre dans le respect de sa différence, et construit avec lui une solution aux différends ? Mais peut-on encore parler de "la" médiation ou devons-nous utiliser le pluriel pour évoquer "les" médiations ? Y-a-t-il une idée centrale commune de médiation et des déclinaisons diverses selon les secteurs où elle est appliquée ? Chaque médiateur compose-t-il, lui aussi, d'infinies variantes de médiations ? Les auteurs de cet ouvrage pratiquent la médiation depuis de longues années dans différents secteurs : entreprises et administrations, quartiers, familles, écoles. Ils confrontent ici leurs points de vue et mettent en commun leurs expériences, leurs observations, leurs réflexions. Ils souhaitent ainsi faire avancer la construction de la médiation en prenant en considération à la fois ses potentialités et ses limites.
Jusqu'ici, la christologie africaine n'est pas intégrée dans une théologie trinitaire systématique. C'est ce déficit que voudrait combler l'auteur. Comme point de départ de sa théologie trinitaire il met au centre la vie et la parole. Cet ouvrage montre comment la théologie trinitaire peut contribuer à redynamiser les sociétés africaines d'aujourd'hui au plan ecclésial, socioéconomique et politique. Un livre qui donne un souffle nouveau à la théologie africaine et dont ne pourront plus se passer les recherches ultérieures.
Ce recueil rassemble des textes de Luden Bonnafé, choisis par l'auteur, couvrant une période allant de 1938 à 1991, dont une quinzaine d'inédits, ainsi que deux textes d'Henri Sztulman et Armand Olivennes sur Lucien Bonnafé, il est complété par un choix bibliographique et un index onomastique. Le lecteur spécialiste, averti des choses en psychiatrie ou plus impliqué dans les questions de psychiatrie sociale, y saisira le "processus Bonnafé" et rencontrera "Bonnafé le désaliéniste la singularité de sa démarche, son appareillage conceptuel, sa "mythologie" ; son combat contre la psychocratie et la clinicoïdie, ses étapes, ses fraternités et son actualité. D'autres, spécialistes ou non, chercheront à rencontrer le personnage Bonnafé dans une série de témoignages à caractère presque autobiographique : un demi-siècle de résistance obstinée, de lutte inlassable pour la liberté de penser et de créer, de refus des apparences, d'anticolonialisme et de quichottisme engagé, en psychiatrie, en politique, en poésie - ses réseaux de filiation et de fraternisation, et plus particulièrement ses liens passionnels avec le surréalisme, auquel sont consacrées une centaine de pages. Que l'on soit ou non de la famille, adhérent ou réservé sur certaines idées, on ne peut que se laisser étourdir par cet ouvrage engagé d'histoire contemporaine des Aliénations et des Désaliénistes.
Résumé : Livres et bébés ne feraient pas bon ménage ! " Ils sont trop petits, ils ne comprennent rien ", entend-on souvent. Pourtant, les bébés, avant même de savoir parier, sont friands d'albums illustrés. Regardez-les : ils les feuillettent, les explorent en tous sens et écoutent avec passion leurs premiers récits. Le bébé, qui reçoit les soins maternels, a besoin de jeux avec l'imaginaire, sans lesquels il ne saurait accéder au langage ni à la vie de l'esprit. A contre-courant de l'apprentissage précoce, l'ouvrage de Marie Bonnafé fait l'éloge de la " lecture pour rien ", de la gratuité, du plaisir. Cet ouvrage, publié chez Calmann-Lévy en 1994, reparaît aujourd'hui revu et enrichi. Une préface du professeur Bernard Golse vient s'ajouter à la préface écrite par le professeur René Diatkine pour la première édition.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.