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Quel voleur accepte qu'on le vole ? Capitalisme et propriété privée
Bon Nicolas
PONTCERQ
7,50 €
Épuisé
EAN :9782919648061
Si les objets du monde sont bel et bien des poissons perdus, des res nullius ou des corps comme Nicolas Bon le montre dans cet essai effréné en forme de harangue publique, citant pêle-mêle Rousseau, Melville et saint Augustin, alors les individus qui s'en emparent sont eux-mêmes des inventeurs d'objets trouvés, c'est- à-dire des batteurs de grèves, des écumeurs d'eau douce, des « ravageurs » - c'est- à-dire encore des voleurs susceptibles de se faire voler à leur tour à tout moment. Simplement l'humanité se divise entre ceux qui s'efforcent de trouver là l'occasion de leur liberté, en renonçant aux chimères de la propriété privée, autrement dit en se laissant voler aussi souvent qu'ils volent, et tous les autres, ceux qui voudraient pouvoir voler sans jamais être volés eux-mêmes. Et ce n'est peut-être que ça, le capitalisme : cette supercherie ontologique concertée visant à organiser les conditions de monopole du vol légitime, en naturalisant le statut fallacieux et scélérat de poisson attaché, de res in patrimonio ou de corps-mort ; cet appareil de capture à grande échelle visant à s'approprier tyranniquement tous les vergers de la planète, sans admettre qu'on vienne y cueillir un seul de leurs fruits - car quel voleur accepte qu'on le vole ?
Né en 1926, Jacques Villeglé est l'une des grandes figures de l'art contemporain français et l'un des membres fondateurs du Nouveau Réalisme. Son ?uvre prolifique témoigne des évolutions de la société française, depuis le début des années cinquante, et dresse un panorama essentiel des formes, des couleurs et des signes des XXe et XXIe siècles. L'affiche lacérée, son médium privilégié, qu'il arrache dans la rue puis contrecolle sur toile, constitue le fondement de sa pratique artistique et garde la mémoire de nos réalités collectives. Marcheur et observateur infatigable, Jacques Villeglé est l'auteur d'une ?uvre, à la fois politique et esthétique, d'une cohérence et d'une force fondamentales.
Dans un village près de la mer, dans les marais et le vent, un matin de décembre, l'enterrement d'Alain. La famille n'a avoué de la mort ni comment ni pourquoi, et la journée s'en va de travers, comme avait fait la vie qu'on devine et reconstruit.Moment de bascule où se clôt un cycle, avant les forces neuves du recommencement : celui qui ici est tombé, tandis qu'un autre, son ami, doit continuer.Pour reconstituer au plus près cette journée blanche et rapide, trois heures d'une hallucinante scène réelle, l'auteur est revenu vivre dans son village natal de Vendée.
Le ciel nocturne brille de milliers de petites lumières, dont certaines sont des étoiles, d'autres sont des planètes, et d'autres encore sont des galaxies. Beaucoup sont invisibles à l'œil nu, il faut des lunettes pour les observer. A quoi peuvent-elles ressembler ? Comme les sondes spatiales, approchons-nous de la Lune, du Soleil et des planètes. Mais le système solaire, si grand soit-il, n'est qu'un point minuscule de l'Univers. Continuons notre voyage, à la rencontre des étoiles voisines, et découvrons la Voie lactée, notre galaxie. Continuons plus loin encore, vers d'autres galaxies. Plus loin, toujours plus loin. Où l'Univers s'arrête-t-il ? Et pourtant, le ciel commence sous nos pieds, au ras du sol.
Ulrike Meinhof 68-76 RFA est avant tout une tentative littéraire, un travail sur la voix et sur la langue ; la recherche d'une musique, d'une oralité, via la forme du monologue. Ce n'est pas une biographie d'Ulrike Meinhof, ni un récit sur la RAF, plutôt une "vie de" . En effet, Alain Lacroix éclaire ici le "maillage intellectuel" de l'époque, donne à voir la "scène berlinoise" , politique aussi bien qu'artistique : la dispute avec les groupes libertaires, l'arrière-plan que formait la scène underground.
Ce petit livre réfléchit aux conséquences qu'aura sur la Vision, sur le Regard, le couplage de nos ordinateurs sur les images du google (monde copié). Il dit que vont s'inverser les rapports entre expérience et connaissance — celle-ci allant se mettre à précéder celle-là... Il prend le regard à son premier commencement : Perceval yeux fixés sur les trois gouttes de sang laissées sur la neige par l'oie blessée. Puis il dit que le problème de la reconnaissance, au sens où Aristote l'étudie dans la Poétique, va se trouver comme dissout. Que, partant, tragédies et comédies seront comme dissoutes... et qu'Oedipe, en sacrifiant sa vision, pourra sauver ses yeux... Il dit que ce sera la fin de la tragédie, la fin de l'expérience. Et qu'Oedipe sauvera ses yeux. Mais il n'est pas impossible de lire aussi ce livre, à l'envers, comme un éloge de la Vision — un éloge de ce qu'est voir —, et qui serait alors tout ensemble éloge de l'expérience et éloge de la tragédie — éloge de la violence de la perception. Ce petit livre, alors, serait écrit comme pour Lucie de Syracuse, sainte violentée, aimée de Dante, et protectrice de la Vue. Tandis que la quasi-totalité des articles et études portant sur le google s'en tient à la question des mondes virtuels, des mondes parallèles et des effets de déréalisation à venir, ce livre au contraire pose la question des conséquences du google à même l'expérience la plus simple et la plus quotidienne — au plus réel et au plus bas : dans une phénoménologie de la perception.
Dans cette petite diatribe ad hominem, le lancement à Rennes d'une campagne de publicité moralisatrice et diffamatoire sur les dangers de la consommation d'alcool ("A ta santé ! ") est l'occasion de distribuer quelques già une tripotée de rabats-joie municipaux, plus soucieux de nettoyer en grand leur capitale de région et de la vider de ses populations indésirables, ade pouvoir la vendre ensuite aux investisseurs privés et aux touristes d'affaires, que de santé publique et de franche rigolade - comme on en jugera ici.
Résumé : Le Messager de Hesse est l'un des pamphlets les plus célèbres de l'histoire révolutionnaire allemande. Imprimé pour la première fois à Offenbach (Hesse), en juillet 1834, ce texte d'une extrême violence contre l'ordre en place de la Restauration a été distribué la nuit, à travers la campagne hessoise, par des bandes de jeunes garçons, au péril de leur vie. Ses deux auteurs : Georg Büchner et le pasteur Weidig.