La société actuelle interroge de manière vive les qualités économiques et professionnelles de l'ensemble des diplômes accordés par l'Université. Dans cette perspective, cet ouvrage questionne les forces et les faiblesses du doctorat en sciences sociales et humaines face au monde économique, à travers une triple orientation : historique, de comparaison internationale avec des pays comme la Finlande ou le Canada et épistémologique. Faudra-t-il construire deux doctorats distincts : un professionnel et un de recherche, ou est-il possible de dégager du doctorat et de sa thèse des compétences propres, compétences mises en oeuvre par les doctorants eux-mêmes et qui permettront à différents champs professionnels, non seulement de se développer, mais de s'ouvrir à de prometteuses innovations ? C'est à ces questions et à bien d'autres encore que répond cet ouvrage.
Tente de dégager les caractéristiques pragmatiques, de montrer les aspects illusoires, de mettre en évidence la fantastique force du désir et de la motivation de l'innovation à l'école, qui constitue l'enjeu et le pilier du changement du système éducatif scolaire français de la seconde moitié du XXe siècle.
Ce livre répond à la question : Comment évaluer le projet d'une organisation ? comprend des réflexions, des propositions concrètes issues de nombreuses expériences conduites auprès de différentes institutions. Si un projet développe la capacité de création et de changement, il nécessite, dès sa naissance, une démarche d'évaluation afin de garantir une plus grande efficacité. Cette approche est urgente dans un contexte complexe et en mutation. Les éléments de ce livre sont applicables à tous les projets d'organisation : projet d'entreprise, projet d'association, projet d'établissement scolaire, projet éducatif, projet pédagogique, projet thérapeutique... Il s'adresse à toute personne partie prenante d'un projet, assurant sa définition, sa mise en ?uvre et son suivi : membres d'une organisation, responsables associatifs, cadres d'entreprises, chefs d'établissement scolaire, directeurs d'administration, formateurs, responsables pédagogiques... L'ouvrage est facilement utilisable. Chaque chapitre détaille un élément de la démarche et se termine par une fiche récapitulative des repères pour l'évaluation. Les principes et les éléments pratiques sont associés tout au long du livre. Le passage à l'acte est fortement balisé et facilité. Chacun trouvera ainsi des outils concrets pour son action personnelle et collective.
La formation tout au long de la vie apparaît comme un enjeu capital dans le devenir des sociétés démocratiques. Si les injonctions officielles, y compris européennes, à mettre en couvre des modalités de formation tout au long de la vie sont nombreuses, elles ont du mal à passer au niveau de la pratique, de sa généralisation et de sa systématisation. Il semble que la formation tout au long de la vie émerge actuellement dans des situations d'urgences afin de répondre à des difficultés sociales et économiques auprès d'adultes. L'école apparaît comme un point aveugle dans la mise en couvre de la formation tout au long de la vie, comme si elle était, sinon mise à l'écart, du moins totalement oubliée. Comment développer une attitude, une posture d'ouverture, de flexibilité mentale nécessaire à la formation tout au long de la vie, dont tous les témoignages recueillis dans cet ouvrage nous disent la force, sans commencer à installer des structures d'apprentissage qui en permettent le développement dès le plus jeune âge? Mais si l'école doit en devenir le creuset, encore faut-il repenser son rôle et, surtout, les modes de formation, notamment initiale, des enseignants. Ce livre tente de faire le point sur cette question de la formation des enseignants face à la formation tout au long de la vie et de sa transmission auprès des élèves. Issu d'une étude subventionnée par l'Union européenne, il en analyse les possibilités et les obstacles de mise en couvre dans la formation des enseignants destinés à l'école obligatoire, dans six pays européens (Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie et Suède).
Actuellement, la formation professionnelle par " l'analyse des pratiques " connaît un grand succès. Mais on se rend vite compte de la pluralité des ateliers mis en place, de la variété de leurs effets et de leurs référents théoriques. Face à cette multiplicité, certains dispositifs affichent fortement l'emploi de " l'écriture sur sa pratique " comme un outil de professionnalisation. Qu'en est-il exactement ? L'écriture, même sur sa pratique, n'est-elle pas à l'opposé d'un développement professionnel ? Cet ouvrage s'empare de cette question pour dégager, à travers l'analyse de dispositifs de formation professionnelle très différents, les effets de formation produits par l'écriture sur sa pratique professionnelle. Cette comparaison entre dispositifs permet de conclure que ces effets sont étroitement liés au contexte de formation dans lequel est placée la pratique d'écriture, surtout aux modalités mêmes d'accompagnement du formé dans son processus d'écriture. Fruit du travail de plusieurs équipes de recherche réunies autour d'une même problématique, cet ouvrage éclaire d'un jour totalement nouveau les rapports entre l'écriture et le développement de compétences professionnelles.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.