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La naissance d'Oedipe. Traduction et commentaire d'Oedipe roi
Bollack Jean
GALLIMARD
14,00 €
Épuisé
EAN :9782070740314
Le texte de l'Oedipe roi de Sophocle, lu et relu pendant plus de deux mille ans, a subi les atteintes d'une appropriation passionnée. Les mots, même inchangés, quand ils sont réinterprétés, sont d'autres mots. C'est ici une traduction nouvelle qui s'appuie sur une révision de l'histoire de la compréhension ; elle s'est effectuée à partir de noeuds où éclatait le conflit des interprétations. Dans le miroir de ces problèmes se découvrent au regard synthétique du lecteur d'aujourd'hui, les généalogies d'une tradition du sens. Dans sa survie à travers les cultures occidentales, l'Oedipe roi de Sophocle est apparu comme une tragédie du parricide et de l'inceste, et ce sont ces thèmes qui ont fasciné les lecteurs. En réalité, comme on le voit d'abord dans la discussion des mots, puis dans les esquisses de reconstitution d'un cadre proprement cosmologique, ces actes, ressassés par l'imaginaire moderne, sont comme secondaires dans la pièce ; ils suivent l'événement initial d'une naissance interdite. Le centre d'intérêt se déplace en amont vers cet éclatement du tissu social ou cette irruption dans la vie du héros ; les horreurs commises ont la nature et revêtent les modes que requiert cette transgression-là pour être abolie. Dans le type de tragédie qu'illustre Oedipe roi, le sujet est l'agent d'une dislocation, d'un démembrement. La naissance est en elle-même la tragédie.
Situant dans l'action de la genèse les quelque cent fragments des Origines, les textes des citateurs et les analyses antiques structurent le poème par leurs indications multiples. Ce matériel, divers, riche, concret et difficile, est présenté et organisé pour la première fois dans une édition critique, accompagnée d'une traduction intégrale et précise.
A la recherche de l'un des deux poèmes perdus d'Empédocle, Les Origines, on découvre l'épure d'un système le plus rigoureusement fidèle au regard que l'homme du Vème siècle jeta sur lui-même. La cosmologie d'Empédocle ordonne l'espace et comprend les règnes où se mouvait cet homme, et où il se pensait. L'oeuvre se déchiffre, en se recomposant, à travers différentes lectures : la critique des philosophes et l'interprétation des médecins, des poètes et des grammairiens, étayant les fragments qui nous restent et que présentent les volumes suivants ; elle nous livre ses contenus enchevêtrés : une ontologie, une physiologie, une linguistique. Bien que l'on parvienne à retrouver les correspondances précises, les textes, qu'une analyse patiente restitue, conservent la fermeture qui fait que la réflexion s'y arrête et s'y enferme.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.