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Et l'ange créa la femme, éloge du football féminin. Suivi de : Quand Richard III gardait les cages
Boley Guy
VOLCAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9791097339722
Le foot féminin et le mythe de Faust, les unes la balle entre leurs pieds, et lui la mort entre ses mains. Lors de la Coupe du monde de football féminin de 2019, six matchs ont eu lieu à Reims, au stade André-Delaune. Guy Boley, écrivain, avait été sollicité par Nova Villa, une association culturelle et d'éducation populaire rémoise, afin de produire un objet littéraire sur cet événement, lequel objet servirait ensuite de base afin d'animer des rencontres, colloques et ateliers d'écriture en milieu scolaire et adulte, autour du football féminin. On lui laissait une liberté totale quant au contenu de ses textes. Le football féminin n'est pas simplement du football masculin joué par des femmes. Certes, on pousse un ballon en direction des filets opposés, sur un même terrain et avec les mêmes règles. Mais la testostérone cède sa place à la délicatesse, et la hargne à l'enthousiasme. Même les gradins sont le reflet d'une telle mue. Pourvu que le foot féminin conserve ce qui fait sa spécificité et ne se mette pas à singer les outrances de ses homologues masculins. Les six textes recueillis en ce livre, chacun correspondant à un match précis, tentent d'en montrer la grâce et d'expliquer l'enjeu de sa survie. A quoi s'ajoute une nouvelle de football "masculin" dans laquelle on découvre que Faust existe aussi entre deux cages de but. Né à Besançon en 1952, Guy Boley a exercé de nombreux métiers. Dès 1983, après une trajectoire artistique de saltimbanque aux multiples disciplines (acrobate, cracheur de feu, funambule à grande hauteur), il participe à plusieurs projets cinématographiques, avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danse et de théâtre. Il compte à son actif une centaine de spectacles joués en Europe, au Japon, en Afrique ou aux Etats-Unis. Depuis 2015, il se consacre exclusivement à l'écriture romanesque et a publié de nombreux ouvrages. Il est lauréat de plusieurs prix littéraires, notamment le Grand Prix SGDL du premier roman, le prix Georges Brassens, le prix Millepages, le prix Alain Fournier, le prix Françoise Sagan, le prix Sport Scriptum, le prix France-Québec, le prix Mottart de l'Académie française, le prix des Deux Magots, le prix Jean-Marie Koltès.
Résumé : Nés sous les feux de la forge où s'attèle leur père, ils étaient Fils du feu, donc fils de roi, destinés à briller. Mais l'un des deux frères décède précocement et laisse derrière lui des parents endeuillés et un frère orphelin. Face à la peine, chacun s'invente sa parade : si le père s'efface dans les vagues de l'ivresse, la mère choisit de faire comme si rien ne s'était passé. Et comment interdire à sa mère de dresser le couvert d'un fantôme rêvé ou de border chaque nuit un lit depuis longtemps vidé ? Pourquoi ne pas plutôt entrer dans cette danse où la gaité renait ? Une fois devenu adulte et peintre confirmé, le narrateur, fils du feu survivant, retrouvera la paix dans les tableaux qu'il crée et raconte à présent. Ainsi nous dévoile-t-il son enfance passée dans une France qu'on croirait de légende, où les hommes forgent encore, les grands-mères dépiautent les grenouilles comme les singes les bananes, et les mères en deuil, pour effacer la mort, prétendent que leurs fils perdus continuent d'exister. Dans une langue splendide qui n'a rien à envier à celle d'un Pierre Michon, Guy Boley déroule la fresque de cette vie supportée par des fictions de joie et bercée par les mots. Il signe ainsi un premier roman stupéfiant de talent et de justesse qui ne cède aucune place à la tristesse.
Résumé : Avant d'écrire, Guy Boley a lu, énormément, en vrac et à l'emporte-pièce, comme tout autodidacte. Puis, un jour, un livre de Pierre Michon, Vies minuscules. Ebloui par ce texte, il est allé le rencontrer, il y a plus de trente ans, dans une librairie, lors d'une séance de signatures. Ils sont devenus amis. Quelques années plus tard, il lui écrit cette lettre, hommage non idolâtre dans lequel il compare le métier d'écrivain à celui qui fut le sien des années durant : funambule. Qu'ont en commun l'auteur et l'acrobate ? Presque tout de ce qui rend la vie séduisante, dont ceci : chacun doit affronter le vertige, le vide, et le risque la chute. Parce qu'il a su braver la peur et se relever après s'être brisé maintes fois, Pierre Michon mérite, aux yeux de Guy Boley, le titre de Funambule Majuscule. Il nous dit pourquoi. Mais pour illustrer son propos, il se livre également et partage avec nous ses souvenirs d'un temps où il risquait sa peau en traversant le ciel. Il raconte comment il grimpait des mètres au-dessus du sol pour s'élever et tendre ses cordes d'acier avant de se lancer, et nous invite sur les toits, les clochers, les hauteurs, à le suivre. Déclaration d'amour, ce court texte est le plus intime de Guy Boley. Il y assume le je pour se confier, se raconter funambule, lecteur et prétendant auteur, mais aussi revenir sur ses rêves utopiques de jeune soixante-huitard ou la mort de son père. Avec une force et une poésie brutes, il nous livre ainsi une confession inédite et une réflexion profonde et terriblement juste sur l'écriture, la littérature, et la beauté que traquent ceux qui la servent encore. La lettre est suivie de la réponse de Pierre Michon à Guy Boley.
Résumé : "Semblable à une sainte qui ne demande rien, ni merci ni regard, elle ne voit que la lumière qui saille de son génie de frère. Elle est le seul pilier du temple qu'elle lui bâtit. Il souffre, elle soigne. Il geint, elle l'aide. Il doute, elle veille. Quand ses yeux ne vont plus, elle lui prête les siens. Elle a la certitude d'être née pour cela : se vouer corps et âme à son avènement". Elisabeth Förster fut l'unique soeur de Friedrich Nietzsche. De deux ans sa cadette, elle fut sa première admiratrice. Tôt, elle se promet de tout faire pour que brille l'oeuvre de ce frère à l'esprit aussi éblouissant que fragile. Mais, dans un monde où la pensée antisémite gagne chaque jour en adeptes, comment faire reconnaître le travail d'un obscur philosophe qui proclame la mort de Dieu ? De sa plume virtuose, Guy Boley retrace leurs vies mêlées. Amour, jalousie, ambition, furie : un drame shakespearien, dont la vérité glace et le souffle subjugue.
Comment devient-on un gardien de football de classe internationale ? Quels sont les dispositifs de recrutement, de formation, d?entraînement au quotidien qui permette d?affirmer que l?école française des gardiens de but, longtemps citée comme la référence dans le monde, est encore, aujourd?hui l?une des meilleures ? L?auteur a recueilli le témoignage de plusieurs gardiens, entraîneurs, spécifiques et sélectionneurs, qui nous confient leurs expériences, relatent leurs parcours avec sincérité. Dans le football, la sélection initiale est draconienne. Parce que le futur gardien commence très jeune sa formation au prix de sacrifices, que les critères physiques peuvent être rédhibitoires pour devenir professionnel, que l?état d?esprit, le " mental " fait partie des prérequis, tous reconnaissent le caractère unique de ce poste. Ces riches itinéraires de vie, de l?envie du début à l?aboutissement d?une carrière, mettent tous en exergue un aspect singulier de la formation française des gardiens de but. Ce livre vous propose de découvrir quatorze rencontres qui permettent de mieux comprendre la psychologie et les ressorts émotionnels de ces joueurs pas tout à fait comme les autres. Il est aussi question via cette enquête de mettre un coup de projecteur sur un poste passionnant, trop méconnu en profondeur et d?ouvrir l?ensemble des observateurs à ce " savoir-fairefrançais ".
Qu'est-ce que le hooliganisme ? Cet univers est finalement méconnu, et évoque chez la plupart d'entre nous un rejet. Et qu'est-ce qui peut bien motiver un passionné de football, fervent supporter de son club à jouir du football via le prisme de la violence ? Pourquoi les faits divers qui en découlent peuvent réveiller en nous une certaine curiosité, ou nous choquer ? Vivien Couzelas nous explique pourquoi et comment une personne d'apparence proche de nous peut s'orienter vers cette trajectoire de vie. Il nous répond en rapportant les confessions de Théo, un hooligan anonyme, qui a bien voulu lui ouvrir les portes de son monde. Il s'est confié avec beaucoup de sincérité sur son parcours, son évolution et s'est fendu de nombreuses anecdotes et confessions savoureuses, saisissantes, "pour briser les idées reçues sur ce mouvement". Parallèlement, l'auteur s'est appliqué à décrire l'historique du hooliganisme, de ses origines dans les années 1960 à aujourd'hui, aussi bien en France que dans les autres pays du monde, tout en dressant une description exhaustive des codes de ce milieu. Outre les dialogues avec Théo, un long travail d'enquête a été réalisé auprès de journalistes, consultants, sociologues et supporters du monde entier, qui ont apporté à l'auteur de multiples informations sur le hooliganisme. Ce voyage littéraire dépasse les questions sur le foot ou ses supporters, il soulève des questions psychologiques, sociologiques ou politiques, le résultat est aussi instructif que passionnant !
Depuis la perte de sa fille, Léo occupe son quotidien dans les bras d'une femme improbable. Motard intrépide, il sillonne les routes en dévers qu'il efface à vive allure pour provoquer le destin. Il fait alors la rencontre d'un groupe de Hells Angels, un "chapitre" parisien qu'il intègre progressivement. Sa personnalité borderline et ses errements dans sa nouvelle famille l'obligent à partir en Argentine pour trouver refuge dans l'estancia de Sarah. Malheureusement, une bande d'illuminés ne tarde pas à chercher querelle à son hôte pour la spolier de ses terres. Plus de fuite possible. Léo devra faire face. Le tatou, animal-totem, symbolise les frontières de nous-mêmes, celles dont on hérite et celles que l'on se fixe. Malgré la colère qui l'étreint, Léo retrouvera-t-il l'énergie suffisante pour envisager une deuxième vie ? Les vastes étendues empreintes de solitude peuvent parfois rapprocher les âmes égarées.
Julie Gaucher profite ici de sa double expertise en littérature sportive et en histoire du sport pour rendre accessible à un large lectorat les textes qui ont accompagné l'histoire des sportives, des pionnières aux championnes d'aujourd'hui. En réunissant des écrits de nature différente (manuels de savoir-vivre, traités de médecine, romans...), l'auteure s'est employée à rendre compte de la polyphonie discursive qui accompagne le développement du sport au féminin. A l'heure où les discriminations dans le champ sportif sont une préoccupation sociale et politique, ce retour historique par les textes permet de mieux comprendre l'ancrage de certains discours, mais aussi de circonscrire la prégnance d'imaginaires, de fantasmes et de normes. La plupart des extraits proposés ne sont aujourd'hui plus accessibles alors même qu'ils ont connu une importante diffusion et un écho social de premier ordre lors de leur publication : en les rassemblant dans cette anthologie, Julie Gaucher entend offrir un regard neuf sur l'histoire des sportives.