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Des valises sous les cieux
Boley Guy
ATELIER CONT
5,00 €
Épuisé
EAN :9782850351990
Ce texte inédit de Guy Boley est publié à l'occasion de l'exposition "Valises ! Histoires d'un objet dans la guerre" , organisée au Musée de la Résistance et de la Déportation, à Besançon, du 27 mai au 31 décembre 2025. A la genèse de ce récit, il y a des valises. Un objet discret, balafré par les trajets et le poids des ans, souvent croisé dans les réserves du musée sans que le regard ne s'y arrête. Jusqu'à ce que, petit à petit, une idée émerge. Et si, cette valise, toujours à la marge, qui ne vaut que pour ce qu'elle contient, pour ce qu'elle permet d'emmener ou de protéger, et si pour une fois cette valise était au centre ? D'abord, faire l'inventaire, un mot familier du vocabulaire muséal. Rechercher, repérer, documenter, lister. Aller frapper aux portes des institutions patrimoniales, tenter de faire émerger ces objets de l'ombre. Ensuite, construire un équilibre, donner du sens et mettre en récit. Valises ! Histoires d'un objet dans la guerre propose un voyage à travers les formes et les usages de l'objet durant le second conflit mondial : la valise-monde qui permet d'emmener avec soi quelques fragments de la vie qu'on abandonne. La valise-outil qui s'adapte aux besoins primaires du quotidien. La valise-cache dont l'aspect commun est utilisé par la Résistance pour développer ses activités clandestines. La valise-trace, objet symbole qui subsiste de l'assassinat des populations juives d'Europe. La valise-mémoire enfin, qui conserve les tessons d'une histoire parfois oubliée jusqu'à sa redécouverte. Malgré les informations parcellaires dont on dispose, on se heurte bien trop vite aux zones d'ombres qui entourent le parcours de ces objets : qui les a utilisés ? Pour quoi ? Dans quelles circonstances ? A quelle date ? Là où l'histoire ne peut, fautes de sources, remonter plus loin le chemin, la littérature permet d'imaginer d'autres possibles, d'ouvrir d'autres horizons. Le récit peut combler les vides, s'immiscer dans les coins, brosser des paysages et des impressions, en quête d'équilibre et de vraisemblable. "Des valises sous les cieux" ouvre une autre fenêtre d'exploration sur l'histoire, intime et sensible, où les temporalités se confondent. Une parenthèse où les frontières entre passé et présent sont beaucoup plus proches qu'on ne pourrait le croire.
En quatre actes, Guy Boley revient sur les moments les plus marquants de son existence. De sa naissance à ses voyages à travers le monde, il nous livre les expériences qui ont fait de lui l'homme et l'écrivain d'aujourd'hui. " Quand je suis né, j'ai fait comme si c'était la première fois. J'ai toujours été un grand farceur. " - En quatre actes, Guy Boley revient sur les moments les plus marquants de son existence . De sa naissance à ses voyages à travers le monde, il nous livre les expériences qui ont fait de lui l'homme et l'écrivain d'aujourd'hui . - Comme jamais il ne l'a fait dans ses précédentes oeuvres, il nous ouvre les portes de son intimité . S'y dévoile le portrait d'un homme profondément humain, à l'humour décapant et à la sensibilité brute .
4e de couverture : "Il faut l'imaginer, mon père ce héros, roi du monde et boxeur, assis dans la cuisine, ouvrir son dictionnaire et recopier des mots dont il se demande comment il parviendrait à les tordre sous sa langue pour construire des phrases aussi belles et volubiles que les fers emmêlés qu'il façonne dans son atelier." Dans une France rurale oubliée, un gamin passionné par les mots grandit auprès d'une mère que la littérature effraie. Elle veut faire de lui un homme. Alors très tôt, René devient forgeron puis champion de boxe, domptant l'enclume et le ring avec la même grâce. Mais jamais ne faiblit son amour des lettres. Quand son ami d'enfance, devenu abbé de la paroisse du quartier, lui offre le rôle principal de sa pièce de théâtre, René se lance dans le plus dur et le plus lumineux des combats, sous les yeux ébahis de son fils.
Résumé : Elisabeth Förster fut l'unique soeur de Friedrich Nietzsche, écrivain, philologue, philosophe, être perpétuellement souffrant, vivant dans une solitude totale. De deux ans sa cadette, elle fut sa première lectrice, compagne, admiratrice. Tôt, elle se promet de tout faire pour que brille l'oeuvre de son frère à laquelle elle n'entend rien. En effet, elle fera tout. Le soignera, l'assistera, le portera. Et ira jusqu'à vendre ses écrits à Adolf Hitler, homme que Friedrich eut haï s'il l'avait connu. Dans ce roman écrit d'un souffle, Guy Boley retrace chaque épisode de leurs vies : leur enfance complice à Naumburg, leur vie conjugale à Bâle où Fritz est professeur et où Lisbeth l'assiste, les week-ends chez les Wagner puis la rupture ; l'affaire Lou-Salomé, le mariage d'Elisabeth avec Bernhard Förster, antisémite déclaré avec lequel elle part en 1886 au Paraguay, fonder la colonie Nueva Germania. Pour revenir trois ans après, au chevet de son frère tombé dans la folie, inconscient, alité, qu'elle dit soigner mais qu'elle va trahir et spolier. Amour, solitude, vengeance, trahison ; ambition dévorante, génie, haine, héritage, cruauté. Tout y est. Même les dieux qui Là-Haut jouent aux dés. L'équivalent en prose d'un drame shakespearien.
Delacomptée Jean-Michel ; Thomas Chantal ; Boley G
Résumé : Pour la première fois, l'essentiel des tableaux vivants de Jean-Michel Delacomptée sont ici rassemblés. Ceux d'auteurs emblématiques de la littérature classique : Montaigne, Racine, Bossuet, La Bruyère, La Fontaine, Saint-Simon. Et ceux de personnages remarquables des XVIe et XVIIe siècles : Ambroise Paré, père de la chirurgie moderne, François II, fils aîné d'Henri II, Henriette d'Angleterre, dite " Madame ", belle-soeur et cousine de Louis XIV. Jean-Michel Delacomptée cultive l'art du portrait comme aucun autre écrivain contemporain. Par son style inspiré, puissamment évocateur, il ressuscite ces figures et, à travers elles, l'esprit et la chair du temps. Il restitue les corps, les lieux, les odeurs, les bruits, les costumes, les objets. Au long des trois siècles qu'il parcourt, il dépeint les jeux de pouvoir, les passions, les moeurs, les rôles selon les sexes, les règles de la Cour, l'omniprésence de la guerre, de la mort, de Dieu. Il illustre l'éclat de notre langue que les milieux lettrés pratiquaient avec une rigueur et une élégance magistrales. Ce recueil se termine par un portrait plus personnel, celui du père de l'auteur, qui révèle la raison d'être de tous les autres. De l'intime à l'universel, de l'Ancien Régime à aujourd'hui, Grandeur de l'esprit français nous élève, ouvre notre imaginaire, tout en rappelant à la fois ce qui évolue profondément dans le cours de l'histoire et ce qui, chez l'homme, ne change jamais ? ses bassesses comme ses vertus. Ces portraits célèbrent enfin ce que notre patrimoine littéraire possède de plus précieux, à conserver et à chérir.
Sans qu'on y prête attention la notion de chef-d'oeuvre est sortie du vocabulaire de l'art contemporain. On ne parle plus de chef-d'oeuvre que pour l'art du passé, et encore. Pris séparément, les mots qui composent l'expression sont eux-mêmes démodés. A l'heure du management libéral, "Chef" et "oeuvre" sonnent trop "vieux monde" , on ne trouve plus de chefs que dans quelques niches : les gares, les cuisines, les orchestres symphoniques... ! Les artistes pensent davantage leur production comme un continuum au sein duquel les pièces découlent les unes des autres et pour lequel c'est la cohérence de l'ensemble qui fait sens. A l'heure des réseaux sociaux et de l'interactivité sans fin, il y a dans "chef" et dans "oeuvre" quelque chose de bourgeois et de vaniteux qui date. Les historiens eux-mêmes n'utilisent plus guère le mot, même pour les oeuvres anciennes préférant laisser cette forme superlative à la littérature touristique et à l'emphase des marchands. On peut donc se demander de quoi cette disparition est-elle le symptôme, par quoi elle a été comblée et ce qu'est devenu ce mot maintenant qu'il ne joue plus son rôle de référence absolue, s'il a rejoint les poubelles de l'Histoire ou s'il se tient tapi dans des limbes d'où l'on peut s'attendre de le voir surgir à un moment ou à un autre. Le livre se propose de voir ce qu'il en est du chef-d'oeuvre aujourd'hui et si sa disparition est un symptôme permettant de comprendre notre contemporanéité. Deux textes pour deux approches différentes, celle d'un artiste et celle d'un critique. Deux approches qui se reflètent, se complètent, se contredisent... pour que chacun puisse faire le procès critique de cette notion.
Résumé : Le récit biblique de la mésaventure de la chaste Suzanne calomniée par un quarteron de vieillards lubriques a donné lieu à maintes illustrations picturales ou littéraires. Il est devenu un véritable topos dans la culture occidentale. Le texte, ici offert au lecteur, s'inspire bien de la légende, mais sur le mode de la dérision, de la fabulation grotesque, érotique et fantasmatique. Suzanne se fait complice des regards qui assaillent sa pudeur, et les vieillards, tout entier réduits à leur impuissance de croûtons, basculent dans un délire de luxure collective. Le manuscrit original de ce récit est reproduit in extenso.
Pourquoi des poètes, depuis lurette, sont fascinés par les oiseaux ? Plus que par les vaches, lapins, mulots ! Parce qu'ils - mouettes, merles, corneilles, alouettes, goélands, buses, rouges-gorges, mésanges, étourneaux, martinets, pies, hérons - apportent un autre monde : à vif avec la vie, fragile et léger, changeant, mélangé, sans prévention. Pas besoin d'imaginer, suf?t d'observer. Ce que fait Jacques Moulin : dans son jardin, son cerisier au printemps ; les champs autour, l'hiver inondé ; au bord de la rivière. Ils sont là, bavards discrets, farouches effrontés, égarés parfois, toujours remuants. Le poème ne les attrape pas ; il joue avec eux, à être eux un peu : "Tu rêvais à cette agilité de plume". La pensée picore des instants volatiles, où les mots volettent avec des sourires surpris, incrédules. Et Moulin de retrouver le rondel des anciens, dont les ailes tournent avec son nom. Jusqu'à cette merveille : un héron, suscitant un poème élancé, échassier ?nal, d'une tranquille vivacité" (Jacques Demarcq). "L'oiseau traverse nos vies nos balcons nos regards. Le rendez-vous est quotidien et on voudrait l'écrire. On répertorie son geste d'envol. On attend que ça entre un peu en soi. On dresse un piège à poèmes. On écoute l'oiseau chanter encore. Etirement dans l'étendue de la page. Héron ou martinet. Quelques corvidés. La pie aussi. Circulation des flux jusqu'en nos dedans : on se relie. Le peintre, dans un grand geste d'air cueillant et l'oiseau et l'arbre, nous accompagne" (Jacques Moulin).