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Les Ismaéliens d'Asie du Sud. Gestion des héritages et productions identitaires
Boivin Michel ; Matringe Denis
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296060876
Les Ismaéliens sont des musulmans chiites qui, bien que répandus sur tous les continents, sont principalement originaires d'Asie du sud. L'objet de cet ouvrage est de faire le point sur les études ismaéliennes en France. Les auteurs des contributions présentées ici sont aussi bien des chercheurs confirmés que de jeunes doctorants. Le fait ismaélien est abordé sous des angles variés qui reflètent certes la diversité des approches - anthropologique, historienne, sociologique, littéraire etc. - mais surtout l'intérêt que suscitent ces communautés musulmanes qui ont toujours représenté la dynamique intégrative de l'islam. Loin de rejeter les autres religions, l'ismaélisme s'est en effet toujours appuyé sur une interprétation symbolique des textes scripturaires de l'islam qui lui a permis de s'adapter à des contextes culturels divers. Les Ismaéliens privilégient encore aujourd'hui l'esprit de l'islam sur la lettre, ce qui explique la diversité du fait ismaélien lui-même. Cet ouvrage présente par conséquent un visage de l'islam qui est à contre-courant des clichés de violence et de radicalisme véhiculés par des médias qui ne font qu'amplifier démesurément une actualité avide de sensations.
En ce début de troisième millénaire, l'Inde, l'une des plus anciennes civilisations du monde, a largement passé le milliard d'habitants. Elle est également le seul pays du Tiers Monde régi, sans interruption depuis son indépendance en 1947, par une démocratie laïque. Quel avenir peut-on espérer pour ce sous-continent, aussi puissant qu'il paraît parfois fragile ? Michel Boivin en retrace l'histoire, depuis ses origines préhistoriques jusqu'à la formation d'une république indépendante, exemple unique au monde de la construction progressive d'une identité politique distincte du modèle de l'Etat-nation.
Cet ouvrage retrace l'histoire de l'une des plus anciennes civilisations du monde, d'un pays indépendant et doté d'une démocratie laïque depuis 1947, puissant mais parfois très fragile, exemple unique au monde de la formation progressive d'une identité politique indépendante du modèle de l'État-nation.
En ce début du troisième millénaire, l'Inde, l'une des plus anciennes civilisations du monde puisqu'elle remonte à plus de trois mille ans, compte plus d'un milliard d'habitants. Elle est également le seul pays du Tiers blonde régi, sans discontinuer, par une démocratie laïque depuis son indépendance en 1947. Quel avenir peut-on espérer pour ce sous-continent, aussi puissant qu'il paraît parfois fragile? Cet ouvrage en retrace l'histoire, depuis ses origines préhistoriques jusqu'à la formation d'une république indépendante, exemple unique au monde de la formation progressive d'une identité politique indépendante du modèle de l'Etat-nation. Biographie de l'auteur Michel Boivin est chercheur au Centre d'Etudes de l'Inde et de l'Asie du Sud (EHESS-CNRS, paris), et chargé de cours à l'Université de Savoie (Chambéry).
Résumé : Le soufisme antinomien, sous l'impulsion de La'1 Shahbâz Qalandar, réunit des traditions mystiques de l'islam qui entendaient protester contre l'institutionnalisation des grandes confréries soufies, et contre la collusion de leurs chefs avec le pouvoir politique. Depuis son arrivée au mue siècle dans le sous-continent indien, la Qalandariyya était connue pour ses provocations. Les qalandars vivaient à l'écart de la société et faisaient, par exemple, de la transgression un mode d'accès privilégié à Dieu. Leur approche se caractérisait également par l'incorporation de répertoires culturels locaux à leur pratique religieuse. La Qalandariyya fut rapidement "normalisée" par les confréries soufies, mais son caractère transgressif survit encore dans la poésie qu'elle a laissée, ainsi que dans ses rituels comme l'enivrement mystique ou la danse extatique. Les soufis antinomiens placent toujours le renoncement et l'errance au centre de leur vie spirituelle.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.