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La conversion. Textes et réalités
Boisson Didier ; Pinto-Mathieu Elisabeth
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753533448
Pluridisciplinaire, cet ouvrage, ouvert par un psychologue des religions, a rassemblé littéraires, historiens et linguistes autour de la question de la conversion, de l'Antiquité au vo" siècle. fi conduit son lecteur de l'Italie antique à l'Espagne moderne, de l'Allemagne à l'Angleterre ou la Hongrie, sans oublier la France, sa littérature médiévale ou ses grands romanciers, parfois inattendus sur le sujet. Les recherches historiques les plus pointues, les réalités, y côtoient le discours, l'écriture et ses textes. Ces approches croisées, entre disciplines, siècles et espaces renouvellent une question majeure, actuellement redécouverte par la recherche. Majeure car toute la culture européenne s'est construite autour de la conversion massive au christianisme consécutive à l'écroulement du polythéisme romain. La conversion est donc affaire de pouvoir, de politique et de sociétés. Elle peut, par le théâtre religieux en particulier, s'adresser aux foules. Certaines époques la montrent violente, contrainte, irrespectueuse de toute hétérodoxie. Mais elle est aussi une démarche individuelle, un retournement de l'être le plus intime, un appel de la transcendance dans la singularité d'une vie. Saint Paul ou saint Augustin ont érigé en modèle spirituel ces moments où meurt leur ancienne vie. Les auteurs du présent volume s'attachent à la conversion sous l'angle plus spécifique de son récit, entendu comme modèle littéraire, souvent autobiographique, et réflexion théologique offerte à autrui. Ils confrontent ce discours de convertis, mais aussi le discours sur eux, aux réalités, individuelles et collectives, religieuses et culturelles, de la conversion, contribuant à préciser la définition de celle-ci.
Résumé : Une pochette contenant 8 cartes à gratter grâce à des modèles et des pas à pas et un stylet en bois. Grâce au stylet, en grattant les cartes, l'enfant révèle de superbes effets.
Des tenues à imaginer pour un look de festival super tendance ! Une pochette contenant tout le nécessaire pour personnaliser les silhouettes : un pochoir, des stickers (certains avec de la dorure), des papiers à motifs, des pages de coloriages et plein de pages d'inspiration !
Résumé : Des activités créatives qui apportent calme, concentration et apaisement. une pause inattendue et bénéfique pour les petits comme pour les grands !
Inspecteur du collège de La Flèche de 1764 à 1776, Stanislas Dupont de La Motte est l'auteur d'un Journal qu'il rédige du 1er octobre 1771 au 30 septembre 1776. Après le départ des jésuites en 1762, l'établissement devient à partir de 1764 un collège préparatoire à l'Ecole militaire de Paris. Il doit accueillir 250 jeunes nobles censés poursuivre ensuite une carrière militaire. Nommé par le secrétaire d'Etat à la Guerre, Dupont de La Motte rend compte dans son journal tout d'abord de la vie à l'intérieur de l'établissement. Il évoque longuement les comportements des élèves à travers surtout leurs problèmes de santé, comme l'inoculation contre la variole, et la question de la discipline. L'attitude des enseignants et de l'administration est minutieusement décrite et critiquée. La gestion du collège (travaux, approvisionnements...), dont il est directement responsable, est analysée. L'inspecteur dresse aussi un tableau de la société fléchoise qu'il dépeint en des termes souvent acerbes, tout en cherchant à être admis parmi les " barons ". Il insiste sur les liens étroits qui unissent la ville et le collège. Enfin, lors de la dernière année, Dupont de La Motte condamne la disparition de l'établissement comme école préparatoire et la dispersion des élèves qui sont désormais confiés à des bénédictins, des oratoriens ou des minimes. Le Journal de Dupont de La Motte est donc un témoignage précieux et original de la vie d'un prestigieux établissement dans une petite ville de province.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.