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Entre jeu et art. Du jouer vers l'art
Boissière Anne
MIMESIS
22,00 €
Épuisé
EAN :9788869761591
Le livre explore le statut et les qualités du " pathique " d'après la définition d'Erwin Straus, en se tournant vers le jeu et l'art, dans l'objectif d'interroger l'étonnante spontanéité des ces formes vivantes d'expérience. L'analyse de cette dynamique formelle, ici conçue comme un mode de communication irréductible opérant à même la motricité, mettra en valeur le playing plutôt que le game, ainsi que la Gestaltung plutôt que la forme perçue dans sa dimension identitaire. La perspective s'enrichira des créations d'art brut, témoins privilégiés d'une logique de l'inintentionnel, permettant avant tout d'habiter le " monde ". A la croisée de la psychanalyse et de la phénoménologie, le livre dialoguera entre autres avec les pensées de Marion Milner, Donald W. Winnicott, Johan Huizinga et Henri Maldiney.
Boissière Anne ; Joqueviel-Bourjea Marie ; Jalliet
Comment faire naître et engager une parole à soi quand on est philosophe et femme ? Ce livre répond à partir de la voix, en inventant un dispositif inédit d'écriture : rédiger des lettres à d'autres femmes, amies, artistes ou philosophes, dans un partage qu'instaure la confiance. Ces lettres ne sont pas destinées à être envoyées par la poste, mais à être oralisées afin de créer un lien d'adresse et d'écoute, par le biais duquel la parole peut se lever dans ce qu'elle a de relationnel et d'unique. Un tel dispositif met en défaut l'abstraction d'un logos philosophique qui voudrait n'avoir ni bouche ni oreilles. La voix, ici, est envisagée dans sa dimension expressive et dans sa valeur d'incorporation du discours. Entre philosophie et art, cette correspondance fictive vocalisée se ressaisit d'un parcours de vie, inclut le vécu de l'expérience corporelle et ses aléas. Sa portée critique est celle d'un geste philosophique qui ne répète pas la violence de l'abstraction, mais fait advenir une parole de femme, poreuse à l'expérience de vie, dans le tissage qu'opèrent concrètement le sens et le sensible.
Cet ouvrage rassemble onze textes d'auteurs d'origine disciplinaire variée (philosophie, géographie, psychanalyse, arts) qui ont en partage un champ factuel commun, l'art (et le plus souvent l'art contemporain), qu'ils abordent à travers un thème commun, la spatialité. L'accent est mis sur l'activité artistique comme processus, plutôt que sur l'oeuvre dans son caractère abouti. Ce questionnement trouve sa place dans le champ ouvert au vingtième siècle autour du corps engagé dans l'activité par la phénoménologie, la psychiatrie phénoménologique et la psychanalyse dite transitionnelle qui ont abordé l'expérience d'écriture/dessin et la danse à partir du geste et du jeu (playing). La question de l'espace y est centrale, mais directement liée à celle du temps de sa construction. C'est l'idée d'un espace se formant, se faisant à travers l'activité artistique et inversement celle d'une activité artistique se formant, se faisant avec l'espace comme dimension qui est ici sérieusement considérée - ceci impliquant une éventuelle reformulation de la spatialité de l'objet d'art. Plutôt que de parler d'un rapport entre espace et activité artistique, il serait en ce sens plus juste de parler de la dimension spatiale de l'activité artistique et de la dimension oeuvrée de l'espace.
Les valeurs féminines ou masculines ne sont plus l'apanage du sexe. Des études montrent que les trois quarts des hommes et des femmes trouvent normal qu'un homme laisse transparaître sa sensibilité féminine et que, réciproquement, une femme manifeste sa sensibilité masculine. Un manager, quel que soit son genre, a besoin de toutes ses valeurs et de toutes ses qualités, féminines et masculines, pour accompagner des équipes mixtes dans la performance, pour manager leur complémentarité et pour développer son propre leadership. Engagement de soi, Animation/adhésion de l'équipe, Soutien et Engagement de la hiérarchie sont le credo du leadership EASE, développé par l'auteur pour manager l'entreprise du XXIe siècle. Cet ouvrage s'adresse aux hommes et aux femmes de l'entreprise, dirigeantes et dirigeants, DRH et managers, attachés à la mixité, et qui souhaitent bénéficier de 100 °/O des talents présents au sein de leurs équipes.
Comment arriver à surmonter votre trac? Comment transformer vos émotions les plus déroutantes en atouts pour vous épanouir? Et aussi, comment faire face avec recul et sérénité aux émotions des autres? Etre capable d'utiliser ses émotions positivement requiert un savoir-faire indispensable aujourd'hui. Grâce à la lecture de cet ouvrage, vous disposerez de tous les moyens pour: comprendre le mécanisme de vos émotions; accroître votre confiance en vous au travail; renforcer votre leadership au quotidien; cultiver votre charisme et votre personnalité. Bref, de quoi faire de vos émotions les alliées de votre réussite en entreprise!
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.
Les relations entre les deux arts du temps et du mouvement, danse et cinéma, ont déjà fait l'objet de divers travaux, mais les problématiques restaient générales : comment le cinéma montre-t-il la danse ? Comment le cinéma fictionne-t-il le monde de la danse ? Quelles sont les gains et les pertes de la rencontre entre ces deux arts (ce que le cinéma y gagnerait, ce que la danse y perdrait) ? L'hypothèse sera donc : comment parler de danse au cinéma au delà de l'évidence des performances ? Qu'entendre par les " danses idéales " créées par le cinéma selon le critique Ricciotto Canudo ?
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Nanni Moretti est l'auteur italien qui, mieux que ses contemporains, a su lire et percevoir les égarements du présent, en représenter les fractures, en restituer les masques aussi bien privés que publics. De Io sono un autoarchico à Mia madre, le cinéma de Moretti a mis en images la radicalité d'une crise existentielle d'un sujet névrotique et fourvoyé, perdu, présent au monde à l'aide de déguisements idiosyncrasiques qui le placent, souvent, sous le signe du grotesque. En restituant son rapport lumineux à l'actualité, cet essai explore avec un regard singulier l'oeuvre du grand cinéaste italien. D'un cinéma, celui de Moretti, qui fusionne le comique et le tragique et nous restitue sans cesse un présent inquiet, non-résolu, douloureux ; un présent qu'il continue de traverser pour nous aider à nous y retrouver.