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L'amour et l'ennui
Boisdeffre Pierre
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246850038
Ecrit en 1955, l'Amour et l'ennui est le roman de la trentième année, quand l'indécision, la fuite devant les responsabilités de la vie prennent le masque de l'amour. On y voit un garçon assez mou, une chanteuse, des Marie-Chantal - un coq au milieu d'une volière - et, tranchant sur ce petit monde, une jeune fille fraîche et pure, Génia de Verrières. En refusant de se laisser lier par son amour, Olivier Sablons se décharge sur la faible Génia du poids d'une vie qu'elle ne peut supporter seule. Dans cette peinture de l'ennui, " plus redoutable qu'une passion ", dans ce portrait cruel et séduisant du XVIe arrondissement, Pierre de Boisdeffre s'était proposé de peindre une " génération sans cause " - celle de 1955 - qui souffrait de n'avoir pas de mission. L'Amour et l'ennui pourrait bien être, en effet, le portrait, que beaucoup jugeront prophétique, d'un monde - la " société de consommation " - que toute une jeunesse devait combattre sur les barricades de mai 1968. Mais ce document d'époque reste, aussi et surtout, une histoire d'amour et un " vrai roman ".
Ce beau texte, où il est question de la physique et de la métaphysique du sexe, surprendra plus d'un lecteur, car il est audacieux et d'une rare originalité. Audacieux, parce qu'Alexis - l'amant - est aussi impudique que pervers, poursuivant la conquête d'une femme inaccessible, Sophie, alors même qu'il entretient d'autres liaisons. Original parce que peu d'auteurs ont été aussi loin dans la recherche du plaisir et de "l'infinitude" humaine. Le récit, d'une grande virtuosité, nous promène entre Rennes, Paris, Florence et New York. L'amant y prêche "la merveilleuse abjection, la jouissance absolue de l'obscène, la chute vertigineuse dans l'immonde", tandis que Sophie, "chaque matin, gémit après la chose immonde et délicieuse", mais écrit à l'amant: "Dieu t'aime puisque tu m'as rencontrée."
L'Eglise, fondée par Jésus-Christ voici deux mille ans, va-t-elle mourir ? Il y a de moins en moins d'hommes et de femmes pour croire en Jésus crucifié, de moins en moins de prêtres pour célébrer sa passion, de moins en moins de fidèles pour fréquenter son temple. Ce livre brûlant commence comme un pamphlet et s'achève en chant grégorien. D'abord, l'accusation ; aujourd'hui, le plus grand obstacle de l'évangélisation ne serait-il pas ce clergé vieilli, dépassé, qui a troqué l'enseignement éternel contre un assistanat social et un engagement politique ? Le vrai témoignage de la foi ne serait-il pas plutôt donné par les laïcs ? Erasme, défenseur incompris d'une Eglise encore à venir, Montalembert vouant sa vie, ses forces et sa fortune à une Eglise qui ne le paiera que d'ingratitude, Péguy, Claudel, Bernanos, Maritain, Mauriac, Clavel et quelques autres en sont les plus pertinents exemples. Dès lors Pierre de Boisdeffre prend le pari : les laïcs, hommes et femmes confondus, prendront la relève, conduiront l'Eglise au-delà du gué ; la résurrection passera par eux, autant que par les prêtres et, bien sûr, par les papes.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.