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La Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers. La renaissance de l'Académie d'Angers 1828-1946
Bois Jean-Pierre ; Bouvet Pierre
LES ACTEURS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782383591108
Créée dans le grand élan culturel du romantisme, la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers est l'héritière de l'Académie royale disparue en 1793. Elle a tenu son rang au coeur de la vie culturelle de la ville et du département de sa création, en 1828, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1946. L'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Angers en est aujourd'hui la descendante. A cette époque, ses membres appartiennent à l'élite de l'Anjou catholique et conservateur. Ils possèdent des terres et des hôtels en ville, ils tiennent une place sociale dominante, ils exercent des responsabilités territoriales ou politiques, locales ou nationales. Ils sont médecins, juristes, professeurs, ingénieurs, artistes, écrivains, historiens, et ont, ensemble, laissé une oeuvre considérable, toujours visible. Ils investissent tous les domaines. Celui de l'Agriculture et de la Botanique avec le Comice horticole à l'origine de l'épanouissement floral et arbustif de la province, l'Art et l'Histoire, avec le roi René ressuscité par David d'Angers et le comte de Quatrebarbes, et Godard-Faultrier qui enrichit ses Musées, et inventorie ses monuments , le sauvetage de l'Apocalypse par Mgr. Angebault, et l'engagement déterminant du chanoine Urseau, font de la ville la capitale de la tapisserie en France , les Lettres brillent avec René Bazin, redécouvert aujourd'hui. Et avec eux, un nombre impressionnant personnalités de grande valeur, les Pavie, Léon Cosnier, Guillaume Bodinier, et tant d'autres dont les noms, trop souvent méconnus, sont restés sur les plaques de nos rues , et dans les pages de ce livre...
Les traités d'Utrecht et de Rastadt mettent fin aux conflits religieux en Europe. S'ouvre alors une période de stabilisation autour de la France, de la Suède et de l'Empire ottoman, tenant en respect la grande Autriche-Hongrie. Mais déjà on sent pointer la Russie et la Prusse ; l'Angleterre s'impose sur les mers et devient une puissance intercontinentale. L'Europe se remodèle en fonction des alliances et s'étend au reste du monde (expéditions, découvertes et colonisations se poursuivent à un rythme soutenu). Le XVIIIème siècle est également l'époque des rêves cosmopolites, des utopies de paix perpétuelle, des intenses réflexions sur les règles qui doivent régir les Etats entre eux et le souhait d'une autorité supra-étatique capable d'imposer la paix. Cette Europe bouillonnante aspire à la liberté, la notion d'empire est contestée, des "nations" émergent. Après les guerres napoléoniennes, l'Europe qui sortira de 1815 n'aura plus rien à voir avec celle des monarchies anciennes. C'est ce double mouvement que décrit ici Jean-Pierre Bois : une sortie de l'Europe hors d'elle-même sans précédent, une transformation interne jamais vue de cette même Europe.
Maurice de Saxe, vainqueur légendaire de Prague en 1741 et de Fontenoy en 1745, est l'un des grands hommes de guerre de son temps. On réduit souvent la vie du maréchal de Louis XV à une série de stéréotypes pittoresques : général chanceux et aventurier infatigable, amoureux ardent mais peu exigeant sur la qualité de ses conquêtes, toujours tenu à distance par une Cour raffinée à cause de ses grossièretés de reître, fils de roi sans royaume qui aurait pu devenir duc de Courlande ou roi de Tobago... Européen avant l'heure, Maurice de Saxe est d'abord l'un des hommes du XVIIIe siècle qui a le mieux connu l'Europe de son temps. Saxon de coeur et Français d'adoption, il connaît aussi bien les Cours que les champs de bataille. Sa carrière militaire se double d'une réflexion sur la guerre. Ses campagnes, où il met en application ses intuitions tactiques, font de lui à la fois le successeur de Turenne et le précurseur de Frédéric II. En même temps, Maurice de Saxe pèse sur l'évolution de la politique décidée à Versailles. Acteur diplomatique discret, il reste un conseiller militaire écouté, jusque dans sa retraite fastueuse de Chambord, où il mène grande vie et où il choque par certaines de ses fantaisies, entre autres la compagnie de uhlans noirs de son régiment de cavalerie, Saxe-Volontaires. Jean-Pierre Bois, né en 1945, est ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement Technique, agrégé d'Histoire et docteur ès Lettres. Il est actuellement professeur à l'université de Nantes. Il est l'auteur de Les Vieux (Fayard, 1989), Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990), Histoire des 14 juillet, 1789-1919 (Ouest-France Université, 1991).
Connaissez-vous l'abbé de Saint-Pierre ? En son temps, Charles-Irénée Castel (1658-1743) eut la réputation d'un utopiste, d'un doux rêveur. Pourtant, son oeuvre majeure, son Projet de paix perpétuelle dont les deux premiers tomes parurent en 1713, le dernier en 1717, fonde l'idée européenne et préfigure l'Europe que nous connaissons aujourd'hui. Elle fut sauvée de l'oubli par Rousseau et par Kant. Au-delà de ce traité fondateur, c'est l'ensemble de son oeuvre, immense et méconnue, que ce livre réhabilite. Contemporain de Vauban, de Beauvillier, de Boisguilbert et de Fénelon, tous disparus à la fin du règne de Louis XIV, l'abbé de Saint-Pierre devint leur successeur naturel. Au coeur de la "crise de conscience européenne" qui marque les années 1680-1720, il incarne la transition intellectuelle entre le Grand Siècle et le siècle des Lumières : celle qui transforme les traités des réformateurs en ouvrages de philosophie politique et morale annonciatrice d'une idée révolutionnaire. L'abbé de Saint-Pierre veut tout perfectionner. Bien avant l'Encyclopédie, l'oeuvre phare du siècle des philosophes, il en aborde tous les thèmes : celui de la réforme de l'Etat et du gouvernement, celui de la réforme fiscale et sociale, celui du progrès économique et de l'unification juridique, celui de l'enseignement et de la morale, tous réunis par la volonté aussi féconde qu'obstinée d'assurer le bonheur du plus grand nombre. Avec un demi-siècle d'avance, les mots de patrie, de citoyen, de nation acquièrent leur force persuasive et démonstrative pour se placer au centre d'un effervescent débat qui sera le coeur de la pensée politique des années 1780, entre naissance, talent et richesse.
Grande figure de la conquête de l'Algérie, le maréchal Bugeaud a été immortalisé par la légende sous les traits sympathiques d'un soldat patriote, pittoresque, familier et débonnaire. Au-delà de l'anecdote, la fameuse chanson attachée au père Bugeaud témoigne qu'il fut un officier peu ordinaire. Cet homme d'action au caractère pragmatique, qui incarnerait pour la postérité les mutations de l'armée dans la première moitié du XIXe siècle, choisit la carrière militaire parce qu'il n'a aucun autre métier. Issu d'une famille de la petite noblesse provinciale du Périgord, Bugeaud a vingt ans en 1804 et apprend la guerre dans l'armée impériale. Demi-solde en 1815, il se consacre à son domaine, se passionne pour les progrès de l'agriculture et crée à Lanouaille le premier comice agricole de France. En 1830, orléaniste convaincu, il retrouve l'armée, puis engage une carrière politique. A la tribune de la Chambre, il se fait remarquer par son conservatisme et par sa virulence contre les idées avancées et ceux qui les professent. D'abord hostile à l'aventure algérienne, " possession onéreuse dont la nation serait bien aise d'être débarrassée ", il s'y rallie par la suite devant la tournure prise par les événements. En 1840, il est nommé gouverneur général de l'Algérie, mais ses méthodes suscitent tant de critiques qu'il est conduit à donner sa démission. Un an plus tard, en 1848, il devient l'un des piliers du parti de l'ordre et s'accommode d'une République qu'il n'a pas souhaitée, toujours animé par le même désir : être utile à son pays. Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de l'Enseignement technique, professeur à l'université de Nantes, spécialiste d'histoire sociale et d'histoire militaire, consacre ses recherches aux problèmes tactiques et aux écrits théoriques sur la guerre. Il a notamment publié Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990) et Maurice de Saxe (Fayard, 1992).
Sans prétendre à l'exhaustivité, ce livre propose au lecteur, une initiation, une vue d'ensemble de l'Histoire de la philosophie, depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours, à la lumière de la Foi. Dans ses célèbres Pensées, Blaise Pascal a écrit " L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature? mais c'est un roseau pensant. Une vapeur, une goutte d'eau, suffisent pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce que lui sait qu'il meurt. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de toutes choses." Selon celui qui est incontestablement un des plus grands noms de la Philosophie, l'homme, tiraillé entre son infirmité et immensité du monde, n'aurait pour seul outil réel que son esprit. Il est, par conséquent, devant une exigence terrible : celle d'en faire bon usage. Les civilisations les plus éloignées dans le temps et l'espace semblent attester de cette " quête de sens " et de cette activité rationelle, généralement définie comme la faculté propre à l'homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire selon des principes. Et il va sans dire que l'homme préhistorique lui même savait user de sa raison et donner du sens à chacune de ses actions. L'apparition des grands monothéismes a, dans certains domaines, représenté une évolution considérable dans le rapport de l'humanité aux grandes questions rationnelles et existentielles. Comprendre le monde dans lequel l'existence humaine va se dérouler (théoria, la contemplation du monde), la question fondamentale de l'éthique (qu'estce qu'une vie bonne ? ), et la question de la finalité : ces grands fondamentaux de la philosophie ont, à travers les grands monothéismes, pris une dimension nouvelle. La plupart des grandes religions ont condamné un fidéisme aveugle (une religiosité qui ferait abstraction de toutes intelligence), tout en condamnant parallèlement une " raison raisonnante " qui, se justifiant elle même, est capable des pires impasses, des pires contradictions, voire des pires monstruosités. S'il existe de fait une philosophie " irreligieuse ", voire antireligieuse, nous verrons au cours de cet ouvrage que la philosophie, non seulement a pu parfaitement s'accorder au fil des siècles avec la quête religieuse de l'Homme, mais également devenir un outil intellectuel au service de la foi et de la théologie, voire un outil philosophique contre les philosophies irreligieuses.
Résumé : L'attentat de la rue Saint-Nicaise, perpétré le 3 nivôse an IX (mercredi 24 décembre 1800) contre le Premier Consul Bonaparte, s'il a été souvent évoqué, n'a jamais fait l'objet d'une étude exhaustive. Trois raisons permettent de le regretter. D'abord, en dehors de la personne de Bonaparte, il a eu pour but de provoquer, sans discrimination, le plus grand nombre de morts, blessures et dégâts, et donc de frapper les consciences à propos d'une situation politique et religieuse. Avec de tels caractères, cet attentat apparaît alors comme le premier attentat terroriste - dans son acception moderne - de l'Histoire de France. Ensuite, il existe une distance entre la vérité judiciaire et la vérité ordinaire. Si certains faits avaient été mis en lumière au cours du procès, une tout autre sentence pénale aurait été probablement rendue à l'égard de certains et, peut-être, des personnes non incriminées auraient été poursuivies. Enfin, c'est une enquête très moderne, basée sur des techniques scientifiques, qui a été conduite par la police à la suite de ce crime odieux, sans doute pour la première fois. Cet essai captivant et nouveau décrit dans le détail la préparation et l'exécution de l'attentat. rapporte et analyse les débats politiques internes (dont certains ont eu un écho dans les délibérations consécutives aux attentats qui ont frappé la France ces dernières années) et mesures de répression qu'il a suscitées, retrace l'enquête de police et le procès qui ont suivi, dresse le portrait des protagonistes les plus importants, pose les questions qui ne l'ont pas été à l'époque et esquisse les réponses que suscitent toutes les interrogations, cerne la part de vérité ordinaire que ne recouvre pas la vérité judiciaire.
Cet ouvrage étudie les mémoires d'attachements précoces du petit enfant. Il nous mène au coeur de l'embryon en gestation et se trouve enrichi par les récentes découvertes en neurosciences. L'ambiance vécue in utero ainsi que la naissance s'imprime profondément en chaque être qui naît. Il est dès lors aussi question de la gestation pour autrui (GPA) et de la réalité des mères porteuses. Anne Schaub ramène le débat vers celui qui n'a pas de voix pour se dire : l'enfant. De quel " cri " s'agitil ? L'auteure pose la question de savoir si le désir d'enfant chez des adultes aimants, justifie les pratiques de GPA. Il existe assez peu d'ouvrages évoquant les conséquences sur chacun qu'entraînent les circonstances de sa conception et de sa gestation. Des histoires passionnantes glanées dans le cabinet psy, jalonnent les pages et invitent à prendre conscience de la réalité d'une vie naissante.