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Pour un meilleur développement durable en Afrique subsaharienne. Pistes et analyses
Boika Mongu Serge ; Beaujean Philippe ; Houti Nawa
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782336506074
La nécessité du développement durable s'accentue partout dans le monde. En Afrique subsaharienne, les populations sont de plus en plus exigeantes vis-à-vis de la classe dirigeante, appuyées par la parole forte de l'élite composant la quasi-majorité des institutions de recherche, d'enseignements et de prise de décision. Mais les résultats des projets de recherche et de développement ne répondent malheureusement pas aux attentes des différentes communautés. Face à ce constat problématique, cet ouvrage propose des pistes pour réconcilier les nécessaires trans-formations de la société et le besoin d'épanouissement des populations. Tant dans la conception que dans l'évaluation des projets mis en oeuvre par les décideurs, il existe de multiples pistes pour harmoniser les intérêts propres à chaque pays et les attentes légitimes des différents peuples, qui aspirent au fond tous à la même promesse d'un avenir commun et durable.
Depuis son éclosion en 2003, le coupé-décalé n'a cessé de susciter débats et interrogations. Quel sens accorder à ce genre musical ? L'art étant le miroir de la société, ne peut-on pas voir dans le coupé-décalé un reflet de la crise socio-politique que traverse la Côte d'Ivoire depuis 2002 ? Aussi, à travers une dissection du coupé-décalé, l'auteur se livre, ici, à l'autopsie d'une Côte d'Ivoire en crise.
Longtemps perçu comme vulgarisateur et auteur de romans destinés à la jeunesse, Jules Verne est devenu un écrivain à part entière et plus que cela, un véritable mythe, tiraillé entre des interprétations contradictoires. Pionnier de la technologie moderne (les Américains auraient repris sa recette pour aller sur la lune) ou porteur d'un message mythologique et religieux ? Progressiste ou traditionaliste ? Optimiste ou pessimiste ? De droite ou de gauche ? Raciste et antisémite ou absolument respectueux de toutes les cultures ? Jusqu'à ses penchants sexuels sur lesquels le désaccord règne : misogynie, tendances homosexuelles, liaisons féminines... Spécialiste du décryptage des constructions imaginaires, Lucian Boia entend éclairer la formule spirituelle de l'écrivain et sa manière, bien à lui, de concevoir ses fictions. Le lecteur aura des surprises : le prophète de l'avenir se présente comme un conservateur, et l'allure théâtrale et ironique de l'oeuvre laisse peu de substance à son côté " scientifique ". Si l'évasion et l'isolement semblent bien définir les tentations les plus fortes de l'homme et de l'écrivain, l'ampleur des interventions, " extérieures " se révèle non moins surprenante : l'oeuvre de Jules Verne ne lui appartiendrait pas en entier ! Une enquête minutieuse effectuée par un historien qui s'attache à voir au-delà des artifices littéraires et des jeux idéologiques.
Publié en 1993 aux éditions Paradigme, épuisé, les Belles Lettres se devaient de republier ce livre fondamental sur l'une des mythologies les plus fortes de ce siècle : celle que le communisme utilisa en recourant, entre autres, à la science afin de se fonder. Boia précise dès son introduction : "Le système communiste s'est écroulé comme un château de cartes. Issue catastrophique dont les motifs sont évidents : l'oppression, l'arbitraire, l'inefficacité ne pouvaient pas se prolonger indéfiniment. Mais le vrai problème concerne moins l'écroulement du communisme que son existence même : sa cristallisation, sa mise en place, sa capacité extraordinaire de matérialiser l'utopie, sa survie au long des générations, sa force de conviction, son expansion... Aveuglement collectif ? Aberration historique ? L'histoire n'est ni logique, ni aberrante. Elle est, tout simplement. Il faut essayer de la comprendre. Le succès de la mythologie communiste, relatif mais incontestable - et même stupéfiant si on le rapporte à son support matériel précaire - ne peut être compris que dans la longue durée et en premier lieu dans la perspective de l'imaginaire". . C'est à l'analyse de cette mythologie que s'attache l'auteur, démontrant avec une rare précision tous ses rouages : ceux du marxisme mais aussi, plus fondamentalement, ceux d'archétypes profonds de l'imaginaire dans une structure mentale durable, que l'écoulement du temps n'a jamais érodée. Structure qui se manifeste, en premier lieu, par le Refus de L'Histoire, de l'Histoire telle qu'elle est, avec ses turbulences et ses injustices...
Le comportement public des intellectuels roumains de tous bords, au cours du XXe siècle, a fait l'objet de nombreux ouvrages, en France comme à l'étranger. Mais, pour la plupart, ces travaux n'évitaient pas l'écueil du jugement moral et de la bien-pensance, et la qualité des preuves invoquées n'était guère à la hauteur de la taille et de la complexité du dossier. Certes, les intellectuels se doivent d'adopter une attitude exemplaire. Mais lorsque, entre 1930 et 1950, ils doivent traverser, avec toute la société roumaine, plusieurs changements de régimes et une guerre mondiale, la sagesse impose de se pencher d'abord sur la nature humaine, dans tous ses méandres et ses nuances sans nombre.Il était nécessaire d'entendre sur ces événements le récit plein de finesse et de subtilité de Lucian Boia. Grâce à une documentation vaste et souvent inédite, il renvoie dos à dos l'intransigeance des uns et la complaisance des autres et parvient à rééquilibrer la vision du destin de ces hommes qui ont été piégés par l'Histoire.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.