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La Lorraine des ducs. Sept siècles d'histoire
Bogdan Henry
PERRIN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782262021139
La Lorraine, avant d'être rattachée à la France en 1766, fut un duché souverain dont les ducs issus de la Maison d'Alsace - sauf Stanislas Leszczynski imposé par son gendre Louis XV - ont régné sans discontinuer de 1048 à 1736. Les ducs qui, depuis 1431, sont également ducs de Bar, ont eu en commun la volonté de préserver l'indépendance de leurs Etats et d'en assurer le développement et le rayonnement. Certains d'entre eux ont fait connaître la Lorrainehors de ses frontières: Raoul Ier qui mourut à Crécy en combattant aux côtés du roi de France; René II, le "héros lorrain" qui en 1477 sous les murs de Nancy mit fin aux ambitions de Charles le Téméraire, le duc exilé Charles V qui sauva Vienne en 1683 puis libéra la Hongrie de ses occupants turcs; ou même Stanislas, le duc nominal chargé de faciliter l'incorporation du duché à la France, qui fit de Nancy l'un des plus purs joyaux de l'urbanisme du XVIIIe siècle. Plus de deux siècles après son rattachement à la France, la Lorraine demeure encore tout imprégnée d'un passé qu'elle n'a jamais renié. Aujourd'hui, le souvenir de la maison ducale s'est perpétué grâce aux liens privilégiés qu'entretient l'archiduc Otto de Habsbourg, lointain descendant du dernier duc François III, avec la Lorraine.
Sissi, la princesse bavaroise qui épousa l'empereur François-Joseph, Louis II et ses châteaux, le Bavarois Ratzinger, élu pape Benoît XVI en 2005, voilà à quoi se limite, en général, notre connaissance de ce pays. Henry Bogdan a entrepris dans ce livre de faire connaître l'exception bavaroise et de retracer l'histoire d'un Etat qui commence au vie siècle, avec l'installation des Bajuwaren sur les anciennes terres romaines de Rhétie et de Norique. Etrange exception, en effet : voilà un pays demeuré catholique au moment où l'Allemagne basculait dans la réforme luthérienne ; un pays traditionnellement lié aux Habsbourg, mais qui joua parfois la carte française ; un pays traditionnellement conservateur qui connut deux révolutions en 1918 et 1919 ; un pays, jaloux de son autonomie, qui fut à l'origine de la reconstruction de l'Allemagne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et dont l'un des siens, Ludwig Erhard, fut avec sa réforme monétaire de 1948 le père du miracle économique allemand ; un pays, enfin, considéré longtemps - et à tort - comme le parent pauvre de l'économie allemande et qui est aujourd'hui le Land le plus dynamique de l'Allemagne réunifiée. . . Henry Bogdan a notamment publié La Guerre de Trente Ans ; Histoire de l'Allemagne ; Histoire des Habsbourg des origines à nos jours, tous chez Perrin.
La dynastie des Habsbourg a occupé, pendant près de sept siècles, une place de tout premier plan parmi les Maisons régnantes d'Europe. Après des débuts modestes qui nous plongent dans l'Europe de l'an mille, les Habsbourg - dont le nom tire son origine de leur château de Habichtsburg en Argovie - se hissent au niveau des princes territoriaux lorsque l'un d'entre eux est élu en 1273 empereur du Saint Empire sous le nom de Rodolphe Ier et devient bientôt maître de l'Autriche et de ses dépendances. Peu à peu, par une efficace politique de mariages, les Habsbourg vont regrouper sous leur autorité l'héritage de Charles le Téméraire, l'héritage espagnol des Rois catholiques, mais aussi la Bohême et la Hongrie. C'est ainsi que, sur l'empire de Charles Quint, "le soleil ne se couchait jamais". Le fils du dernier empereur Habsbourg, l'archiduc Otto, qui dès le début des années trente avait dénoncé le nazisme et qui défendit auprès des Alliés la cause de l'Autriche, s'est fait depuis l'ardent propagandiste de l'Europe unie.
La Lorraine, avant d'être rattachée à la France en 1766, fut un duché souverain sur lequel les ducs ont régné sans discontinuer de 1048 à 1736. Certains d'entre eux ont fait connaître la province hors de ses frontières: René II, sous les murs de Nancy, mit fin aux ambitions de Charles le Téméraire en 1477; le duc exilé Charles V sauva Vienne en 1683; Stanislas, le duc nominal chargé de faciliter l'incorporation du duché à la France, fit de Nancy l'un des plus purs joyaux de l'urbanisme du XVIIIe siècle. Plus de deux siècles après son rattachement à la France, la Lorraine demeure encore tout imprégnée de ce passé qu'elle n'a jamais renié.
Qu'est-ce qu'un demi-siècle à l'échelle de l'histoire d'un pays? Entre 1947 et 1989-1991, ces peuples, de Potsdam à Varsovie et Sofia, ont vécu une expérience à la fois unique dans l'histoire, presque aussi traumatisante qu'un conflit, et qui a, de longues années, fasciné supporters et adversaires. Une moitié de l'Europe a vu ses territoires redécoupés, occupés par l'URSS; son économie et sa société ont été modelées selon des critères et des objectifs élaborés ailleurs; ses hommes politiques sont allés chercher leurs directives à Moscou. Et pourtant, ces peuples, qui avaient derrière eux une longue histoire et qui furent broyés par quatre ans de guerre, ont survécu, ils ont créé et ils se sont libérés.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.