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Sacrée liberté. Imaginaires sociaux dans les encycliques pontificales du XIXe siècle
Bogalska-Martin Ewa
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782296568136
Ce petit livre, destiné à tout lecteur concerné par les questions de construction des imaginaires contemporains, analyse l'implication de l'Eglise catholique romaine du XIXe siècle, comme institution à la fois religieuse et politique, dans le processus de formation des mythes modernes et, en particulier, celui de la liberté. Par l'intermédiaire d'une relecture des encycliques, l'analyse du discours pontifical montre la capacité de l'Église à suivre et guider les changements rapides qui se manifestent dans les sociétés européennes de l'époque. Perçue comme l'incarnation du profane, au début du XIXe siècle la liberté fait peur aux souverains pontifes. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les papes Pie IX et Léon XIII cherchent très activement à enraciner la doctrine ecclésiastique dans un monde en pleine mutation, à la connecter de manière moderne à l'histoire sociale des peuples européens qui luttent pour leur liberté. En 1885 Léon XIII écrit l'homme ne peut croire que de plein gré. Cette affirmation marque un moment décisif dans l'évolution de la pensée de l'Eglise sur la notion de liberté. Capable de reconnaître le bien, catholique et libre, l'homme ne s'éloigne pas de l'Eglise, au contraire, l'usage de sa liberté le conduit vers l'Eglise, car elle se trouve au coeur de l'acte de foi. Elle est sacrée. Le XXe siècle, peut s'alors engager dans les actions conduites au nom de la liberté et de la raison qui révéleront tous leurs paradoxes.
Les sociétés humaines ont toujours été confrontées à la question de job : pourquoi ? Cette question se pose aujourd'hui à ceux qui cherchent à comprendre et à donner sens à la souffrance des victimes frappées par la violence aveugle, par l'injustice qui transforme à son tour les hommes en armes productrices de victimes. La question pourquoi ? a traversé les siècles, les groupes sociaux, sans jamais obtenir de réponse satisfaisante. Elle est au cœur du questionnement que l'homme développe sur lui-même depuis les origines de l'humanité mais, la question de job ne peut trouver de réponse définitive. L'ouvrage situe ces interrogations dans une perspective développée par la sociologie des formes symboliques de la connaissance. Car, bien avant que les idéologies de la pitié et de la miséricorde divine cèdent la place aux idéologies de l'aide, de la réparation, de la commémoration et de la reconnaissance, l'Occident a élaboré des cadres imaginaires pour pouvoir cacher ses victimes derrière les images puissantes de la tradition héroïque associée à la notion de progrès. Après Auschwitz et la révélation de la réalité vécue par les victimes de génocide, ce cadre était brisé. Depuis les années 80, la symbolique de la victime est projetée au cœur de la pensée moderne de l'Occident et la figure de victime fait partie, consciemment et/ou inconsciemment, de la mémoire collective. Pour nos contemporains, la mémoire des victimes représente un enjeu politique et juridique central dans les revendications de reconnaissance. Elle fonde des idéologies nouvelles qui accompagnent l'avènement de la Postmodernité. Il est possible que le choc ressenti en Occident après le 11 septembre 2001 produise aussi un effet sur la pensée victimaire. Il a déjà révélé l'existence d'un lien tragique unissant ceux qui pensaient maîtriser la violence et éloigner de leur société le spectre du destin victimaire et ceux, victimes marginalisées d'un monde global, qui considèrent que la violence et le sacrifice sont les seuls moyens de se faire entendre et de manifester leur révolte face aux multiples formes de domination.
La crise financière, la crise économique et la dette publique dévoilent la fragilité de la construction d'une zone euro privée des moyens d'une vraie politique économique et monétaire, ainsi que l'impact du fonctionnement des marchés financiers non régulés et déconnectés de l'économie réelle. L'absence de projet social cohérent devient, en ces temps de crise, particulièrement préjudiciable pour le devenir de la construction européenne.
Mezzouj Fatima ; Bogalska-Martin Ewa ; Jaeger Marc
Cet ouvrage s'intéressant aux personnes immigrées en France âgées de 60 ans et plus, originaires du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie, et aux professionnels de l'action sociale et médico-sociale est structuré en trois points. Le premier aborde le passage du paradigme de l'immigré âgé en souffrance permanente subissant les contraintes de la vie à celui de l'acteur en capacité d'appréhender sa situation de manière objective. Le second traite de l'accompagnement social de ces immigrés vieillissants par les professionnels. Le troisième point enfin s'intéresse aux pratiques inspirantes issues de nos travaux avec les professionnels. A partir de l'analyse des parcours de vie de ces personnes âgées immigrées, cet ouvrage apporte un éclairage intéressant sur la souffrance et le bonheur de cette population.
Pologne 1989-2004. La longue marche est une perspective historique qui couvre quinze années de transformation d'un pays qui a abandonné le principe de l'économie centralisée pour évoluer vers une économie de libre concurrence. A l'exception de l'introduction générale, les premiers articles sont contemporains de la chute du Mur de Berlin, les derniers ont été publiés à la veille de l'intégration de la Pologne dans l'Union Européenne. Les textes abordent le changement social, économique, territorial et institutionnel qu'a connu la Pologne au cours de cette période. La première partie analyse les relations entre la société polonaise et l'Europe. La seconde (1989-1995) décrit le processus du changement dans l'entreprise et la rupture avec le modèle bureaucratique dominant. Dans la troisième partie (1996-2004), les auteurs décrivent les efforts des entreprises pour se rapprocher du modèle de management occidental. La quatrième partie traite de la restructuration territoriale, des disparités de potentiels et des conditions de développement. Enfin la cinquième et dernière partie analyse quelques conséquences sociales ou économiques de la transformation en Pologne. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qu'intéressent la question de l'Europe élargie et la place de la Pologne dans la construction européenne.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.