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Assise, dix ans après. 1986-1996
Boespflug François ; Labbé Yves
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204054539
La rencontre d'Assise compte parmi les symboles les plus audacieux et les plus chargés d'espérance. A l'invitation de Jean-Paul II, elle réunit le 27 octobre 1986 dans la ville de saint François, le frère universel, quelque cent cinquante chefs religieux représentant une quarantaine de religions. Non pour une négociation ou la préparation d'une action de paix, ni pour des discussions doctrinales : ce fut essentiellement une réunion religieuse, de prière pour la paix, de pèlerinage, de silence et de jeûne. Très médiatisée, elle fut saluée aussitôt par l'opinion mondiale comme un événement exceptionnel et peut-être sans précédent. Assise marque en effet une nouvelle étape dans l'histoire des rapports entre les religions. A l'occasion du dixième anniversaire de cette rencontre, six théologiens catholiques strasbourgeois, liés à la Faculté de théologie catholique de Strasbourg, ont travaillé pour commémorer cet événement. Ce livre retrace d'abord l'histoire de l'événement : comment le pape Jean-Paul II présenta lui-même son idée, comment cette rencontre fut préparée et annoncée ; puis les principaux textes du pontife et de ses interprètes sont reproduits et analysés ; suit enfin la relation du déroulement de la journée elle-même. Puis viennent une série de contributions s'attachant aux implications et conséquences de cette rencontre, et examinant ses différents aspects, des points de vue théologique, historique et philosophique.
L'affaire des "caricatures de Mahomet" a brutalement révélé au monde contemporain un choc des sensibilités religieuses et des pratiques des images. Il ne suffira pas de prêcher la modération ni de s'entendre sur un code de bonne conduite. Il faut aussi apprendre à se connaître. C'est la tâche prioritaire une fois l'affaire calmée. François B?spflug, après avoir retracé le déclenchement de l'affaire et la naissance du genre de la caricature, mène, d'une façon extrêmement précise et documentée, l'enquête indispensable sur les racines de la présence et de la fonction des images dans l'histoire de l'islam, du judaïsme et du christianisme. Il nous aide à ressaisir les principes édictés par chacun des trois monothéismes. Islam et judaïsme ont en commun une pratique très restrictive des images et rigoureusement abstinente concernant Dieu lui-même. Le christianisme, en raison de sa foi en un Dieu incarné, est plutôt unereligion amie des icônes et des images. Il ne peut donc pas y avoir d'image commune du Dieu commun aux trois monothéismes! En analysant le pouvoir (et le risque conjoint) qu'ont certaines images de fixer sur elles le sens du sacré et laquête de reconnaissance et d'identité des communautés religieuses, François B?spflug donne enfin les clés d'une histoire laïque de la représentation de Dieu et du sacré. Il plaide en faveur d'un urgent travail de remémoration, en faveur d'une histoire iconique de Dieu dans chaque monothéisme. "La pire caricature morale de Dieu, que rien ne justifie, pas même les pires caricatures picturales de Dieu, est de tuer l'homme, qui est à l'image de Dieu."
François Boespflug, né en 1945, a opté pour la vie religieuse en 1965, par passion pour l'Evangile, pour la vie communautaire des Dominicains, qui s'en réclame, et pour l'acte même de la prédication. Il a quitté l'Ordre des Prêcheurs cinquante ans plus tard, en 2015, et s'en explique dans Pourquoi j'ai quitté l'Ordre et comment il m'a quitté (Editions Jean-Claude Béhar, 2016). Sa voix s'est tue ? Pas tout à fait… Il se pourrait qu'on l'entende encore, et durablement, lorsqu'on lit ses "sermons". L'éditeur a aimé leur ton singulier. Tout sauf bigot, apologétique ou soporifique. Direct, engagé, autocritique, au contenu, toujours soigneusement préparé et médité, solidement construit. Il a donc demandé à l'ex-dominicain de fouiller ses archives, et, de concert, ils ont composé un bouquet d'une quinzaine d'homélies prononcées, au fil du temps, sur près de quarante ans. "Il faut se bagarrer avec le texte de l'Ecriture sainte pour réussir à extraire de soi un parler vrai, une réponse d'adulte à ce qu'annonce la Parole de Dieu, si possible documentée et pertinente, tout en restant personnelle et engagée, et audible, surtout", écrit-il dans son introduction. Le recueil qu'on va lire ici, est donc une autre façon de conclure une vie dédiée à la prêtrise par un florilège de textes courts, souvent surprenants, toujours profonds et rafraichissants.
Né en 1945, François Boespflug a opté subitement, au cours de sa scolarité l'Ecole Nationale des Mines de Saint-Etienne, pour la vie religieuse au sein de l'Ordre des dominicains, en 1965. Pourquoi ? Il l'a quittée cinquante ans plus tard, en 2015. Pourquoi ? Il s'en explique ici. Il ne vise pas d'abord à accuser ni à dénoncer, mais raconte ce qui lui est arrivé, et réfléchit à partir de son expérience. Car il se pourrait que ce parcours soit un condensé de problèmes des communautés chrétiennes d'aujourd'hui : individualisme chronique et homosexualité militante de certains clercs, en particulier parmi ceux qui ont quelque pouvoir, laisser-aller dans la préparation des homélies, manque d'estime des milieux catholiques pour la réflexion théologique, absence de débat sur des questions comme le célibat obligé des prêtres et le rôle des femmes dans l'Eglise, etc. Autant de problèmes qui mettent trop souvent les jeunes qui s'engagent dans les Ordres en situation de double vie, double langage, et finalement de mensonge. Mais l'auteur s'interroge aussi, sans tricher ni se donner le beau rôle, sur son itinéraire intérieur, son rapport à la prière, à Dieu, à l'amour, à la sexualité? Son livre n'est pas un brûlot, mais plutôt une bouteille à la mer, publié dans l'espoir d'alimenter ou de réveiller le débat sur des questions qui intéressent, au-delà du catholicisme en France, la vie de la société et la laïcité elle-même.
Le "Traité des saintes images" est un guide de la peinture en Occident écrit peu après la fin du concile de Trente (qui a réaffirmé la légitimité de l'exposition et de la vénération des images) par Molanus, un théologien de la faculté de théologie de Louvain.