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Les écritures de l'horreur en littératures africaines
Bodo Bidy Cyprien ; Coulibaly Moussa ; Kamagaté Ba
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343081045
Dire, raconter, déclamer, jouer et conter l'horreur dans le texte africain, comment et pourquoi ? Telle est la problématique qui structure cet ouvrage. Il analyse ainsi le mode opératoire du motif de l'horreur dans le discours romanesque, poétique, théâtral, oral (conte) africain. Les contributions s'inscrivent de ce fait dans la transversalité, voire transdiscursivité. Il s'ensuit une polytonalité qui aide à saisir le motif horrifique dans sa multidimensionnalité littéraire et sa polysémie (valeurs et enjeux) à travers les analyses qui portent sur l'horreur de l'écriture et l'écriture de l'horreur dans le champ littéraire africain. La première s'attarde sur le scripturaire, la scénographie. Il s'agit de la lecture horrifique qui émerge des dispositifs textuels que sont l'informe, la marge, le fragmentaire, l'excentricité, etc. La seconde aborde la thématique horrifique : guerre, violence, propos, éthopée, prosopographie, notamment. Ces deux modes du discours de l'horreur problématisent la figure du sujet postcolonial africain ainsi que celle de a l'intellectuel.
Dans une approche pragmatique usant des théories anthropologiques et sociologiques, Le Multiculturalisme camerounais et sa praxis quotidienne dévoile l'immanence de la pratique multiculturelle au peuple du Cameroun. Il passe en revue les aspects autant conceptuels que pratiques du multiculturalisme d'hier et d'aujourd'hui, pour confirmer que l'appel du Président de la République à l'acceptation de l'autre est un habitus du peuple camerounais. Le respect des lois, le rôle de l'élite, l'éducation et l'instauration d'une veille culturelle garantissent alors la survie de ce système des valeurs favorable au vivre-ensemble.
Résumé : Ancien éditeur, Reither vit désormais en solitaire dans une vallée au pied des Alpes. Leonie Palm, elle, était modiste et a dû fermer boutique. Mais aujourd'hui, alors que plus personne ne porte de chapeaux et que l'on compte davantage d'apprentis écrivains que de lecteurs, c'est un même désenchantement qui lie ces deux voisins marqués par un drame intime. Lorsqu'ils décident malgré tout de prendre la voiture en direction du Sud - une perspective de Méditerranée, de vin, d'aventure -, ils sont surpris par la force de leurs émotions. Partout confrontés aux clandestins qui, eux, empruntent le chemin inverse, ils décident d'aider une jeune réfugiée et l'emmènent. Malencontre, romance magnifique en forme de nouvelle, se révèle être la parabole d'une double perte : celle de l'amour et de la compassion, car nous ne sommes à la hauteur ni de l'un ni de l'autre. "Mais où en serions-nous sans nous surestimer un peu", dit Reither en s'apprêtant à embrasser Leonie pour la première fois.
Peut-on parler d'une écriture picaresque dans le champ littéraire africain ? Ce paradigme y est-il opérationnel ? Dans un tel cas, comment est-il mis en scène ? Comment se manifeste-t-il ? C'est à cette problématique qu'a tenté de répondre ce premier collectif de chercheurs de diverses universités portant exclusivement sur le picaresque dans les écritures africaines. Les contributeurs interrogent l'architecture, la scénographie, le discours et dans une certaine mesure les enjeux d'une écriture picaresque africaine à travers ses invariants et "variants", sa permanence et son renouveau. La reterritorialisation du picaresque dans l'espace littéraire africain est une expression de sa vitalité en ce qu'elle induit "la dynamique des genres" (Semujanga) dans une "fusion des imaginaires" (Foucault). Son opérationnalité dans les écritures africaines en fait à la fois un mode d'écriture et un outil remarquable d'analyse littéraire étant donné l'ampleur des écritures de la marginalité et de l'intranquillité.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.