L'idée de gouvernance peut-elle être française ? S'il y a quelque espoir de l'apprivoiser à notre culture, quelles en sont les conditions, les méthodes à mettre en ?uvre? Qui veut promouvoir les méthodes de gouvernance dans nos processus de décision ? L'Union européenne, l'État, les collectivités locales, les citoyens ?Y a-t-il une demande pressante, une attente diffuse ? Comment s'expriment-elles ? Y a-t-il un besoin perceptible des groupes sociaux, directement ou indirectement, témoigné par des faits de société ? Telles sont les questions qui ont innervé ce travail de réflexion autour de l'analyse d'un schéma d'aménagement de gestion des eaux et de sa mise en ?uvre dans le bassin versant de Grand-Lieu en réponse à la loi sur l'eau de 1992. Ces différentes questions sont posées dans des champs disciplinaires complémentaires : droit, sociologie, géographie, histoire. Cette transversalité des approches est apparue des plus fructueuses pour saisir les rouages sociopolitiques qui président à la création d'un mode de gestion de l'eau, ressource essentielle pour tous. Cette recherche a été réalisée dans le cadre du Programme Environnement Vie et Société (PEVS) du CNRS et s'inscrit dans les travaux pluridisciplinaires menés par un ensemble de laboratoires et d'universités sur le bassin de la Loire (Zone Atelier Loire du CNRS).
Bodiguel Jacques ; Brosse Nicolas ; Jamart Brigitt
Résumé : Ce recueil d'exercices résolus couvre les bases de la chimie organique : structure des molécules, isomérie, stéréochimie, mécanismes réactionnels, fonctions simples, principales fonctions multiples et mixtes. Il constitue un complément naturel à la 19e édition du Cours de chimie organique des mêmes auteurs, mais il peut être utilisé indépendamment de celui-ci. Cette nouvelle édition actualisée s'enrichit d'exercices supplémentaires.
Résumé : On a coutume d'opposer fortement en France les " fonctionnaires " aux " salariés du privé ". C'est la référence à l'intérêt général qui a fondé cette opposition et justifié le particularisme de statuts du secteur public. Mais, en France comme dans d'autres pays européens, la frontière ainsi tracée entre droit du travail et droit de la fonction publique a beaucoup perdu de sa netteté. D'un côté, certains aspects du modèle salarial (recours au contrat ou à la grève, par exemple) ont été importés dans le secteur public ; de l'autre, de nombreuses missions d'intérêt général ont été ouvertes au secteur privé. La question se pose dès lors de savoir si le fait de travailler au service d'un intérêt général, que ce soit dans le public ou dans le privé, justifie des droits et des devoirs particuliers et lesquels.
En juillet 1995, Yvon Bonnot, député-maire de Perros-Guirec, remettait un rapport au Premier ministre plaidant " pour une plitique globale et cohérente du littoral en France " et pour un intérêt accru des pouvoirs publics pour cet espace au sein d'une politique d'aménagement du territoire. Il ne s'agit pas seulement d'un problème national, ce livre en témogne, mais aussi d'un souci européen, sinon mondial ; aujourd'hui, à des questions de qualité de rivages, s'en ajoutent d'autres, amenées par une crise plus globale d'identité physique, administrative, sociale, économique d'un territoire où vit un Français sur dix et une population encore plus importante au Danemark, aux Pays-Bas, en Grand-Bretagne. Un regard interdisciplinaire est posé ici sur la façade atlantique de l'Union Européenne afin d'identifier les obstacles à la pratique d'une gestion intégrée de ce milieu hybride terre-mer très convoité.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.