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Carrefour Stieglitz. Colloque de Cerisy-la-Salle
Bochner Jay ; Montier Jean-Pierre
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753520929
Le photographe Alfred Stieglitz (1864-1946) fut au centre des activités modernistes dans les arts américains au début du XXe siècle, aussi bien dans sa pratique photographique que dans sa promotion des arts, dans sa galerie 291 et sa revue Camera Work. Cet ouvrage des chercheurs américains, français, canadiens et allemands se penchant sur l'une des oeuvres les plus marquantes de la première époque moderniste à New York. Il s'agit d'analyser les enjeux esthétiques, de réévaluer la portée de la pratique photographique, de comprendre les polémiques et les influences, d'examiner les artistes les plus proches de celui qui fut non seulement photographe mais aussi un impresario, un collectionneur, un galeriste, un directeur de revues, un artiste engagé et un polémiste au sein " de la première ville vouée à la modernité. ". Autour de Stieglitz, sont abordés les thèmes de la Photo-Secession, du Pictorialisme, des peintres du cercle de Stieglitz (Sheeler, Stella, Weber, Demuth, Hartley, De Zayas, Morgan Russell, Georgia O'Keeffe, Dove), de Picabia, Duchamp et Arthur Cravan, des débuts de Dada, des écritures avant-gardistes, de Gertrude Stein et Mina Loy, du mélange des arts et des rapports du texte à l'image, de la culture de masse et de la société commerçante, autour de se sujet foisonnant qu'est la culture new-yorkaise de 1890 à 1930.
Résumé : Ecrit entre la fin de l'année 1836 et janvier 1837, laissé à l'état de grande ébauche par la mort de Büchner, Woyzeck a pour le théâtre moderne la même importance qu'auront les Illuminations de Rimbaud pour la poésie qui viendra après lui. Büchner a puisé le sujet de ce drame réaliste dans les archives judiciaires de son temps : un soldat sans grade, très pauvre et à peine éduqué, maltraité parce qu'il doit se vendre comme cobaye à un professeur de biologie, tue sa compagne sur un soupçon de tromperie attisé par la bêtise et diverses médisances. Sur ce simple fil, Büchner a su rattacher en une quinzaine de courtes scènes aussi fulgurantes qu'expressives, toute la misère des relations humaines. Par cet art du montage, il a ainsi inventé la modernité au théâtre.
Relire les textes de la tradition judéo-chrétienne à l'aide d'une lecture psychologique soulage les notions de faute d'un poids de culpabilité encombrant. Le conflit entre l'idéal et la pulsion s'y trouve de fait atténué. Le désir anciennement diabolisé trouve dès lors sa juste place. La Genèse, les contes du Graal, le mythe d'dipe, de Tristan et Iseut, la naissance de Jésus, servent de base pour une réflexion dont l'intérêt est d'essayer de dégager un texte caché qui existerait derrière les textes que nous connaissons. Le symptôme sera approché ici comme conséquence d'un manque de sens.
Qu'il soit physique ou psychologique, le symptôme détient une mémoire. Dans la version psychologique, celle qui concerne essentiellement cet ouvrage, l'auteur appréhende le symptôme comme le territoire d'une mise en scène où se trouve traduit, par la forme que celui-ci prendra, l'enfermement dans lequel un être a été placé face à une position parentale de toute-puissance. Le mode pathologique, qui en découle parfois, s'inscrit dès lors comme le tracé d'une blessure qui dit l'histoire d'une réalité empêchée. Il ne s'agit pas pour autant de focaliser sur ce côté handicapant du symptôme, celui-ci est aussi une porte d'entrée vers cet intime de l'être en attente de ce qui lui correspond. En approchant le symptôme, on s'ouvre peu à peu au désir qu'il contient. D'où viennent ces obstacles dressés devant lui, devant ce qui se définit comme une forme parlante et agissante, orientée vers l'accomplissement et la satisfaction ? C'est l'interrogation liminaire qui oblige parfois à plonger au plus loin dans la généalogie d'un être, jusqu'à toucher les fondements d'une tradition judéo-chrétienne interprétée souvent avec une tonalité castratrice. Comme aide pour accéder au sens, le symbole énonce également, à sa manière, une mémoire. En révélant la nature intrinsèque d'un contenu symptomatique, il se place parfois là où rien n'a pu être dit. En ce sens. le rêve est un sol à énigmes relié à une mémoire lointaine dans laquelle des événements révélés ou cachés ont pu prendre leur source : de même, il est rivé à l'être comme témoin d'une nature en recherche de sa réalisation. De fait, nous pouvons peut-être dire que le symptôme porte en lui un espoir : il est un rêve qui a pris forme dans le corps. Au travers d'exemples pris dans sa pratique analytique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.