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Le Grand Routier de Pierre Garcie dit Ferrande. Instructions pour naviguer sur les mers du Ponant à
Bochaca Michel ; Moal Laurence ; Van den Heede Jea
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753577992
Comment naviguaient les marins le long des côtes atlantiques de l'Europe à la fin du Moyen Age ? S'adressant aux navigateurs chevronnés ou non, aux esprits curieux du monde de la mer comme aux amateurs d'histoire maritime, ce livre apporte des réponses à travers l'étude d'instructions nautiques rédigées en 1483-1484 par Pierre Garcie dit Ferrande, maître de navires de Saint-Gilles-sur-Vie, et imprimées en 1520 sous le titre de Grand Routier. Avec une boussole et une ligne de sonde pour seuls instruments, Pierre Garcie explique la manière de longer les côtes du Ponant et de traverser la Manche ou le golfe de Gascogne. Pragmatique et pédagogue, il accompagne ses explications de dessins d'amers qui font de son routier une oeuvre unique à l'époque. Au moment où la victoire de Jean-Luc Van den Heede dans la Golden Globe Race (29-01-2019) a attiré l'attention sur la navigation "à l'ancienne", Le Grand Routier permet d'approcher des techniques plus vieilles encore et oubliées des historiens : les savoirs empiriques des marins de l'Atlantique à la fin du Moyen Age, avant le développement de la navigation astronomique. Avec l'aide d'une équipe internationale, Michel Bochaca et Laurence Moal font redécouvrir Le Grand Routier 500 ans après sa première édition. Alliant la passion de la recherche avec celle de la mer, ils entraînent le lecteur dans le sillage d'un maître de navires de la fin du XVe siècle au gré de nombreuses illustrations qui donnent tout son sens au texte de Pierre Garcie.
Appuyée sur un important dossier cartographique et s'inscrivant dans une approche de géographie historique, l'étude aborde le rôle des villes en tant que pôles de structuration d'un espace régional, le diocèse de Bordeaux, entre le début du XIVe et le milieu du XVIe siècle. Elle s'intéresse à l'emprise urbaine, juridique et économique, sur les proches campagnes, ainsi qu'à la hiérarchisation des villes et aux interrelations qu'elles ont développées au sein d'un réseau urbain. Enfin, la prise en compte d'un temps historique long permet de mettre en évidence des évolutions différenciées (promotions, stagnations, déclassements) depuis la fin de la mise en place du semis urbain au début du XIVe siècle jusqu'aux réajustements du début du XVIe siècle. Si le poids prépondérant de Bordeaux annonce déjà le primat de la capitale régionale à l'époque moderne dans un processus de long terme qui conduit jusqu'à la métropolisation actuelle, te Bordelais " utile " , organisé autour des vallées de la Dordogne, de la Garonne et de la Gironde, offre l'aspect d'un territoire structuré en petits pays gravitant autour des villes et des bourgs ruraux, desquels émerge Libourne en tant que pôle secondaire du diocèse, organisant indépendamment de Bordeaux la zone de confluence , de l'Isle et de la Dordogne. Les marges du diocèse, faites d'espaces répulsifs (bois, landes, marais), faiblement peuplés et peu mis en valeur, forment une périphérie qui échappe au contrôle des villes. C'est par la Garonne et la Dordogne, vers l'amont, que les villes du Bordelais entrent en relation avec les régions voisines formant leur arrière-pays, tandis que la Gironde ouvre vers l'aval des perspectives d'échanges maritimes qui ne profitent pleinement qu'à Bordeaux.
Péret Jacques ; Périsse Sébastien ; Bochaca Michel
Rejetés dans l'ombre par Bordeaux, les ports de l'estuaire de la Gironde sont mal connus. L'ouvrage met en lumière l'un d'eux : Royan, premier abri et première ville que les voiliers rencontraient au sortir des redoutables passes de l'embouchure. De la fin du Moyen Age au XIXe siècle, routiers et cartes marines, récits de marins et de voyageurs posent Royan en portier de la "rivière de Bordeaux". "Château-port" médiéval à l'abri de ses fortifications jusqu'à sa destruction en 1631, puis havre d'échouage mal protégé où s'abrite une cinquantaine de barques et de chaloupes locales, comment évolue le paysage portuaire royannais ? Quel aspect avait le port médiéval ? Comment la ville s'est-elle reconstituée autour du bourg de Saint-Pierre après 1631 ? Royan est au coeur de multiples activités maritimes. Presque toutes sont liées à Bordeaux dont Royan est le port de service. A partir d'exemples concrets, on suit les barques royannaises de cabotage qui transportent les barriques de vin jusqu'en Bretagne et en Irlande ; on les voit animer au XVIIIe siècle l'intense trafic interne à l'estuaire, sans compter le va-et-vient des chaloupes des pilotes qui entrent ou sortent les navires de l'estuaire. Quelle relation les Royannais entretiennent-ils avec la mer ? Pour les 200 à 300 marins, la navigation est source de travail depuis les matelots et les capitaines engagés sur les trois-mâts bordelais de la route des Antilles, jusqu'à ceux qui ne quittent guère les eaux de l'estuaire. Comment s'organisent les carrières des gens de mer ? Quels sont les risques du métier ? Par ailleurs, quel regard portent les autres Royannais, d'abord des paysans, sur la mer et sur leur rivage familier ? Vivre sur le littoral signifie des ressources complémentaires par les pêches sur l'estran, les naufrages ou les travaux de manutention. Mais la mer, avec les tempêtes, les "volements de sable" et les menaces des attaques venues de l'Océan lors de chaque guerre, est aussi synonyme de dangers et de peurs. Traversant plus de cinq siècles durant lesquels les Royannais se sont lancés sur la mer, l'étude se clôt à l'aube d'un changement majeur. A partir de 1820, avec l'arrivée des premiers vapeurs venus de Bordeaux avec leurs "cargaisons" de touristes, Royan se mue en une station balnéaire. La mer n'a plus le même sens.
Le présent ouvrage rassemble treize communications présentées lors d'un séminaire d'histoire économique et maritime qui s'est tenu en juin 2005 à l université de La Rochelle sur le thème des évolutions naturelles et des transformations humaines que les sites portuaires et les secteurs littoraux qui leur sont proches ont connues entre la fin du Moyen Age et le début de l'époque moderne. Traitant d'un ensemble régional de ports ou d'un port en particulier, ces textes balayent de vastes portions du littoral européen atlantique depuis les anciens Pays-Bas jusqu'à l'Andalousie, en passant par le littoral français du golfe de Gascogne. Après l'" optimum climatique " des XI-XIIe siècles, les XIVe, XVe et XVIe siècles connaissent des accidents climatologiques qui marquent l'entrée de l'Europe dans un " petit âge glaciaire ". Si les chroniques gardent le souvenir des manifestations les plus spectaculaires (" vimaires " de mer et " volements " de sables), les contemporains ont pris conscience des transformations lentes et progressives, comme le comblement des baies et des estuaires, qui modifiaient la physionomie du littoral et compromettaient les activités traditionnelles liées à la mer (saliculture, pêche, navigation). Les côtes basses et sableuses furent les plus exposées à ces changements comme en témoignent les cas de la Zélande et de la Flandre maritime, du Bas Poitou, de l'Aunis et la Saintonge, de la Gascogne, du Portugal et de la Basse Andalousie. A l'inverse, les ports menacés par le recul de la côte sous l'effet de l'érosion semblent avoir été peu nombreux. Royan et Talmont, à l'entrée de la Gironde, constituent néanmoins deux exemples significatifs. Si les côtes rocheuses du Nord de l'Espagne ont été relativement épargnées par ces phénomènes, les municipalités se préoccupèrent d'améliorer les infrastructures portuaires à partir de la lin du XVe siècle, notamment de les protéger des assauts répétés de la nier (Saint-Sébastien, Guetaria, Laredo).
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.