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Mythe et histoire des Moose du Kirigtenga (Burkina Faso). Yamgana et Pasanga, avec 1 DVD
Boccara Michel
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782336290614
En écrivant l'histoire de la province moogha (Burkina Faso) du point de vue des autochtones, ce livre souhaite redresser l'image que jusqu'ici l'histoire écrite a retenue. Un des axes de la compréhension de la société moogha est la complémentarité entre deux groupes : les autochtones, et les gens venus d'ailleurs, les étrangers, fondateurs avec les autochtones, du Moogho, " le Pays ", " le Monde " tel qu'il existe aujourd'hui. La société moogha a pour visée un équilibre entre ces deux groupes, même si, dans la pratique, on observe généralement un déséquilibre dans un sens ou dans un autre. La colonisation française a eu notamment pour effet de renforcer le pouvoir de la force puisque les Blancs apparaissaient eux-mêmes comme des enfants de la force. Cependant, à Silaléba, village moogha où l'auteur a été " adopté", et où il a réalisé l'essentiel de ses recherches, le pouvoir des autochtones reste plus important que celui des enfants de la force. On peut penser qu'il est surprenant qu'au XXIe siècle, on puisse encore recueillir vivante cette tradition millénaire alors que certains écrivaient déjà, il y a quelque quarante ans, " Ainsi on a assassiné tous les Moose... ". C'est l'étrange force de la coutume de survivre dans des temps aussi troubles que ceux-ci, alors même que les forces de la dissolution n'ont jamais été aussi puissantes. A Silaléba, on sent encore son souffle... elle vit encore.
L'action de ces trois pièces se déroule dans un huit clos, un univers cerné de toute part que mijotent les créatures, blessées certes, mais résolument dressées et courageuses. Dans l'île, les lisières sont celles de l'eau qui entoure cette formation étrange sur laquelle ont débarqué Irène, Jules et Anatole. Par monts et par vaux, les limites sont les quatre murs d'une cellule dans une clinique hospitalilère. Dans Ici et ailleurs, nous sommes dans le 20e arrondissement de Paris. Les captifs sont ces naufragés de l'îlot Couronne.
Ces textes, de tonalités différentes, relèvent de catégories sans rapport entre elles. Ils ont enc ommun leur fragilité. b Fragiles, ces pièces le sont par les personnages qui vacillent, qui tanguent et par le tremblement d'une écriture mise délibérément en danger.
Dans la culture yucatèque, l'os est vivant, soutient la chair, la nourrit, lui donne la vie ; c'est un os fertile. Le terme Bak, qui signifie entre autres "os" et "verser de l'eau" peut donc se traduire par "os fertile" et a donné son nom à la Mère cosmique, Ix Bak. Une maîtresse mort non pas terrifiante comme peut l'être la camarde occidentale mais aussi promesse de renouveau et d'avenir. Les Mayas de l'époque préhispanique - et quelques-uns encore de leurs contemporains - savent que philosopher, c'est apprendre à mourir. Pour eux, les morts ne sont pas morts, la mort n'est pas la mort. Mais avec la conquête espagnole, ils sont précipités brutalement dans un monde où la mort a été inventée. C'est ce choc entre ces deux "morts", c'est-à-dire deux conceptions très différentes de la mort, qui est raconté dans ce livre. Fruit de quarante ans de vivre ensemble de l'auteur avec ses amis yucatèques, cette étude croise trois approches : la description et l'analyse du traitement des morts - le nettoyage et l'exposition des os du défunt - dans la région Ouest de la Péninsule yucatèque, point de départ de son analyse ; une tentative, à travers l'étude de quelques concepts yucatèques, de cerner la philosophie yucatèque de la mort ; enfin, une étude de la mythologie de la mort, à partir d'un corpus extensif de récits, de vécus et de pratiques mythiques.
Les Mayas sont vivants : "Kouchane". Ce livre est une présentation de la religion populaire de l'ethnie maya la plus nombreuse : les Yucarèques. Il propose également une synthèse sur la religion des Mayas de l'époque classique. Entre métamorphose et sacrifice les Mayas hésitent : l'homme doit-il devenir animal ou offrir son sang ? Cette hésitation est révélatrice du passage d'un ordre de la métamorphose axé sur la circulation à un ordre de l'échange basé sur la permutation. Au temps du renard hypocrite, après la conquête espagnole, comment tresser ensemble expériences intérieure et extérieure ?
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.