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Mission impossible. L'école méritocratique
Bobineau Olivier
PU RENNES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782753598188
Le débat public sur l'Ecole ne peut être que passionné puisqu'il en va de l'avenir de nos enfants et de nous-mêmes. Les ministres changent, le malaise des professeurs empire, le mal-être des élèves grandit. Experts et leaders politiques recherchent les causes des défaillances du système et pour ce faire invoquent la responsabilité tant des enseignants, familles, société, mondialisation que des jeunes eux-mêmes. Un fait est certain : l'Ecole démocratique n'offre plus l'égalité des chances. Pire, elle reconduit voire accroit les inégalités au lieu de tenir sa promesse républicaine d'une égale émancipation. Quelle est la pertinence d'un tel diagnostic ? Pour répondre, il s'agit d'apprécier les tenants et les aboutissants du système d'enseignement français afin de comprendre comment l'Ecole de l'âge féodal et aristocratique, fondée sur le sang et la propriété foncière, est devenue l'Ecole méritocratique contemporaine, fondée sur le talent et le travail. L'histoire et la sociologie nous font ici comprendre l'urgence et la nécessité, non pas de réformer l'Ecole, mais de la transformer.
Résumé : En 1968, peu après Vatican II, le cardinal Suenens, alors archevêque de Malines-Bruxelles et personnalité influente au Concile, publiait un livre important sur la coresponsabilité en Eglise. L'enjeu : interroger le partage des responsabilités au sein des structures ecclésiales tout en promouvant une nouvelle répartition des tâches entre clercs et laïcs. Plus de cinquante ans après, où en sommes-nous ? Qu'en est-il concrètement de la participation des laïcs aux activités et services en Eglise ? Comment se vivent les processus de décision, les choix pastoraux, la place des uns et des autres ? Comment aborder la délicate question du pouvoir et de son partage entre prêtres et laïcs ? D'une manière originale, ce livre donne la parole à la fois aux questionnements des fidèles, aux acteurs pastoraux qui nous livrent leur expérience de terrain et à des chercheurs confirmés qui traitent, selon leurs disciplines (sociologie, histoire, théologie, droit canon, psychosociologie), de cette problématique brûlante aujourd'hui.
Bobineau Olivier ; Petit Jean-François ; Thieulloy
Biographie de l'auteur Olivier Bobineau est maître de conférences à l'Institut catholique de Paris et à Sciences-Po, Jean-François Petit est maître de conférences à l'Institut catholique de Paris et Guillaume de Thieulloy enseigne à l'Institut catholique de Paris.
Résumé : L'Eglise catholique est régulièrement secouée par des affaires de pédophilie dans ses rangs. Mais que cache en profondeur ce scandale à peine concevable d'un représentant de Dieu sur terre abusant la figure de l'innocence par excellence, l'enfant ? Première enquête réalisée en France sur le sujet, Le sacré incestueux explore les dimensions culturelles, sociales, juridiques, religieuses et anthropologiques de ce scandale. L'Eglise fait face à une crise sans précédent et multiforme : crise de la formation du prêtre, dont le corps est censé ignorer toute sexualité ; crise du droit canonique et des institutions, en décalage avec les exigences de la société moderne dans la gestion des situations ; crise humaine pour les victimes, oubliées de l'Eglise. Mais c'est surtout une crise de sens : la pédophilie cléricale constitue un véritable choc entre deux figures sacrées, celle de la tradition, le prêtre, et celle de la modernité, l'enfant. S'appuyant sur les témoignages de religieux coupables d'abus sexuels sur mineurs, de victimes, de leurs familles, de responsables ecclésiaux et d'experts, cette enquête menée par O. Bobineau, C. Lalo et J. Merlet interroge, déplace les lignes, bouscule le lecteur dans sa perception et sa compréhension du phénomène. Avec des propositions et sans ignorer la réalité des situations, elle ouvre un vaste chantier de réflexion autour de la pédophilie dans l'Eglise.
Olivier Bobineau est sociologue. Agrégé de Sciences économiques, docteur en sociologie (IEP Paris),habilité à diriger les recherches (EPHE/CNRS), il enseigne dans plusieurs institutions prestigieuses. Sesrecherches sur le fait religieux s?intéressent en particulier à la structure paroissiale, aux phénomènessectaires, et à l?Islam de France.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.