Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les formes élémentaires de l'engagement. Une anthropologie du sens
Bobineau Olivier
TEMPS PRES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782916842059
L'engagement serait-il passé de mode? Individualisme, crise économique et sociale, globalisation, perte - réelle ou fantasmée - des valeurs, fin des idéologies, remise en cause de toutes les institutions (partis, syndicats, Eglises, etc). Autant d'éléments censés a priori décourager nos contemporains de s'investir au nom d'une cause, d'une idée. Cependant nous n'avons jamais été aussi nombreux à nous engager dans la vie associative. Contradictoire? Pas si sûr. D'où la nécessité de poser a posteriori un diagnostic rigoureux, loin des clichés, pour apprécier l'engagement actuel d'individus devenus "hypermodernes" et dégager les tendances de demain. C'est ce que fait le sociologue Olivier Bobineau. Tout d'abord, il met en perspective l'engagement des individus depuis le XIXè siècle pour mieux en apprécier les mutations contemporaines. Puis il en décrypte les motivations et les postures pour souligner les "formes élémentaires de l'engagement". En définitive, l'auteur propose rien de moins qu'un nouveau regard sur l'individu et ses engagements dans les sociétés occidentales, entre logiques de pouvoir - dominer les autres - et logiques de dépassement - de soi et des contradictions du temps -, pour en dégager une anthropologie du sens.
Former des imams pour la République ou comment enseigner les valeurs, lois et principes de la République française aux futurs cadres cultuels et culturels musulmans. L'enjeu est de taille: offrir aux musulmans de France des acteurs, des médiateurs, capables de promouvoir et d incarner les valeurs républicaines. Cet ouvrage retrace la genèse, les grandes lignes d une expérience exemplaire fruit d un partenariat inédit associant l'État, une institution catholique universitaire et la société civile musulmane.
Résumé : L'Eglise catholique est régulièrement secouée par des affaires de pédophilie dans ses rangs. Mais que cache en profondeur ce scandale à peine concevable d'un représentant de Dieu sur terre abusant la figure de l'innocence par excellence, l'enfant ? Première enquête réalisée en France sur le sujet, Le sacré incestueux explore les dimensions culturelles, sociales, juridiques, religieuses et anthropologiques de ce scandale. L'Eglise fait face à une crise sans précédent et multiforme : crise de la formation du prêtre, dont le corps est censé ignorer toute sexualité ; crise du droit canonique et des institutions, en décalage avec les exigences de la société moderne dans la gestion des situations ; crise humaine pour les victimes, oubliées de l'Eglise. Mais c'est surtout une crise de sens : la pédophilie cléricale constitue un véritable choc entre deux figures sacrées, celle de la tradition, le prêtre, et celle de la modernité, l'enfant. S'appuyant sur les témoignages de religieux coupables d'abus sexuels sur mineurs, de victimes, de leurs familles, de responsables ecclésiaux et d'experts, cette enquête menée par O. Bobineau, C. Lalo et J. Merlet interroge, déplace les lignes, bouscule le lecteur dans sa perception et sa compréhension du phénomène. Avec des propositions et sans ignorer la réalité des situations, elle ouvre un vaste chantier de réflexion autour de la pédophilie dans l'Eglise.
Résumé : En 1968, peu après Vatican II, le cardinal Suenens, alors archevêque de Malines-Bruxelles et personnalité influente au Concile, publiait un livre important sur la coresponsabilité en Eglise. L'enjeu : interroger le partage des responsabilités au sein des structures ecclésiales tout en promouvant une nouvelle répartition des tâches entre clercs et laïcs. Plus de cinquante ans après, où en sommes-nous ? Qu'en est-il concrètement de la participation des laïcs aux activités et services en Eglise ? Comment se vivent les processus de décision, les choix pastoraux, la place des uns et des autres ? Comment aborder la délicate question du pouvoir et de son partage entre prêtres et laïcs ? D'une manière originale, ce livre donne la parole à la fois aux questionnements des fidèles, aux acteurs pastoraux qui nous livrent leur expérience de terrain et à des chercheurs confirmés qui traitent, selon leurs disciplines (sociologie, histoire, théologie, droit canon, psychosociologie), de cette problématique brûlante aujourd'hui.
Le débat public sur l'Ecole ne peut être que passionné puisqu'il en va de l'avenir de nos enfants et de nous-mêmes. Les ministres changent, le malaise des professeurs empire, le mal-être des élèves grandit. Experts et leaders politiques recherchent les causes des défaillances du système et pour ce faire invoquent la responsabilité tant des enseignants, familles, société, mondialisation que des jeunes eux-mêmes. Un fait est certain : l'Ecole démocratique n'offre plus l'égalité des chances. Pire, elle reconduit voire accroit les inégalités au lieu de tenir sa promesse républicaine d'une égale émancipation. Quelle est la pertinence d'un tel diagnostic ? Pour répondre, il s'agit d'apprécier les tenants et les aboutissants du système d'enseignement français afin de comprendre comment l'Ecole de l'âge féodal et aristocratique, fondée sur le sang et la propriété foncière, est devenue l'Ecole méritocratique contemporaine, fondée sur le talent et le travail. L'histoire et la sociologie nous font ici comprendre l'urgence et la nécessité, non pas de réformer l'Ecole, mais de la transformer.
Les catholiques sont à un tournant de leur histoire. Les églises se vident et les scandales et les crimes se succèdent, laissant l'institution démunie et les croyants abasourdis. Pour inciter l'Eglise à sortir de son impuissance et aider les fidèles à dépasser la tristesse et la colère, un journaliste et une universitaire catholiques publient cet appel. Son but est d'ouvrir des débats et de suggérer des réformes, pour que le catholicisme adopte une autre attitude : moins dogmatique et plus incarnée, moins moralisatrice et plus joyeuse, moins infantilisante et plus égalitaire. Au fil de vingt propositions, des pistes concrètes sont avancées. Elles concernent l'exercice du pouvoir, le partage des responsabilités entre clercs et laïcs, la formation des prêtres et des fidèles, l'accès des femmes aux ministères, la place des plus pauvres dans les communautés paroissiales ou encore la qualité des liturgies. Issus de deux générations différentes, les auteurs de ce livre, engagés dans l'Eglise, veulent diffuser un message d'espoir : " Oui, une autre Eglise est possible ! "
Au XIe siècle, sur fond de lutte acharnée entre le Pape et l'Empereur, l'Occident connaît une révolution qui bouleversera à jamais son visage : c'est la réforme grégorienne, inspirée du nom du pape Grégoire VII, avec des effets qui durent encore aujourd'hui. Les réformateurs du XIe siècle veulent corriger les moeurs, restaurer la discipline monastique et, de manière générale, séparer nettement dans la société les clercs et les laïcs, au profit des premiers. Ils conduisent à la querelle des investitures, marquée par des affrontements violents. En voulant trancher la question de l'équilibre des pouvoirs entre deux puissances à vocation universelle l'Empire et la Papauté, la réforme grégorienne désacralise le pouvoir politique et conduit à un profond renouvellement des élites d'Eglise. Paradoxalement, en séparant le temporel du spirituel, elle participe à son corps défendant à l'émergence d'un pouvoir laïc à la tête des sociétés médiévales. Marquant à jamais la chrétienté latine, l'oeuvre des papes Léon IX, Grégoire VII et Urbain II constitue l'une des matrices du développement politique, religieux et culturel européen. La réforme grégorienne a fait l'objet de nombreux travaux depuis un siècle, mais jamais aucun n'aura été aussi accessible et aussi lumineux sur la façon dont ce lointain passé a façonné notre présent.
Le terrorisme a pris une importance considérable dans notre société. Hyper-médiatisé, il est pourtant mal connu et mal interprété par nombre de ceux qui le commentent. Et il est trop souvent récupéré, au service d'idéologies politiques et d'ambitions personnelles, par nombre de ceux qui sont censés le combattre. A partir de nombreux exemples et d'expériences vécues, ce livre invite à comprendre le terrorisme pour ce qu'il est réellement : un crime certes atroce, mais plutôt ordinaire dans le paysage des violences sociales. Il appelle des réponses adéquates, loin du sensationnalisme et des mesures d'exception parfois liberticides en vigueur ces dernières années, qui n'ont d'ailleurs pas prouvé leur efficacité. C'est la première fois qu'un ancien cadre de l'antiterrorisme et un universitaire s'associent pour confronter leurs recherches et leurs expériences. S'appuyant à la fois sur la connaissance de terrain et sur des savoirs plus théoriques, ce livre consacre la montée en puissance d'une nouvelle pensée critique de la lutte antiterroriste et des libertés publiques.
Alexandre Thabor, aujourd'hui âgé de 92 ans, nous livre l'incroyable récit que lui a fait son père, Sioma, il y a plus d'un demi-siècle : celui de sa vie, de ses combats et de son amour pour sa femme, morte en déportation. Il lui a raconté son engagement dans des conflits qui ont marqué le XXe siècle : au coeur de la Révolution russe à Odessa, sa ville natale ; au sein des Brigades internationales pendant la guerre civile espagnole ; comme prisonnier dans les camps du régime de Vichy ; pour la création d'un Etat d'Israël binational dans lequel les Juifs et les Arabes cohabiteraient en paix. Un récit époustouflant, épique et sentimental qui nous fait voyager à travers l'histoire et les continents. Une aventure intérieure aussi, celle d'un homme qui voit s'effondrer ses idéaux de paix, de justice et de fraternité. Alors qu'il ne signe plus de préface, Edgar Morin a fait une exception pour ce livre qui l'a bouleversé. La postface est signée Dominique Vidal, historien et journaliste.