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Dix jours dans un asile
Bly Nellie ; Cohen Hélène
SOUS SOL
21,00 €
Épuisé
EAN :9782364680913
Engagée au New World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly se voit confier une mission pour le moins singulière : se faire passer pour folle et intégrer un asile psychiatrique pour femme, le Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island, New York. Intrépide, courageuse et soucieuse de dénoncer les conditions de vie des laissés-pour-compte, Nellie Bly accepte le défi et se fait alors passer pour une malade ; elle crée par la même occasion le reportage infiltr&, dont le modèle sera plus tard repris par Hunter S. Thompson, Gunter Wallraff ou Florence Aubenas. Après une nuit d'entraînement, l'illusion est parfaite : tous les médecins la déclarent folle et se prononcent pour son internement. Elle reste dix jours dans l'hôpital. Le reportage fait la Une de toute la presse et met en lumière les conditions de vie épouvantables des patientes et les méthodes utilisées par le personnel (nourriture avariée, eau souillée, bâtiments infestés). Suite à la publication du livre 10 jours dans un asile, les fonds alloués aux hôpitaux psychiatriques furent augmentés de 850 000 dollars.
Avec son audace légendaire, Nellie Bly se spécialise dans les reportages clandestins qui révèlent les injustices cachées de la société. Dans "Dix jours dans un asile", Nellie Bly plonge au coeur de l'horreur pour dévoiler le sort des femmes internées à l'hôpital de Blackwell. En 1887, travaillant pour le "New York World", elle accepte de s'infiltrer dans le Blackwell's Island Hospital pour exposer la réalité cruelle de la vie des patientes. "Etrangement, plus je me comportais normalement, plus on me considérait comme folle. . ". écrit-elle, résumant ainsi le calvaire de ces femmes enfermées dans un endroit sinistre, où elles endurent des sévices inimaginables. Ce récit poignant est nom seulment un témoignage accablant des conditions de vie à l'asile, mais aussi une dénonciation vibrante des injustices subies par ces femmes oubliées de tous.
Par une nuit d'hiver, je fis mes adieux à mes quelques amis journalistes et me mis en route avec ma mère pour le Mexique. Cela faisait quelques mois à peine que j'étais reporter mais j'en avais déjà assez d'être cantonnée aux tâches réservées aux femmes dans les rédactions et j'étais résolue à devenir correspondante à l'étranger. Trois jours après notre départ de Pittsburgh, nous nous réveillâmes dans le giron de l'été. Sur le moment, j'eus l'impression d'être dans un rêve. Lorsque le porteur avait préparé nos couchettes la veille au soir, la campagne était encore emmitouflée sous un blanc manteau. Mais à présent, les arbres étaient couverts de feuilles et la douce bise riait de nous voir en châles. Pendant les trois jours qui suivirent, de l'aube jusqu'au crépuscule, nous restâmes assises au bout de la voiture pour contempler le panorama unique du glorieux Ouest dans l'air embaumé. Fait inédit, j'aperçus des femmes tirer la charrue sous le regard de leurs maîtres qui fumaient, juchés sur une barrière. Qu'est-ce que j'aurais aimé faire déguerpir ces tire-au-flanc!'Ainsi débute 6 mois au Mexique, dans le pur ton entêtant et entêté d'une jeune Nellie Bly de 21 ans désireuse de devenir correspondante à l'étranger. Nous sommes en 1885, quelques années avant son voyage autour du monde. Elle est alors journaliste pour The Dispatch où elle est cantonnée aux pages féminines.Accompagnée de sa mère, elle décide de partir pour le Mexique, en quête d'aventures et de bonnes histoires à ramener dans ses bagages.Avec sa verve pétillante et son regard toujours acéré, Nellie Bly nous fait voyager dans un Mexique séculaire où l'on croise cow-boy coiffés de vastes sombreros, cavalcades époustouflantes, ruelles exiguës, tortillas savoureuses, escarpins colorés, combats de taureaux, où l'on plonge dans la folie de la loterie ? certains mexicains y laissant même leurs vêtements en gage pour se procurer des tickets. Là-bas, elle rencontre aussi des auteurs, diplomates et journalistes qui lui fournissent des informations essentielles sur la vie et l'histoire mexicaine, parmi lesquels Joaquin Miller, Theo Gastefeld ou encore Charles Dudley Warner. N'hésitant pas à s'engager, elle critique ouvertement le dictateur Porfirio Diaz ? alors à la tête du pays ?, se fera même menacer et se verra dans l'obligation d'avancer son retour et de devancer son expulsion.
Défier Jules Verne et son Phileas Fogg ? C?est l?ambitieux projet de Nellie Bly et de son journal, le New York World. C?est en femme, en journaliste et en solitaire qu?elle entame cette traversée en novembre 1889, chargée d?un unique sac à main. Une première. Et en 72 jours, elle boucle cette expédition, qui est autant une ode à l?audace et à la détermination qu?une lutte pour l?émancipation des femmes.Elizabeth Jane Cochrane, dite Nellie Bly (1864-1922), est une figure légendaire de la presse américaine. Pionnière intrépide du reportage clandestin, elle a fait de l?infiltration sa marque de fabrique. 10 jours dans un asile est disponible en Points.« Une femme étonnante qui, en 1890, est la première à boucler complètement un tour de la planète. »Franck Ferrand, « Au c?ur de l?Histoire », Europe 1
Les aventures de la pionnière du journalisme infiltréréunies pour la 1ère fois avec un texte inéditUn voyage de six mois seule avec sa mère au Mexique en 1886 ;Un internement volontaire dans un asile d'aliénés de New York un an plus tard ;En 1889, une traversée du monde en 72 jours pour défier Jules Verne ;Et en septembre 1914, sur le front de la première guerre mondiale qui commence...Il n'en fallait pas plus pour que Nellie Bly devienne une figure des plus étonnantes, audacieuses, pétillantes, féministes et libres d'un journalisme et d'une condition en devenir.
Plimpton George ; Pons-Reumaux Anatole ; Busnel Fr
Que se passe-t-il quand un écrivain efflanqué au nez fragile affronte un boxeur professionnel ? En 1977, George Plimpton, légende de la presse américaine, âgé de cinquante ans, est sur le point de trouver la réponse. Son insatiable curiosité et son goût pour l'immersion de haut vol le poussent à grimper sur le ring face au champion du monde poids mi-lourd, Archie Moore pour un combat en trois rounds. Journaliste amateur armé d'autant de courage que d'autodérision, il raconte ses trois mois d'entraînement avec humour et force détails, de ses premiers cours de boxe aux éblouissements du combat, "un homme face à un autre dans la configuration la plus élémentaire". Passé le baptême du feu, il poursuit son incursion dans le monde de la boxe suivant Mohamed Ali jusqu'au Zaïre pour assister au fameux Rumble in the Jungle, Ali contre Foreman.
Après trois projets passionnants autour des lettres et des listes (Au bonheur des lettres I et II et Au bonheur des listes), Shaun Usher revient avec Au bonheur des discours. Un format ajusté et une nouvelle couverture ont été pensés pour l'occasion, un bel objet donnant à lire les discours qui ont marqué l'Histoire et ses auditeurs. Autant de conseils, de réflexions et d'exemples d'éloquence prononcés par de grands noms du monde politique, de la musique, du cinéma, hommes et femmes de sciences, anonymes, tous fervents défenseurs de leurs idées. Une anthologie stupéfiante de soixante-quinze discours célèbres, parfois oubliés ou inconnus. Découvrez ainsi le discours prononcé par Nelson Mandela le jour où il est devenu le premier président noir d'Afrique du Sud, ou l'appel passionné et impromptu de l'abolitionniste américaine Sojourner Truth pour défendre les droits des femmes. Mais aussi des discours jamais prononcés quand d'autres ont été entendus par des millions de personnes, telle l'annonce publique effrayante qu'avait préparée le Président Richard Nixon en cas d'échec de la mission spatiale Apollo 11. Comme toujours avec Shaun Usher, un florilège historique, inattendu et farfelu.
Mon coeur ressemble à un arbre noir couvert d'oiseaux jaunes qui piaillent et me perforent la chair". Tel est l'autoportrait brut et sans tabou d'un écrivain confronté à la disparition de ses parents. Assailli par les fantômes de son passé, il retrouve espoir dans le souvenir baigné de lumière jaune de leur amour et de la beauté d'antan. A travers l'évocation d'une famille modeste, c'est alors la peinture d'une certaine Espagne qui se révèle à nous dans toute sa complexité. L'appartenance à une classe sociale, l'éducation, l'alcoolisme ou encore la paternité sont autant de sujets traités ainsi de façon personnelle et collective à la fois. Profondément sincère, bruyamment intime, merveilleusement écrit dans une langue à la fois poétique et crue, Ordesa se lit comme la catharsis d'un deuil impossible, celui de la mort de nos parents et de la fin d'une époque, une expérience pour le moins universelle. Phénomène de librairie en Espagne, Ordesa a été désigné Meilleur livre de l'année par les grands quotidiens El País et El Mundo, imposant Manuel Vilas comme un écrivain majeur de la littérature espagnole.
De temps en temps, quelqu'un lâche quelque chose de tellement inattendu que ça en devient magnifique", écrit Joseph Mitchell en préambule de ce recueil au titre teinté d'ironie. Récit choral des bas-fonds de New York, publié à l'origine en 1938, Arrêtez de me casser les oreilles peint en une série d'articles et de portraits un panorama miniature de la Grande Dépression. On repère dans ces premiers textes - sa jeunesse, son enthousiasme, sa gueule de bois et ses imprudences - tout ce qu'il s'est ensuite efforcé de dissimuler. On relève une maturité évidente dans le choix des sujets et un humour désabusé omniprésent, et on décèle d'emblée la marque de fabrique propre aux portraits de Joseph Mitchell - cette empathie pour son prochain, même quand celui-ci est fou à lier, une appréciation anthropologique de ce qui est décalé et raffiné. Des strip-teaseuses du burlesque aux prédicateurs de Harlem, d'un éditeur anarchiste à la tenancière d'un cinéma du Bowery, de la description des antiquités de l'un de ses bars fétiches de Manhattan à l'inventaire des speakeasy de la prohibition, sans oublier des joueurs de baseball en sous-vêtements d'hiver, des prestidigitateurs vaudou, ou une boxeuse qui fut comtesse, toute une galerie de personnages hauts en couleurs.